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Zidane (3/3) : l’amour du maillot bleu
Par Urbain Mandrillon - Le Portrait De La Semaine, Mise en ligne: le 20/07/2006 à 00h07
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Zinédine Zidane l'a souvent répété : l'aventure de sa vie c'est l'Equipe de France. Son histoire a été rythmée par le maillot bleu. Sans carrière internationale, Zizou ne serait pas devenu l'idole qu'il est aujourd'hui et qu'il restera à jamais. Maxifoot revient en trois volets sur la carrière de Zizou !

Zidane (3/3) : l’amour du maillot bleu

Il faut s'y résoudre, on ne reverra plus Zinédine Zidane évoluer en match officiel. Sa dernière rencontre restera pour toujours la finale de la Coupe du Monde 2006 face à l'Italie. Il est parti sur une expulsion tapageuse, mais celle-ci n'occultera jamais son talent hors du commun et sa carrière légendaire. Maxifoot a choisi de retracer en trois volets un parcours unique, celui de Zinédine Zidane.

Débuts détonants

17 août 1994, Parc Lescure, Bordeaux. L'Equipe de France affronte la République Tchèque en match amical. Les Bleus sont menés 2-0. Le sélectionneur Aimé Jacquet décide à la 63e minute de donner sa chance à un milieu de terrain de 22 ans : Zinédine Zidane. Et le jeune joueur de Bordeaux ne tarde pas à briller pour sa première sélection. A la 85e minute, il reçoit un ballon de Laurent Blanc, s'enfonce dans la défense adverse, et de vingt-cinq mètres déclenche une sublime frappe du gauche qui trompe le portier tchèque Petr Kouba. Deux minutes plus tard, il reprend de la tête un corner tiré de la droite par Jocelyn Angloma et égalise. Zidane démarre alors la plus belle aventure de sa vie de footballeur. Il plante aussi le décor pour les douze années à venir : il sera décisif dans les grandes occasions. Le 26 avril 1995 et pour son troisième match, Zizou fête sa première titularisation. Il conservera ce statut jusqu'à la fin de sa carrière.

Euro 1996, la transition

Zidane participe ensuite activement à la qualification de l'Equipe de France pour l'Euro 1996 en Angleterre. Malheureusement, quelques jours avant de commencer la compétition, le Marseillais est victime d'un accident. La France atteint les demi-finales avec Zidane titulaire, mais celui-ci est décevant. Les Bleus sont éliminés par la République Tchèque aux tirs au but (0-0, t.a.b. 6-5). La France organisera le Mondial 1998 et les Tricolores doivent donc disputer des matchs amicaux pendant un an et demi. Jacquet garde confiance en Zidane même si ce dernier semble éteint par le manque d'enjeu de cette longue période. Mais six mois avant sa Coupe du Monde, le 28 janvier 1998, Zizou lâche les chevaux. L'homme des grandes occasions offre à la France une victoire 1-0 sur l'Espagne, lors de l'inauguration du Stade de France, futur écrin du triomphe. Lors des cinq matchs suivants, juste avant le Mondial, il marque deux fois et délivre une passe décisive. La préparation est idéale.

La naissance d'une idole

La Coupe du Monde démarre parfaitement avec une victoire 3-0 sur l'Afrique du Sud. Zizou délivre un corner décisif pour son ami Christophe Dugarry. Lors du second match, la France l'emporte facilement 4-0 sur l'Arabie Saoudite, mais on découvre aussi une autre facette de Zinédine : l'impulsivité. Il essuie ses crampons sur un Saoudien et écope d'un carton rouge. Le coup du sang lui coûte deux matchs de suspensions. Zizou revient pour le quart de finale face à l'Italie. Les Bleus s'en sortent aux tirs au but (0-0, t.a.b. 4-3) et accèdent aux demies. Ils passent sur le fil face à la Croatie (2-1) et atteignent la finale. Zidane n'a pas fait de coups d'éclat lors de ces deux rencontres mais s'est montré indispensable. La fameuse date du 12 juillet 1998 se présente. A 26 ans, Zinédine Zidane va disputer la finale de la Coupe du Monde face au Brésil : le rêve de tout footballeur. Il ne le sait pas encore mais sa légende va commencer. Dès la 27e minute il reprend de la tête un corner d'Emmanuel Petit et ouvre la marque. Il double même la mise au meilleur moment, à la 46e minute de la première période. Profitant de nouveau d'un marquage trop lâche des Brésiliens, il place une deuxième tête décisive sur un corner de Youri Djorkaeff. La France va finalement être Championne du Monde sur un score incroyable de 3-0, grâce à un dernier but de Petit. Zidane entre alors dans l'histoire. Il est une nouvelle fois décisif dans un match primordial. Clin d'oeil du destin, le jeu de tête n'a jamais été son fort et pourtant il score deux fois par ce biais. Il avait déjà réussi l'exploit pour sa première sélection. Autre analogie avec ses débuts, il inscrit deux buts. Zidane est désormais idolâtré. Son portrait géant sur la façade d'un immeuble à Marseille domine le Vieux Port.

