Arsenal : les 2% triomphants
com.Vainqueur de la Premier League, Arsenal n'est plus l'équipe de loser dont se moquait l'Angleterre. Selon leur manager Mikel Arteta, les Gunners vont aborder la finale de la Ligue des Champions, samedi face au Paris Saint-Germain, soulagés de ce poids.

Raillé en Angleterre pour son incapacité chronique à remporter des titres, et ses effondrements dans les moments cruciaux, Arsenal avait une étiquette d'équipe de loser parfaitement collée à la peau.
Elle a disparu depuis le 19 mai, lorsque les Gunners ont officiellement été sacrés en Premier League pour la 14e fois de leur histoire. Un grand soulagement pour Arsenal, pourtant tout près de se vautrer encore une fois dans la dernière ligne droite.
Arsenal plus léger avant d'affronter le PSG
L'entraîneur Mikel Arteta, en poste depuis décembre 2019, a senti qu'un poids s'était enlevé. «Il y a d'une part de la joie, et d'autre part le sentiment d'un poids en moins, un soulagement. C'est comme dire : 'Ça, c'est dans la poche.' Et nous devons maintenant transformer cela en une vague déferlante d'émotion, d'enthousiasme et de soif de victoire pour remporter la Ligue des Champions», a commenté l'entraîneur espagnol pour le journal Marca.
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Samedi, en finale de la C1, le Paris Saint-Germain affrontera donc une équipe d'Arsenal plus légère, avec une pression relative. Mais les Gunners rêvent du doublé, et de déjouer la méthode Luis Enrique, parfaitement huilée en Europe. «En tant qu'entraîneur, il a su faire preuve d'un leadership exceptionnel, persévérer malgré les critiques et remporter des victoires éclatantes. C'est un exemple pour tous», a confié le coach du club anglais à propos de son ancien coéquipier au FC Barcelone.
Arteta justifie son approche défensive
Le moins qu'Arteta puisse dire, c'est qu'il ne donnait pas cher de son équipe au vu de l'accumulation de blessures. C'est d'ailleurs ce qui l'a poussé à revoir son approche des rencontres. Plus défensive, pour aller droit à l'essentiel : gagner, qu'importe la manière, quitte à faire l'impasse sur la note artistique. «Si j'avais entré ces blessures dans un calculateur et demandé quelles étaient nos chances de remporter la Premier League, on m'aurait donné 2%», a estimé l'ancien milieu.
«Et je n'allais pas me contenter de ça. Nous avons dû trouver d'autres solutions, en nous appuyant sur nos ressources et nos qualités, pour rester tout aussi compétitifs au cours des quelque 60 matchs que nous avons disputés, tout en répondant aux exigences du championnat», a-t-il justifié. Arsenal n'a pas été spectaculaire, certes, mais sacrément efficace. Le triomphe du pragmatisme peut-il désormais se poursuivre en Ligue des Champions ?
Comprenez-vous les justifications de Mikel Arteta ? Quel scénario imaginez-vous pour la finale de Ligue des Champions ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

