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PSG : son aventure, sa foi, Neymar, le Real, Thiago Silva, Wendel, Fabinho, le Mondial... Entretien exclusif avec Marcos Ceará

Par Youcef Touaitia - Interview, Mise en ligne: le 14/12/2017 à 23h19
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A l'occasion de la parution de son autobiographie Témoignage, l'ancien latéral droit du Paris Saint-Germain Marcos Ceará a accepté de se livrer pour Maxifoot. Son aventure, ses souvenirs, son rapport à la foi, Neymar, les pistes chaudes du mercato, la Ligue des Champions, le Mondial... Le Brésilien nous dit tout !

PSG : son aventure, sa foi, Neymar, le Real, Thiago Silva, Wendel, Fabinho, le Mondial... Entretien exclusif avec Marcos Ceará
Ceará a passé 5 années au PSG.

Les plus fervents supporters du Paris Saint-Germain se souviendront de lui comme d'un véritable guerrier. Passé par le club de la capitale entre 2007 et 2012, Marcos Ceará (37 ans) était présent à Paris mercredi pour la présentation de son autobiographie Témoignage, qui retrace sa jeunesse difficile au Brésil et son rapport très fort à Dieu.

Pour Maxifoot, l'homme aux 197 rencontres avec le club sextuple champion de France, qui a depuis évolué à Cruzeiro, Coritiba, au SC International ou plus récemment à l'America FC, a accepté de se livrer sur ses souvenirs parisiens mais également sur l'actualité du leader de la Ligue 1.

Cinq ans après ton départ du PSG, as-tu toujours le même attachement pour la ville de Paris ? Suis-tu toujours l'évolution du club au quotidien ?

Bien sûr ! Je suis le quotidien du PSG. Ça me manque un tout petit peu quand même après les cinq années vécues ici, avec le club, dans cette ville. Avec les amis que j'ai laissés ici, on essaye de garder contact, surtout avec les Brésiliens. (…) Ca me manque un tout petit peu, mais la vie continue. On ne peut pas retourner en arrière. Le PSG devient un grand club, notamment avec les Brésiliens qui sont arrivés. C'est un tout autre niveau qu'à mon époque. En tant que supporter, on espère bien évidemment que le PSG aille le plus loin possible en Ligue des Champions, et pourquoi pas la remporter.

Concernant les arrivées de Neymar ou encore de Daniel Alves, quel regard portent les Brésiliens sur ces renforts du côté de Paris ?

Au Brésil, le PSG est devenu un club très médiatisé. Avec l'arrivée des internationaux, les matchs du PSG sont de plus en plus diffusés. Cela avait commencé avec les recrutements d'Ibrahimovic, de Cavani. Mais avec les nombreux Brésiliens qui sont présents aujourd'hui, il y a forcément beaucoup plus de supporters du PSG au pays.

A titre personnel, quel est ton plus grand souvenir au PSG ?

(Rires) C'est vrai que je n'étais pas forcément là au bon moment ! A l'époque, c'était plus compliqué. Je me souviens que lorsque je suis arrivé, j'évoluais au SC International. On venait de gagner la Coupe du monde des clubs contre le FC Barcelone (1-0, ndlr) en 2006 et donc j'ai toujours eu cette soif de victoire. A l'époque, le président (Alain Cayzac, ndlr) avait donné une interview en disant que dans trois ou quatre ans, le PSG allait jouer le titre. Dans ma tête, je me suis dit «Ce n'est pas possible !» . Un club comme le PSG doit avoir comme objectif de gagner le championnat tous les ans. Même si à l'époque, c'était plus difficile, tu devais démarrer la saison en ayant l'objectif de gagner quelque chose. C'est pourquoi la Coupe de la Ligue en 2008 et la Coupe de France en 2010 sont de grands souvenirs.

Remporter ces titres, était-ce plus intense que d'obtenir le maintien à la dernière journée en 2008 ?

Le maintien, c'était difficile. Les émotions étaient différentes. Quand tu luttes pour ne pas descendre, c'est très difficile. Quand tu joues le titre, les émotions ne sont pas les mêmes. Tu n'as qu'une envie, c'est d'y arriver. On se motivait entre les joueurs dans le vestiaire pour aller au bout. On se disait qu'on pouvait laisser une trace et marquer le club, l'histoire. Le maintien, c'étaient des belles émotions, oui. Pour moi, le PSG ne peut pas descendre. Le PSG ne peut pas jouer en Ligue 2. On a réussi à le faire juste après avoir gagné la Coupe de la Ligue.

Le fait de ne jamais avoir réussi à gagner le titre de champion de France avec le PSG, est-ce le plus grand regret de ta carrière ?

Oui... En 2011-2012, on était en tête à la trêve. C'est à ce moment qu'on a changé d'entraîneur avec l'arrivée de Carlo Ancelotti à la place d'Antoine Kombouaré. On avait trois points d'avance sur nos concurrents mais on s'est écroulé sur la phase retour. C'est un gros regret de ne pas avoir gagné cette année, surtout que le PSG a réussi à y arriver la saison suivante. Malgré tout, ça a été une très belle aventure.

On connaît ton rapport à la religion. En tant que fervent croyant, passer d'une vie modeste au Brésil à la vie parisienne, comment as-tu géré ce changement ?

A partir de 18 ans, j'ai commencé à marcher avec Dieu dans la foi. Le football m'a apporté l'argent, certes, mais j'ai toujours eu foi en Dieu. C'était finalement facile à gérer. Le succès, le football... Grâce à la foi en Dieu, je n'ai pas eu la grosse tête. Pour beaucoup, on achète des belles voitures, on va faire n'importe quoi. Pour moi, c'était beaucoup plus facile parce que j'avais une foi ferme en Dieu. Avec des bons principes, on arrive à rester droit.