Euro 2000, du grand art

Zidane participe ensuite aux qualifications pour l'Euro 2000 et à de nombreux matchs amicaux. Son apport est important mais il ne force pas son talent. Pourtant, comme à l'aube du Mondial 1998, il se montre au-dessus du lot lors des matchs de préparation à l'Euro qui se déroulera aux Pays-Bas et en Belgique. Lors de ces cinq rencontres il inscrit deux buts et donne une passe décisive. Le schéma du sacre mondial se reproduit. Lors de la première rencontre les Bleus battent le Danemark 3-0, Zidane est à l'origine d'un but d'Henry. Contre la République Tchèque, la France l'emporte 2-1. Pour le troisième match de poule face aux Pays-Bas, Zizou est économisé, l'Equipe de France gagne 3-2. Les Français retrouvent l'Espagne en quart de finale. Le Marseillais délivre une belle prestation et marque même un but sur coup franc. Arrive la demi-finale d'anthologie face au Portugal le 28 juin 2000. Cette rencontre restera sans doute l'une des plus abouties de la carrière de Zidane en Bleu. Il mène le jeu à merveille, gratifiant le public de dribbles géniaux. Suite à une main d'Abel Xavier, qui entraîna une situation houleuse entre les arbitres et les Portugais, les Bleus obtiennent un penalty. A trois minutes de la fin de la prolongation, avec une pression gigantesque sur les épaules, Zidane le transforme et envoie toute la France en finale grâce à la règle du But en or. Lors de cette finale, l'Equipe de France bat l'Italie 2-1 grâce encore à un But en or mais de David Trezeguet. Zidane gagne son deuxième titre majeur.

Le désert Bleu

La suite est moins rose. La transition vers le Mondial 2002 en Asie est ponctuée de matchs amicaux au cours desquels Zizou ne se donne pas à 100%. Il ne participe pas à la Coupe des Confédérations 2001, mais célèbre toutefois le 1er septembre son premier brassard de capitaine (défaite face au Chili 2-1). Il se consacre plus au Real de Madrid et n'a pas tort puisqu'il remporte la Ligue des Champions en 2002. Toutefois, il arrive épuisé au Mondial. Pas au mieux physiquement, il se blesse même à la cuisse lors de l'ultime match de préparation face à la Corée du Sud (victoire 3-2). Il revient pourtant pour la dernière rencontre de poule face au Danemark. Malheureusement, sur une jambe, il ne peut sauver la France de la bérézina (défaite 2-0). Les Bleus sont éliminés dès le premier tour, sans panache et sans gloire. Zidane est marqué par cette désillusion mais décide de prendre les choses en mains. Il se mue en leader et devient l'acteur principal des qualifications pour l'Euro 2004 au Portugal. La France se présente en Lusitanie avec une attaque de feu et une grande confiance. Et lors du premier match de la compétition, Zizou le prouve. Mené 1-0 par l'Angleterre à la 90e minute, il transforme alors un superbe coup franc, et arrache la victoire trois minutes plus tard sur penalty. Encore un match historique pour le Marseillais. La France fait ensuite match nul 2-2 contre la Croatie, puis s'impose 3-1 sur la Suisse, grâce notamment à une tête de Zidane. Malheureusement le parcours des Français s'arrête ensuite en quarts face à la Grèce (1-0). Nouvelle désillusion, c'est la fin de Zizou en Bleu. Le 4 août 2004, le Marseillais annonce sa retraite internationale. Claude Makélélé, Lilian Thuram et Marcel Dessailly en font de même.

