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Le Real Madrid de Zinedine Zidane fait-il déjà partie des équipes de légende ?

Par Youcef Touaitia - Actu Espagne, Mise en ligne: le 08/09/2017 à 00h20
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Vingt mois seulement après son intronisation, Zinedine Zidane marche sur l'eau avec le Real Madrid. Championne d'Espagne et double vainqueur en titre de la Ligue des Champions, la formation madrilène écrase tout sur son passage. Au point d'être considérée comme une des plus grandes équipes de l'histoire ?

Le Real Madrid de Zinedine Zidane fait-il déjà partie des équipes de légende ?
Le onze de départ du Real Madrid contre la Juventus, en juin dernier.

Il y a eu l'Ajax Amsterdam et son football total dans les années 1970, il y a eu le grand Milan AC au début des années 1990 ou encore le FC Barcelone de l'ère Pep Guardiola entre 2008 et 2012, et bien d'autres équipes encore. A chaque période son roi. Depuis désormais vingt mois, un club peut dignement postuler comme étant une des plus grandes équipes de ces dernières décennies : le Real Madrid.

Mais pas n'importe quel Real Madrid. Pas celui d'Alfredo Di Stefano dans les années 1950, de la fameuse «Quinta del Buitre» des années 1980 ou de l'époque des Galactiques au début des années 2000, qui ont fait chavirer les fans de l'institution royale. Le Real Madrid, celui de Zinedine, l'entraîneur, l'icône, le guide.

Depuis son intronisation en janvier 2016, la formation madrilène marche sur l'eau et écrase presque tout sur son passage avec notamment deux victoires consécutives en Ligue des Champions, une première depuis 27 ans, un titre de champion d'Espagne, deux Supercoupes d'Europe, deux Supercoupes d'Espagne et un Mondial des clubs. Un bilan exceptionnel qui lorsqu'il est analysé de plus près, fait froid dans le dos. Une question se pose légitimement : ce Real Madrid a-t-il déjà marqué l'histoire du football ? Pour de nombreuses raisons, oui.

Zidane, un chef d'orchestre exceptionnel

Alors qu'il entraînait jusqu'ici la Castilla, Zidane a été convié par le président Florentino Pérez à reprendre une équipe pas loin d'être en miettes après plusieurs mois très délicats sous les ordres de Rafael Bénitez, marquée par l'humiliation à domicile subie face au FC Barcelone (0-4), le 21 novembre 2015. Dépourvu d'expérience au très haut niveau, le Français a, pour beaucoup, pris d'énormes risques en acceptant un poste dont il rêvait, probablement le plus convoité, le plus excitant mais aussi le plus compliqué pour un entraîneur.

Car beaucoup négligent la difficulté d'une telle tâche. Entraîner le Real Madrid, c'est une consécration, mais ce n'est pas donné à n'importe qui. Mieux vaut être «quelqu'un» pour réussi à gérer les stars en pagaille du vestiaire merengue. Une tâche que Zidane a parfaitement réussi à réaliser jusqu'ici. D'une main de fer, le champion du monde 1998 domine sans aucun problème son groupe, qui a eu l'intelligence de se ranger derrière lui et de faire un front commun pour atteindre, et surtout, rester au sommet comme c'est actuellement le cas. Mais nous reviendrons plus tard sur ce que l'on peut appeler le «génie de Zidane» .

Zidane, déjà entraîneur de légende

Plus que des joueurs, des machines de guerre

«Quand tu as Ronaldo et Bale, c'est plus facile» . Certes, disposer de tels talents est clairement un avantage pour tout entraîneur. Mais cela n'est pas gage de réussite. N'est-ce pas ce Real Madrid qui n'a remporté qu'une seule Liga depuis 2009 avant l'arrivée de Zidane, dans l'ombre du Barça ? Avant la Décima, soulevée miraculeusement en 2014 avec Carlo Ancelotti, le Real, qui a toujours disposé de grands joueurs, a-t-il atteint une seule fois la finale de la Ligue des Champions depuis son dernier sacre en 2002 ? Non.

Zidane, lui, en seulement un an et demi, y est parvenu à deux reprises, avec deux succès à la clé. L'ancien Bleu a pu se reposer sur des joueurs exceptionnels, qui au-delà de leurs qualités, font preuve d'une humilité déconcertante. Ils ont beau s'appeler Sergio Ramos, Marcelo, Toni Kroos, Luka Modric, Cristiano Ronaldo ou Karim Benzema, lorsqu'ils rentrent sur le terrain, ces joueurs se mettent minable pour leur coach. Depuis son arrivée, il n'y a d'ailleurs pratiquement eu aucun bruit concernant un manque de considération de l'entraîneur français à l'égard d'un ou de ses joueurs. Non. Avec Zidane, ils filent droit. La force d'un grand.

Une formation hybride

Contrairement à Rinus Michel, Johan Cruyff, Guardiola ou autres jusqu'au-boutistes du beau jeu, Zidane est un pragmatique. Un Italien dans l'âme, ceux de la vieille école. C'est-à-dire que son équipe peut jouer de différentes façons sans que cela ne change quelque chose à la finalité : la victoire, peu importe la manière. Avec les joueurs mis à sa disposition, Zidane peut aussi bien produire du jeu, et du beau, que jouer en contre, probablement le style qui convient le mieux aux qualités de ses attaquants.

Cela veut dire que s'il faut subir, plier et attendre le bon moment pour sauter à la gorge de l'adversaire, ce Real Madrid sait faire. Un luxe. On en revient au concept évoqué précédemment, celui de se mettre «minable» . De Sergio Ramos à Benzema, en passant par les délicieux milieux de terrain qui brillent plus par leurs qualités techniques que physiques, tous pressent, défendent, subissent, contrent, attaquent de concert. Une harmonie parfaite qu'aucun club n'a pour le moment réussi à briser.

