Shakhtar : do Brasil... plus que jamais !

Par Youcef Touaitia - Actu Générale, Mise en ligne: le 27/08/2025 à 16h30
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Après avoir vu sa colonie étrangère fuir au début de la guerre, le Shakhtar a reconstruit en trois ans un effectif où les Brésiliens sont plus nombreux que jamais. Douze joueurs auriverde composent l'ossature de l'équipe d'Arda Turan cette saison, symbole d'un modèle économique et sportif relancé avec force.

Shakhtar : do Brasil... plus que jamais !
Le Shakhtar, made in Brésil.

En 2022, le Shakhtar avait perdu son identité. Vidé de ses étrangers par la décision de la FIFA, contraint de se tourner vers son vivier local, le club ukrainien donnait l'image d'un projet brisé. Trois ans plus tard, le contraste est saisissant : jamais les Brésiliens n'ont été aussi présents à Donetsk.

Avec onze (et bientôt douze) joueurs sous contrat, dont plusieurs arrivés sur ce mercato estival, l'écurie exilée a bâti une nouvelle colonie sud-américaine, assumant à nouveau sa stratégie de plateforme vers l'Europe.

Reconstruction à marche forcée

La relance s'est faite dès 2023. Pedrinho a ouvert la voie, rejoint dans la foulée par Newerton et Eguinaldo. En 2024, le Shakhtar a frappé plus fort en attirant Kevin depuis Palmeiras (12 M€) et Marlon Gomes depuis Vasco da Gama (12 M€). Puis, sur ce mercato estival, la dynamique s'est emballée : Kauã Elias a quitté Fluminense pour 17 M€, Alisson Santana est arrivé de l'Atlético Mineiro pour 14 M€, Lucas Ferreira a suivi depuis São Paulo pour 10 M€ et Isaque arrive de Fluminense pour 10 M€. En deux ans, le vestiaire s'est recoloré en jaune et vert.


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Au total, douze Brésiliens forment l'ossature de l'équipe actuelle. Du gardien de but aux attaquants, toutes les lignes sont marquées par leur empreinte. Marlon Santos et Vinicius Tobias tiennent la défense, Marlon Gomes structure le milieu, et l'attaque se décline en version auriverde avec Kevin, Pedrinho, Alisson ou Kauã Elias. Une reconstruction accélérée, qui replace le Shakhtar dans sa logique initiale : miser sur de jeunes talents brésiliens, les valoriser en Europe et préparer la prochaine vague de ventes.

Un pari dans un contexte hostile

Le choix peut sembler paradoxal : la guerre avec la Russie se poursuit, le Donbass Arena reste inutilisable, et le club a manqué la Ligue des Champions en terminant troisième du dernier championnat. Pourtant, la stratégie reste la même. Les salaires sont versés en euros, les jeunes ont du temps de jeu garanti pour s'acclimater rapidement, et la scène européenne — cette saison via la Ligue Conférence — continue d'offrir une vitrine crédible. Même sans la manne financière de la C1, le Shakhtar maintient son pari.

La relance s'explique aussi par le soutien indéfectible du propriétaire Rinat Akhmetov et par une méthode financière rodée : paiements échelonnés, clauses de revente, recours à des réseaux d'agents brésiliens très fiables et solides. Le club dépense moins en infrastructures, joue en exil à moindre coût, et continue de bâtir un effectif dont la valeur marchande repose en grande partie sur ses recrues venues du «pays du football» . La guerre n'a pas détruit le modèle, elle l'a seulement suspendu... et l'a même renforcé.

Le modèle absolu

Car si le Shakhtar peut relancer aussi vite, c'est que cette stratégie a fait ses preuves. Depuis vingt ans, la filière brésilienne a rapporté des plus-values colossales. Fernandinho vendu près de 40 M€ à Manchester City, Willian cédé pour 35 M€ à l'Anzhi, Douglas Costa parti pour 30 M€ au Bayern, Alex Teixeira transféré en Chine contre 50 M€, et Fred acheté 15 M€ puis revendu 59 M€ à Manchester United. Ces deals ont financé la croissance du club et assuré sa visibilité européenne avec notamment le sacre en Ligue Europa en 2009.

Ce qui s'écrit aujourd'hui n'est donc pas une parenthèse, mais la continuité d'un modèle qui a survécu à tout : aux crises sportives, à l'exil, et désormais à la guerre. Jamais la colonie brésilienne n'avait été aussi nombreuse chez les Mineurs, et le Shakhtar prouve que son projet est plus vivant que jamais. La question reste de savoir si, sans Ligue des Champions pour les mettre en avant dans un contexte toujours aussi délicat, ces nouveaux talents connaîtront le même destin doré que leurs illustres prédécesseurs.

Le Shakhtar et le Brésil en chiffres

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