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Top Déclarations : Ginola porte plainte contre Houllier, Evra n’a pas tenu parole, Bachelot et les caïds...
Par Nicolas Lagavardan - Top Declarations, Mise en ligne: le 26/06/2010 à 10h12
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Les déboires des Bleus ont obstrué l'actualité de la semaine. De Jacquet à Noah, de Tapie à Ginola, de Bachelot à Evra, ce Top Déclarations offre logiquement une large place au cataclysme. Dans une situation comparable, le Cameroun de Le Guen, qui en a pris plein la tête lui aussi, tire son épingle du jeu... Découvrez les phrases choc de la semaine.

Top Déclarations : Ginola porte plainte contre Houllier, Evra n’a pas tenu parole, Bachelot et les caïds...
Fusillé par Houllier en 1993, Ginola a décidé d'attaquer en justice

Chaque samedi, Maxifoot vous propose de faire le tour des dix déclarations de la semaine qu'il ne fallait pas manquer. Du sérieux et du moins sérieux pour connaître le meilleur des petites phrases des acteurs du ballon rond. Découvrez le classement de toutes les déclarations qui ont fait les choux gras de la presse cette semaine.

1. D. Ginola – «(Houllier) me traite de criminel pour un centre trop long. Je suis désolé, je trouve cela exagéré. Maintenant, ça suffit. J'ai décidé de porter plainte.»

Au lendemain de l'élimination des Bleus, Gérard Houllier a été pointé du doigt, au même titre que les autres hauts gradés du football français. Une situation qui n'empêchera pas David Ginola de dormir, bien au contraire. Coupable idéal depuis 1993, l'ancien international n'a pas apprécié les propos du DTN à son encontre dans un documentaire diffusé le 8 juin sur Canal +. «17 ans après, quand je vois le même personnage, qui est aujourd'hui DTN, passer à la télévision et reparler de cet évènement où on me traite de criminel pour un centre trop long, je suis désolé, je trouve cela exagéré. Ça suffit ! Jusqu'à ma mort, on va me parler de ça. (…) Si à l'époque Gérard Houllier n'avait pas déjà dit ce genre de choses, on ne me parlerait pas de ça aujourd'hui. Ça touche ma vie professionnelle, mes enfants, ça touche beaucoup de choses, c'est inadmissible. Maintenant, ça suffit. J'en ai tellement marre… J'ai décidé de porter plainte.»

Vieux de 17 ans, le conflit Ginola - Houllier n'est pas près de s'apaiser.

2. P. Evra – «Ce pardon, je devais le faire hier mais le coach me l'a interdit. (…) Vous ne savez pas encore toute l'histoire, mais vous la saurez, ne vous inquiétez pas. Je détaillerai tout.»

Au coeur du cyclone, le capitaine des Bleus Patrice Evra a explosé après la défaite contre l'Afrique du Sud, promettant un grand déballage. «Ce n'est pas l'heure des règlements de compte mais du grand pardon. Ce pardon, je devais le faire hier mais le coach me l'a interdit. (…) Ce soir, je n'étais pas sur le terrain, sans aucune raison valable. Je demande pardon. Je devais le faire hier, mais je le redis, on me l'a interdit. (…) Les Français ont le droit de savoir la vérité, de savoir ce qui s'est passé pour qu'on arrive à ce désastre. Vous ne savez pas encore toute l'histoire, mais vous la saurez, ne vous inquiétez pas. Je détaillerai ce que j'ai vécu à chaque minute, je ne cacherai rien» .

Beaucoup de bruit et d'attente pour rien. A la tribune vendredi, Evra n'a finalement rien révélé !

3. R. Bachelot – «Des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois. (…) Le départ d'Escalettes est inéluctable.»

Avant le match contre l'Afrique du Sud, Roselyne Bachelot a failli faire pleurer le pays tout entier. «J'ai dit aux joueurs que ce sont nos gosses, nos enfants, pour qui ils ne seront peut-être plus des héros. Ce sont les rêves des compagnes, des amis, des supporters que vous (les joueurs) avez peut-être brisés.» Après la défaite, le ton avait changé. «Je ne peux que constater, comme vous, le désastre avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois. C'est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de prendre toutes ses responsabilités, d'abord en faisant faire une analyse approfondie, un audit externe, car ceux qui ont failli ne peuvent pas piloter cette analyse, ils ne peuvent pas faire leur cuisine sur leur petit feu. Quant à Jean-Pierre Escalettes : «Je ne l'ai pas souhaité mais son départ est inéluctable.»

A moins de refondre complètement le mode de fonctionnement de l'équipe de France, le gouvernement n'a pas le pouvoir de s'immiscer dans les affaires de la FFF, qui n'a, jusqu'à preuve du contraire, pas franchi les limites de la loi.

4. R. Milla – «Le Guen n'a voulu en faire qu'à sa tête. Il n'a écouté personne. Tout le Cameroun en veut à Le Guen. Il ne doit plus entraîner dans un seul pays.»

Les Bleus ont logiquement occupé le paysage médiatique. Mais le Cameroun a vécu quasiment le même parcours. Pour l'ancien attaquant international Roger Milla, le sélectionneur Paul Le Guen est responsable de cette désillusion. «C'est tout le Cameroun qui est déçu. Tout le peuple avait de l'espoir. Le Cameroun a dominé face au Danemark. Mais on ne peut pas gagner lorsqu'il y a des problèmes d'indiscipline. Paul Le Guen n'a voulu en faire qu'à sa tête. Il n'a écouté personne. Ce n'est pas que moi qui en veux à Paul Le Guen. C'est tout le Cameroun qui en veut à Paul Le Guen. Il ne doit plus entraîner dans un seul pays.»

