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Piquionne, du vert au rouge
Par Patrick Audouard - Le Portrait De La Semaine, Mise en ligne: le 05/02/2007 à 17h49
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Frédéric Piquionne est désormais à Monaco, épilogue d'un bras de fer entamé avec les dirigeants de Saint-Etienne, avec qui il luttait pourtant pour les places d'honneur. Un choix de carrière surprenant, puisque l'ASM navigue actuellement dans le bas du ventre mou du championnat. Pourtant, le Martiniquais semble sûr de sa réussite sur le Rocher.

Nous sommes à la fin de l'année 2006. Frédéric Piquionne, longues tresses au vent, est encensé par la presse spécialisée. Considéré comme le meilleur attaquant de la première moitié du championnat, il lutte avec son club, Saint-Etienne, pour une place en Ligue des Champions. Puis arrive la trêve, qui dure 15 jours. A la reprise, Piquionne, cheveux courts, est à présent englué dans la 2ème moitié du classement avec son nouveau club, Monaco. Les médias le soupçonnent d'être un mercenaire qui ne court qu'après l'argent et s'interrogent sur ses choix de carrière. A raison ? Les apparences sont là. L'attaquant français semble bien s'être tiré une balle dans le pied. Bien aidé par Jean-Michel Aulas et l'Olympique Lyonnais, dont l'intérêt soudain affiché pour le joueur est monté à la tête de ce dernier. Les dirigeants de la maison verte ont mis leur veto. Logiquement ? Il semblerait. Laisser partir leur meilleur attaquant en pleine saison pour l'ennemi régional, incontestable leader, au sein duquel il risquait fort de cirer le banc… La pilule aurait eu du mal à passer dans les travées de Geoffroy Guichard.

Piquionne, qui affirmait pourtant avant le mercato qu'il «comprendrait la position des dirigeants s'ils devaient s'opposer à un éventuel départ» , a voulu s'engager dans un improbable bras de fer. En mettant en cause ses dirigeants dans la presse, en assimilant sa situation à de «l'esclavage» , il ne s'y est sans doute pas pris de la meilleure des façons. Aujourd'hui, on peut se demander si Frédéric Piquionne découvrira la Ligue des Champions un jour. L'ASSE aurait pu lui permettre d'atteindre cet objectif. Au sein du club forézien, l'ancien Rennais était comme un poisson dans l'eau. En deux saisons et demi chez les Verts, il a tout de même comptabilisé 23 buts et 15 passes décisives en championnat. Et aux côtés de Feindouno, Ilan ou encore Marek Heinz, il a démontré qu'il avait enfin atteint à temps plein un haut niveau de performance.

A Monaco «pour longtemps»

Pourtant, l'ancien Rennais ne regrette rien. «La situation actuelle ne m'inquiète pas. Le challenge à réaliser est très beau. Sinon je ne serais pas là. Je suis très content d'être là. C'est vrai, je voulais un club qui dispute la Ligue des champions. Je l'avais avec Lyon, ça ne s'est pas fait. Mais l'ASM est un club ambitieux, qui veut retrouver l'Europe, pourquoi ne pas faire la Ligue des champions avec Monaco dans quelques temps?» . En attendant, il lui reste à prouver que son bon parcours stéphanois n'était pas un hasard. Au sein d'une attaque monégasque moribonde depuis le début de saison (le meilleur buteur du club, Yaya Touré, est un milieu défensif), dans lequel personne, hormis le jeune Serge Gapké, n'a vraiment brillé, il ne devrait pas lui être difficile de s'imposer. Mais Piquionne, habitué à être seul à la pointe de l'attaque, va devoir s'adapter, apprendre à graviter autour de la tour de contrôle, Jan Koller.

Prêté au club du Rocher pour six mois, Frédéric Piquionne aspire désormais à plus de stabilité. «J'ai la certitude de rester. Je ne me suis pas investi sur six mois mais sur le long terme» , affirmait-il après sa signature. Ses débuts monégasques, ce week end, ont été globalement réussis. Un but, le premier sous ses nouvelles couleurs, inscrit sur penalty face à Auxerre, une victoire au bout pour les hommes de Laurent Banide (2-1). Mais, également, une animation offensive peu convaincante, et très peu de ballons à négocier pour le néo-Monégasque. Normal. A Monaco, cette saison, les attaquants ont peu de munitions. A Piquionne d'exploiter au mieux celles qu'il recevra. Histoire de laisser quelques regrets à ses anciens dirigeants. Qui, pour l'instant, se consolent allégrement avec l'éclosion du jeune Gomis à la pointe de l'attaque des Verts.



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