Même si certains de tes collègues ont pu te tirer de «l'autre côté» ?

(Rires) C'est vrai qu'on a toujours des invitations, des offres pour faire la fête lorsqu'on gagne des matchs, lorsqu'on gagne des titres. On a souvent de bonnes invitations comme de mauvaises. Mais en tant qu'équipe, on essaye d'être ensemble et d'être joyeux. Pour ma part, j'essaye plutôt d'être avec ma famille à la maison.

Pour revenir au PSG actuel, tu as dû suivre le tirage au sort des 8es de la Ligue des Champions. Quelles sont chances du PSG d'écarter le Real Madrid ?

(Il rit fort) C'est vraiment un choc de géants ! C'est vrai que si l'on parle d'histoire de la grandeur des clubs, le Real est au-dessus, surtout qu'ils ont remporté les deux dernières éditions. Mais si le PSG veut vraiment gagner la Ligue des Champions, il faut passer par-là. Tu ne peux pas choisir ton adversaire et dire «Nous voulons jouer contre le Real Madrid uniquement en finale» . Il faut gagner. Je suis en tout cas pour le PSG !

Dernièrement, Thiago Silva a essuyé des critiques. Il est pointé du doigt pour sa fragilité dans les grands rendez-vous européens. Penses-tu que le comportement de Thiago Silva sera une des clés de cette double confrontation ?

Ça sera le moment pour lui de montrer aux médias, aux supporters, qu'il est très fort. Il doit prouver qu'il est fort. Il est toujours aussi bon. Mais il va devoir gérer ses émotions. Ce n'est pas évident. Chacun a sa manière de les gérer. Lui, il a l'habitude de jouer ce genre de matchs. En tout cas, c'est plus facile pour lui que pour moi ! (Rires) A l'époque, quand j'ai joué contre le FC Barcelone, j'ai dû marquer Ronaldinho, qui était alors considéré comme le meilleur joueur du monde. J'ai parfaitement géré mes émotions, ma tête, pour être bien dans le match. Ce n'est pas évident, mais Thiago est habitué. Je ne pense pas que ce sera le point faible du PSG.

Ces dernières heures, on a appris que Wendel allait très certainement signer au PSG. C'est un joueur encore méconnu en France ? Que peux-tu nous dire à son propos ?

Je ne l'ai pas beaucoup vu jouer. De ce que j'ai vu, c'est un bon milieu de terrain. Un bon 6. Après, je sais qu'il a eu pas mal de soucis extra-sportifs, dans sa vie personnelle. Par rapport à ça, son entraîneur l'a mis de côté pour quelques matchs. Mais sur le terrain, c'est un très bon joueur.

Penses-tu qu'il a déjà les épaules pour suppléer Thiago Motta dès la fin de la saison ?

Je ne pense pas. Pas tout de suite (D'un ton sûr). C'est encore un jeune joueur. Il n'a que 20 ans. Thiago Motta est très expérimenté. Il est en sélection italienne. Mais Wendel pourra s'imposer définitivement au PSG dans trois à quatre ans. Je pense qu'il doit venir à Paris puis ensuite être prêté dans un club moins huppé pour s'aguerrir.

Durant les trois, quatre années que tu évoques, Fabinho, qui a annoncé son départ de Monaco en fin de saison, serait-il la recrue idéale pour le milieu parisien ?

(Il réfléchit longuement) Fabinho... Je pense qu'il est meilleur au poste d'arrière-droit. Pas au milieu de terrain. (On le sent très hésitant) Je pense que le PSG est déjà bien fourni dans ce secteur. Pour remplacer Thiago Motta, je ne crois pas que Fabinho soit le joueur idéal. Thiago Motta, en tant que sentinelle, organise le jeu. Fabinho n'a pas les mêmes caractéristiques (L'air de dire qu'il faut un crack pour succéder à Motta).

Pour finir, la sélection brésilienne. Après le traumatisme de 2014, penses-tu que la Seleçao peut aller au bout en Russie dans six mois ?

Je l'espère ! La Seleçao traverse une très belle période. L'équipe joue bien. On s'est qualifié rapidement. On a l'espoir de remporter la Coupe du monde. Je ne sais pas comment ça va se passer, mais on est confiant ! On a oublié 2014, on va essayer d'aller au bout en 2018.

2018, c'est l'année de Neymar ?

Oui ! Il a déjà montré aux JO (en 2016, ndlr) qu'il pouvait être le patron. C'est la première fois que le Brésil est allé au bout dans cette compétition. J'espère qu'il va gagner avec l'équipe nationale pour montrer qu'il est le meilleur.

Dans son autobiographie Témoignage, préfacé par Nenê, Ceará nous dévoile son enfance très difficile qui a poussé sa mère à l'emmener, en compagnie de ses sept frères et soeurs, à Sao Paulo, où il a vécu dans la Favela. A force de persévérance, toujours dicté par ses principes, Ceará n'a jamais lâché jusqu'à réaliser son rêve : devenir footballeur professionnel. Un parcours semé d'embûches qui l'a tout de même mené à Paris en 2007...

Merci à Marcos Ceará et bonne continuation ! N'hésitez pas à réagir et à débattre dans l'espace «Ajouter un commentaire» ...

Ceará, ici face à Mamadou Niang lors d'un Clasico contre l'OM (0-1), en novembre 2009

Ceará, accompagné de Claude Makelele, Sylvain Armand et Sammy Traoré, avec la Coupe de France 2010

Ceará a porté le brassard de capitaine du PSG lors d'un 16e de finale de Ligue Europa contre le BATE Borisov (0-0), en février 2011







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