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Equipe de France : la Bulgarie, une cicatrice toujours ouverte pour Ginola

Par Youcef Touaitia - Equipe De France, Mise en ligne: le 13/05/2020 à 12h47
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Désigné comme le principal responsable de l'échec de l'équipe de France lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, David Ginola est revenu sur la fameuse action contre la Bulgarie (1-2), en novembre 1993. L'ancien attaquant en a profité pour mettre les choses au clair après cette bourde qui a plombé sa carrière chez les Bleus.

Equipe de France : la Bulgarie, une cicatrice toujours ouverte pour Ginola
Emil Kostadinov, bourreau de l'équipe de France et de Ginola.

«Un crime.» C'est avec ce terme d'une violence rare que Gérard Houllier a qualifié le centre raté de David Ginola contre la Bulgarie (1-2), le 17 novembre 1993, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 1994.

Alors qu'un nul suffisait à l'équipe de France pour filer aux États-Unis, l'attaquant, qui évoluait toujours au Paris Saint-Germain, s'est précipité, au début du temps additionnel, en balançant un ballon à l'opposé, qui est remonté jusqu'à Emil Kostadinov, sans pitié avec Bernard Lama. Une action qui a fait couler beaucoup d'encre et sur laquelle est revenu le principal intéressé.

D. Ginola – «ils nous ont passé en revue en cinq passes»

Vingt-six ans après cette soirée qui a marqué un tournant dans sa carrière chez les Bleus, Ginola ne comprend pas pourquoi il a été cloué au pilori, alors que de nombreux partenaires auraient pu désamorcer le contre bulgare. «Un coup franc côté droit, à 90 mètres du but... (...) OK, ce centre est trop long, comme il y en a des milliers dans le championnat. Sauf qu'en cinq passes, ils ont réussi à battre Alain Roche, Laurent Blanc, Vincent Guérin et Didier Deschamps... Ils nous ont passé en revue en cinq passes pour loger le ballon sous la barre. Tu refais l'action mille fois, je ne sais pas même s'ils seraient capables de le refaire. Il y avait une sorte de destinée» , s'est fatalement souvenu le Varois sur les ondes de RMC.

Ginola a pris soin de rappeler le contexte de l'époque. Entré en cours de jeu, «El Magnifico» était alors au sommet de sa carrière. Sous les yeux du public parisien, qui l'a toujours soutenu, le natif de Gassin a avoué qu'il était dans un état d'euphorie qui a pu le pousser à ne pas avoir la tête froide, alors que gagner du temps à ce moment de la partie aurait été plus judicieux. «Le public scande mon nom, on est au Parc des Princes, je suis à domicile et, si ça avait été dans un autre stade, ça se serait passé d'une manière différente. Je rentre, je suis en pleine bourre en championnat et à l'entraînement» , a évoqué l'homme de 53 ans.

Ginola accuse les médias

L'ex-gloire de Newcastle n'a pas hésité à souligner le rôle des médias, malsains à son goût. «Tout ce qui s'est passé à Clairefontaine, les jours qui ont précédé, où les journalistes sont venus me voir : "Alors, David Ginola, vous ne jouez pas, ce n'est pas normal". Ils m'ont poussé dans mes derniers retranchements en me disant : "Oui, mais vous ne pensez pas que Cantona et Papin ont une influence sur le sélectionneur". J'ai dit : "Ça, écoutez, c'est vous qui le dîtes, pas moi. S'il y a des joueurs dans l'équipe qui peuvent effectivement mettre la pression, moi, je ne sais pas, je n'ai jamais vu ça". J'aurais dit que des garçons comme Jean-Pierre Papin et Éric Cantona influençaient le sélectionneur pour la mise en place du onze de départ. C'est quelque chose que je n'ai jamais dit. De tout cela a découlé des choses affreuses» , a rajouté Ginola.

Un traitement injuste selon lui qui a eu des répercussions bien au-delà de cette terrible action. «Bien évidemment, je repense à cette putain d'action, parce que c'est quelque chose qui a pollué ma vie, qui a pollué la vie de mes proches, qui a été pour moi, je pense, le déclencheur de tout le reste avec l'équipe nationale... Si je n'ai pas fait l'Euro 1996, la Coupe du monde 1998, ce n'est pas sur des mérites de footballeur. C'est sur des fausses allégations, sur le fait que je ne sois pas un bon coéquipier dans le vestiaire» , a ruminé l'animateur télévision. Un épisode douloureux qui a visiblement laissé des traces indélébiles.

 VIDEO : le but fatal d'Emil Kostadinov

Selon vous, le traitement réservé à Ginola après son centre raté a-t-il été injuste ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …







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