Norvège : ce n'est que partie remise
com.Éliminée par l'Angleterre (1-2 ap) en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, la Norvège quitte le tournoi avec des regrets, mais surtout de nombreuses certitudes. Pour sa première grande compétition depuis vingt-six ans, la formation nordique a prouvé qu'elle pouvait désormais compter sur la scène internationale.

Le grand saut dans l'inconnu s'est terminé aux portes du dernier carré. Pour son retour en Coupe du monde après vingt-huit ans d'absence, la Norvège a remporté quatre matchs, éliminé le Brésil et poussé l'Angleterre jusqu'en prolongation en quarts de finale. Un parcours remarquable pour un groupe qui n'avait encore jamais connu la pression, l'attente et les exigences d'un grand tournoi. Les Løvene n'ont pas seulement renoué avec leur passé : ils ont surtout donné rendez-vous avec leur avenir.
Un apprentissage accéléré
Tout n'a pas été parfait. La Norvège a souffert contre le Sénégal (3-2), lourdement chuté face à la France (1-4) avec une équipe très remaniée et dû patienter jusqu'aux dernières minutes pour éliminer la Côte d'Ivoire (2-1) en seizièmes de finale. Mais elle a également démontré une capacité d'adaptation précieuse. Après une phase de groupes parfois décousue, les Scandinaves ont livré une prestation pleine d'autorité contre le Brésil (2-1), avec un doublé tardif d'Erling Haaland, pour atteindre les quarts de finale pour la première fois de leur histoire.
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Face à l'Angleterre, la sélection de Ståle Solbakken n'a pas ressemblé à une invitée surprise heureuse d'être arrivée aussi loin. Après l'ouverture du score d'Andreas Schjelderup, elle a longtemps bousculé les Three Lions, notamment durant une seconde période largement maîtrisée. Un but refusé, une barre transversale et plusieurs situations dangereuses auraient pu prolonger encore l'aventure. Jude Bellingham a finalement fait la différence en prolongation, mais la Norvège a quitté Miami debout, après avoir rivalisé jusqu'au bout avec l'un des principaux favoris de la compétition.
Une équipe qui compte enfin
Ce parcours prend encore davantage de valeur au regard de l'inexpérience collective. Aucun membre de cette génération n'avait auparavant disputé un Euro ou une Coupe du monde. Pourtant, 25 des 26 joueurs retenus ont été utilisés, dans un effectif âgé de 27 ans en moyenne. En dehors du gardien Ørjan Nyland et de trois trentenaires (Aurnes, Thorsby, Sørloth), l'ensemble du groupe se situe encore sous la barre des 30 ans. Haaland n'en a que 25, Martin Ødegaard 27, tandis qu'Antonio Nusa, Schjelderup et Oscar Bobb ont respectivement 21, 22 et 23 ans. La marge de progression demeure donc importante pour cette sélection.
La difficulté commencera maintenant. La Norvège ne bénéficiera plus du même effet de surprise et devra assumer un nouveau statut dès les qualifications pour l'Euro. Haaland, auteur de sept buts durant le tournoi, Ødegaard et leurs partenaires seront désormais attendus comme les leaders d'une sélection capable de battre le Brésil et de viser régulièrement les phases finales. Ce quart de finale ne garantit rien pour la suite, mais il a fait disparaître une interrogation majeure. Avant la compétition, les Løvene devaient prouver qu'ils pouvaient exister dans le feu d'un grand rendez-vous. Ils savent désormais qu'ils en sont capables. La Norvège n'est plus une promesse ni un simple épouvantail : c'est enfin une équipe qui compte.
La Norvège peut-elle faire encore mieux à l'avenir ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …


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