L'incroyable retour

Raymond Domenech est nommé sélectionneur et sa mission est de reconstruire un groupe tout en se qualifiant pour le Mondial 2006 en Allemagne. La tâche n'est pas aisée et avant de disputer les quatre derniers matchs de qualification, la situation est très mal engagée. Mais le 3 août 2005, un an après ses adieux, Zidane est à l'origine d'un coup de théâtre une nouvelle fois historique. Il décide de se lancer un dernier défi : qualifier les Bleus pour l'Allemagne et disputer le Mondial. Pour arriver à ses fins, il convainc Makélélé et Thuram de le suivre. Zidane est promu capitaine. Pour son retour chez les Bleus, Zizou marque contre la Côte d'Ivoire (3-0). Comme prévu, la présence des trois piliers permet à la France de gagner son billet pour la Coupe du Monde. Avant même de terminer la Liga avec le Real, Zidane annonce qu'il prendra sa retraite définitive après l'Allemagne. Le Marseillais souhaite quitter le football en passant par la case Equipe de France, et pourquoi pas par un sacre mondial.

Un dénouement mémorable

Les Bleus entament la compétition par le mauvais bout. Après un 0-0 contre la Suisse où Zidane, à l'image de l'Equipe de France, s'est montré amorphe, le nul 1-1 face à la Corée du Sud tourne à la catastrophe. Lors de cette rencontre au goût de Mondial 2002, Zidane est décevant et le vieux démon du joueur sanguin réapparaît avec une légère bousculade qui lui vaut un carton jaune et une suspension pour le match suivant. Malgré l'absence de Zizou, la France l'emporte 2-0 sur le Togo et atteint de justesse les huitièmes de finale. Cette prestation probante, marquée par de l'envie et du don de soi, éveille une question inimaginable : Zidane est-il indispensable ? Domenech n'en doute pas et l'aligne face à l'Espagne. Dans ce match, l'Equipe de France est déchaînée et retrouve une certaine fraîcheur. Le risque du préparateur physique Robert Duverne a payé : les Bleus devaient être prêts pour les huitièmes et ils le sont. Zizou réalise une belle performance, délivrant une passe décisive et marquant un but (victoire 3-1). Mais le match de sa vie il le réalise en quarts face au Brésil. Sa prestation s'inscrit alors dans la lignée de sa demi-finale de l'Euro 2000. Tout y passe : crochets, talonnades, passements de jambe, transversale de quarante mètres. Le Marseillais s'est trouvé une nouvelle jeunesse et surpasse de très loin la technique brésilienne. Il est même décisif puisqu'il donne sa première passe décisive à Thierry Henry. La France gagne 1-0. En demi-finale face au Portugal, Zizou reste sur son nuage et donne la qualification pour la finale en transformant un penalty sans élan (1-0).

Le dernier match de sa vie

Comme il l'avait rêvé, son dernier match est une finale de Coupe du Monde. Ce sera contre l'Italie le 9 juillet. Rien ne semble résister à Zidane quand il obtient un penalty à la sixième minute. Décidé à laisser une trace un peu plus profonde encore dans l'histoire du football, il réussit une Panenka magistrale face à Buffon. Son ballon frappe la barre et entre dans la cage. Ce but restera à tout jamais. Mais dans ce match, l'Italie est solide et parvient à égaliser. Elle résiste même jusqu'à la prolongation. A la 103e minute, on croit au balbutiement de l'histoire. Sur un centre de Sagnol, Zidane place une tête que Buffon détourne en corner ! La boucle a failli être bouclée avec deux buts dont au moins un de la tête, comme pour sa première sélection, comme en finale du Mondial 1998. Malheureusement, le destin en décide autrement, cruellement. A la 110e minute, en réaction à une provocation verbale de Marco Materazzi, Zizou assène à l'Italien un violent coup de tête dans la poitrine. C'est l'expulsion ! Incroyable, dramatique ! A dix minutes du terme de sa carrière, il explose, comme en 1998 face à l'Arabie Saoudite, comme en 2000 face à Hambourg avec la Juve. Au final, l'Equipe de France s'incline aux tirs au but (1-1, t.a.b. 5-3). Zidane s'en va de la pire des manières, mais rien ne pourra jamais occulter le géni qu'il a démontré durant dix-huit ans de carrière.