Le Guen est pressenti pour prendre en main la sélection australienne.

5. Y. Noah – «L'équipe est responsable, l'entraineur est responsable, les journalistes sont responsables, le peuple est responsable, la France n'a que ce qu'elle mérite.»

Ces derniers mois, Yannick Noah a pris l'habitude de commenter sans concession le petit monde du football. «Je crois que le responsable est celui qui est sur le terrain. Il y a des joueurs de très grande classe qui peuvent jouer avec des entraineurs moyens. Quand un joueur est bon, il n'est pas forcément tributaire des choix d'un entraineur. Je pense que c'est un tout, l'équipe est responsable, l'entraineur est responsable, les journalistes sont responsables, le peuple est responsable, la France n'a que ce qu'elle mérite.»

La France est-elle vraiment tombée aussi bas que son équipe de football ?

6. C. Dugarry – «Les joueurs sont submergés. Ils sont fous ! Ils font n'importe quoi. (…) Ce n'est pas la Coupe Banania, c'est la Coupe du monde !»

L'ancien international français Christophe Dugarry s'est ému de la décision des joueurs de boycotter la séance d'entraînement programmée dimanche dernier, pour protester contre l'éviction de Nicolas Anelka. «Les joueurs sont submergés par la rumeur et les évènements. Ils ne contrôlent plus rien et font n'importe quoi. Qu'il y ait un problème Anelka, d'accord, mais tu ne fais pas ça à deux jours d'un match. Ils sont fous ! On avait touché le fond en 2008, mais on est allé encore plus loin, pourtant quelques sonnettes d'alarme avaient été tirées, Anelka lui-même avait dit en mars qu'il fallait être vigilant sur cette équipe. Ils sont à la Coupe du monde et ils ne s'en rendent même pas compte. Ce n'est pas la Coupe Banania, c'est la Coupe du monde !»

C'était, la Coupe du monde…

7. B. Tapie – «Cette grève, c'est pire que tout. Ils se comportent en enfants gâtés. Ils auraient mérité un grand coup de pied au cul. Ce qui s'est passé est inacceptable.»

Bernard Tapie n'a pas apprécié l'épisode de la grève des joueurs. «Cette grève, c'est pire que tout. En France, on accepte que des gens mal payés avec des conditions de travail difficiles la fassent. Mais là, ce sont des gars qui touchent deux à trois millions d'euros par an. Ils se comportent en enfants gâtés. Ils auraient mérité un grand coup de pied au cul. Quand on se comporte ainsi, on ne mérite pas d'autre traitement. Ce qui s'est passé est inacceptable. Quel exemple pour le pays !»

Plutôt qu'un grand coup de pied au cul, Jean-Pierre Escalettes, pourtant présent au bord du terrain, a préféré ne pas bouger le petit doigt.

8. A. Jacquet – «Nous sommes la risée du monde ! L'attitude des joueurs a été incompréhensible, indécente et irrespectueuse. Ce fiasco restera gravé à jamais.»

Lui qui a porté le maillot frappé du coq sur le toit du monde, n'en croyait pas ses oreilles quand il a entendu que les joueurs avaient planté le piquet de grève. «On va de tristesse en déception. Nous sommes la risée du monde ! Je suis complètement déphasé par cette situation. (…) On ne bafoue pas le maillot bleu. En aucun cas on ne peut se moquer de ce maillot. S'ils ont pris le pouvoir, qu'ils le démontrent sur le terrain. L'attitude des joueurs a été incompréhensible, indécente et irrespectueuse. Dans cette affaire, les responsabilités sont partagées. (…) Ce fiasco restera gravé à jamais dans les mémoires.»

Les victoires de 98 ont été bâties sur les ruines de 93. Les débris de 2010 sont-ils le point de départ d'une nouvelle épopée victorieuse ?

9. S. Mbia – «Ca ne va pas, ça ne va pas... Je vois qu'on parle de l'équipe de France mais chez nous, c'est pire, c'est grave.»

Comme la France, le Cameroun est complètement passé à côté du sujet en Afrique du Sud. Le défenseur Stéphane Mbia a expliqué l'échec cuisant par l'ambiance délétère qui régnait au sein du vestiaire. «Il faut faire quelque chose car ça ne va pas dans le groupe. Ca ne va pas, ça ne va pas... Il n'y a pas de vie dans les chambres. Je vois qu'on parle de l'équipe de France mais chez nous, c'est pire, c'est grave.»

Paul Le Guen a confirmé l'existence de conflits internes après la rencontre perdue face aux Pays-Bas.

10. N. Le Graët – «Ce que dit Gérard (Houllier) m'étonne. Chacun, maintenant, va jouer sa carte personnelle. (…) Domenech n'était pas l'homme de la situation.»

Il est intéressant de suivre les changements de discours des huiles de la 3F, avec par exemple Noël Le Graët. Avant le match contre l'Afrique du Sud : «Ce que dit Gérard (Houllier) m'étonne. Je croyais qu'il travaillait en parfaite harmonie avec Raymond Domenech. Leurs bureaux n'étaient pas loin pourtant. Mais bon, c'est un peu normal... Chacun, maintenant, va jouer sa carte personnelle.» Exact ! Après le match : «Je pensais qu'un homme qui était allé en finale de la Coupe du monde en 2006 méritait une revanche. Domenech n'était pas l'homme de la situation.»

Escalettes, Houllier, Le Graët... Ceux qui ont choisi de maintenir Domenech en poste n'étaient peut-être pas non plus les hommes de la situation.

C'est sur cette déclaration girouette de Le Graët que se termine le Top Déclarations de la semaine. Rendez-vous dès samedi prochain pour un nouveau numéro !



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