Une gestion parfaite de la saison

En Liga, plus que dans d'autres championnats, le faux-pas est interdit. Si la lutte pour le titre est souvent acharnée, le Real Madrid, comme le Barça ou dans une moindre mesure l'Atletico Madrid, a intérêt à rester dans l'excellence tout au long de la saison. Mais ce qui est frappant avec l'équipe de Zidane, c'est qu'elle donne l'impression d'être conditionnée pour être toujours aux premières loges au moment des grandes batailles, celles qui mènent aux titres les plus glorieux.

En début de saison, il n'est pas rare que certains de ses joueurs se blessent. Mais une fois le printemps arrivé, ses soldats sont quasiment tous là, en dehors de l'exception Gareth Bale plus récemment, pris dans une spirale de blessures. Quand d'autres formations arrivent souvent décimées ou sans toutes leurs forces vives, le Real Madrid est toujours là avec ses meilleurs éléments. Une préparation physique et une gestion des efforts proches de la perfection qui n'est pas étrangère à l'arrivée du Marseillais.

Un effectif riche et toujours conditionné

Bien évidemment, cela ne serait pas possible sans des cracks à chaque ligne. Si Keylor Navas a souvent été critiqué, à juste titre, force est de constater que le gardien, en deux participations à la C1, l'a remporté... deux fois. Pas un hasard. Daniel Carvajal, Sergio Ramos et Marcelo sont ce qui se fait de mieux en défense tandis que le sous-estimé Kroos, l'extraordinaire Modric et l'important Casemiro forment le milieu de terrain le plus impressionnant et le plus complémentaire de la planète.

Devant, Zidane n'est pas non plus embarrassé. Quand ce n'est pas la BBC, au sein de laquelle chaque joueur a une importance capitale, les exceptionnels Isco et Marco Asensio ne ratent jamais une occasion de briller et de rendre à leur coach la confiance qu'il place en eux. Nacho en défense, Mateo Kovacic au milieu ou encore Lucas Vasquez devant, plus en retrait, réalisent eux aussi le boulot lorsqu'ils ont l'opportunité de jouer. En clair, l'ensemble de l'effectif montre un niveau largement au-dessus de la moyenne qui permet au Real Madrid de performer sur la durée, peu importe la configuration ou les hommes en place.

Un effectif galactique derrière l'étoile Ronaldo

Le Ronaldo de Zidane, le meilleur ?

Cristiano Ronaldo fait partie des meilleurs joueurs de l'histoire, c'est une certitude. Le Portugais n'a pas attendu Zidane pour exploser les défenses adverses, c'est bien connu. Mais depuis qu'il est sous les ordres du Français, l'ancien Mancunien est un autre homme. Plus efficace, plus cynique, plus tueur. Fini la petite «guéguerre» des statistiques avec Lionel Messi, Ronaldo cherche désormais l'efficacité, la pure, la dure. Moins brillant dans le jeu, le Lusitanien est inversement plus fort devant le but, où il se retrouve beaucoup plus souvent que dans le couloir gauche sur certaines rencontres.

Une preuve d'intelligence de l'attaquant, mais également de son entraîneur, qui s'il se repose sur l'énorme talent de Benzema pour faire briller Ronaldo, n'hésite pas à sortir son compatriote pour laisser au quadruple Ballon d'Or la joie d'occuper la pointe dans la dernière demi-heure, où ses efforts sont moins importants. Résultat, le natif de Funchal n'a jamais été aussi dangereux que sous les ordres de Zidane, qui a réussi à lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin de jouer l'intégralité des matchs pour être le meilleur. Le Bayern Munich, à qui il a mis 5 buts en 2 matchs en quarts de finale de C1 la saison passée, l'Atletico Madrid, qui en a pris trois à l'aller en demies et la Juventus, contre laquelle il met un doublé en finale, en savent quelque chose.

Zidane touché par la grâce

Finalement plus fin psychologue et meneur d'hommes que véritable tacticien, Zidane, qui fait partie de la race des seigneurs, du cercle très fermé des légendes ultimes, dispose bien sûr de cette petite part de chance qui en a fait un grand champion, malgré de terribles déceptions dans sa carrière de footballeur. Un brin de réussite qui le fait basculer, lui et son Real Madrid, systématiquement du bon côté de la barrière. Cela ne sera pas éternel, mais jusqu'ici, la Casa Blanca a souvent bénéficié de coups de pouce du destin.

Beaucoup souligneront les erreurs d'arbitrage lors du match retour face au Bayern ou plus récemment en finale de Supercoupe d'Europe contre Manchester United. Mais il ne faut pas oublier que ces rencontres ont été dominées de la tête et des épaules par les partenaires de Benzema, avec notamment un Manuel Neuer de gala lors du premier match cité. Ce n'est pas non plus un hasard si c'est ce Real Madrid qui a fait voler en éclats, qui a écrasé, humilié, torturé la Juventus du grand Gianluigi Buffon, qu'on pensait invincible jusqu'au 3 juin dernier. Quoi qu'il en soit, il faudra un sacré adversaire pour arrêter la machine de guerre que représente le Real Madrid de Zidane, grandissime favori à sa succession en Liga et en Ligue des Champions.

Sergio Ramos qui soulève la 12e C1 du Real Madrid

+ Pour retrouver l'équipe type possible de Zinedine Zidane en 2017-2018, c'est ici.

Selon vous, jusqu'où ira le Real Madrid de Zinedine Zidane ? Quelle équipe est susceptible de freiner la machine espagnole ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans l'espace «Ajouter un commentaire» ...







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