Hommages

«Par son immense talent et ses multiples exploits, Zizou a marqué pour l'éternité l'histoire du football français et international.» Raymond Domenech (sélectionneur des Bleus).

«Ce que je retiendrai de lui, c'est sa faculté à bien faire jouer les autres, à mettre ses qualités techniques au service d'un collectif. C'est la marque des plus grands.» Laurent Blanc (ancien Bleu).

«C'est un monument. Avant d'être un ami, pour moi, c'est le joueur du siècle.» Fabien Barthez (ancien Bleu)

«On perd un artiste sur le terrain, un grand talent. Zizou est un symbole qui a apporté beaucoup de bonheur et de paix aux gens. Toute sa famille doit être fière de sa carrière.» Christian Karembeu (ancien Bleu).

«Je suis honoré d'avoir été l'entraîneur de Zidane. Je suis convaincu qu'il m'a donné bien plus que ce que j'ai pu lui donner.» Marcelo Lippi (ancien entraîneur à la Juventus de Turin).

«Zizou, c'est l'humilité et un homme avec un grand coeur.» Guy Lacombe (ancien formateur à Cannes).

«Cette magie, ce sens artistique, cette capacité à faire le spectacle propres à Zizou... Il est très difficile qu'on puisse les trouver chez un autre joueur. Pour moi, dans l'histoire du football, il n'existe que trois footballeurs comparables à Zizou : Di Stefano, Pelé et Maradona.» Florentino Pérez (ancien président du Real Madrid)

«Zizou part avec une auréole. Il a été pour moi un joueur brillantissime, qui a donné du plaisir aux spectateurs. Un dominateur du ballon inégalable.» Alfredo Di Stefano (ancien du Real Madrid)

Zinédine Zidane a tiré sa référence en finale de la Coupe du Monde mais sur une note très triste. Pourtant Zizou ne se résumera jamais à ce geste. Il laisse derrière lui un palmarès parfait, mais surtout un géni footbalistique hors norme, unique, et l'image d'un homme humble et profondément bon.

PARCOURS :

- AS Cannes (1988-1992) : 71 matchs, 6 buts
- Girondins de Bordeaux (1992-1996) : 179 matchs, 39 buts
- Juventus de Turin (1996-2001) : 212 matchs, 31 buts
- Real Madrid (2001-2006) : 226 matchs, 49 buts

- Equipe de France (1994-2006) : 108 sélections, 31 buts

PALMARES :

En clubs :

- Coupe intercontinentale : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid)
- Supercoupe d'Europe : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid)
- Ligue des Champions : 2002 (Real Madrid)
- Finaliste de la Ligue des Champions : 1997 et 1998 (Juventus)
- Finaliste de la Coupe UEFA : 1996 (Bordeaux)
- Champion d'Italie : 1997 et 1998 (Juventus)
- Champion d'Espagne : 2003 (Real Madrid)
- Supercoupe d'Italie : 1997 (Juventus)
- Supercoupe d'Espagne : 2002 et 2003 (Real Madrid)
- Finaliste de la Coupe d'Espagne : 2002 et 2004 (Real Madrid)
- Coupe Intertoto : 1995 (Bordeaux) et 1999 (Juventus)

En sélection :

- Coupe du Monde 1998
- Finaliste de la Coupe du Monde 2006
- Euro 2000

Récompenses individuelles :

- Ballon d'or : 1998
- Meilleur joueur de l'année FIFA : 1998, 2000, 2002, 2003
- Onze d'or : 1998, 2000, 2001
- Meilleur joueur français de l'année : 1998, 2002
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Espagne : 2005
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Italie : 1998, 2001
- Meilleur joueur du championnat de France : 1996
- Meilleur joueur de la Coupe du Monde : 2006
- Meilleur joueur du Championnat d'Europe des Nations : 2000
- Trophée UNFP du meilleur espoir français : 1994



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