Paris s'illumine et coupe le souffle de Monaco - Débrief et NOTES des joueurs (PFC 4-1 ASM)
com.Grâce à 20 premières minutes d'exception, le Paris FC, impitoyable en phases de transitions, a surclassé l'AS Monaco (4-1) ce vendredi à Jean-Bouin, en ouverture de la 29e journée de Ligue 1. Fin de série pour les Monégasques, qui restaient sur sept victoires de suite en championnat.

Il n'y aura pas de grand huit pour l'AS Monaco. Après sept victoires de suite en Ligue 1, le club de la Principauté s'est lourdement incliné face au Paris FC (1-4) ce vendredi, en ouverture de la 29e journée de Ligue 1, ratant ainsi l'occasion de monter virtuellement sur le podium.
Létal sur les attaques rapides et porté par un Jonathan Ikoné à qui tout a réussi, le PFC enchaîne une sixième rencontre de suite sans défaite et confirme son regain de forme depuis la prise de fonctions d'Antoine Kombouaré au poste d'entraîneur.
3-0 après 21 minutes : le Paris FC régale
Après les remèdes de grand-mère, voici les recettes de grand-père Kombouaré pour anéantir l'équipe la plus performante du moment en Ligue 1. Le PFC a immédiatement donné le ton dans cette partie, avec un premier joli mouvement conclu de près par Ikoné sur un centre au cordeau de Simon (1-0, 4e). Contre toute attente, les Parisiens do Brasil ont régalé : quatre minutes plus tard, une action léchée a vu Immobile doubler la mise d'une frappe imparable sous la barre sur un caviar de Munetsi (2-0, 8e), puis Lopez a même eu la balle de 3-0 dans la foulée, mais s'est emmêlé les pinceaux face à Hradecky.
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Après avoir pris la foudre, les Monégasques ont réagi, et sur un petit festival d'Adingra, Trapp s'est détendu avec brio pour repousser le danger, avant d'intervenir une nouvelle fois, du pied, devant Fati. Une parade ô combien importante car une poignée de secondes plus tard, au terme d'un modèle de contre-attaque, Ikoné, servi sur un plateau par Immobile, a inscrit son second but de la soirée, sans opposition au second poteau (3-0, 21e). Quel festival à Jean-Bouin !
Balogun relance Monaco, Koleosho enchante Paris
Puis ce fut au tour de Balogun, l'incournable du moment, de se mettre en évidence : dans un premier temps maladroit, en envoyant sa reprise au dessus sur un excellent centre d'Adingra, l'attaquant américain a ajusté la mire une minute plus tard, en remportant son face à face devant Trapp, grâce, au départ, à un travail formidable de Bamba (3-1, 36e). Monaco a pu intensifier sa pression par la suite et Trapp a dû s'employer pour sauver les siens sur une frappe axiale de Fati. Quelle première période !
Le début de la seconde a été tout aussi enlevé, avec une triple occasion parisienne que ni Munetsi, ni Immobile, ni Ikoné n'ont pu terminer par un but. Systématiquement dangereux sur les phases de transitions, le PFC s'est régalé des espaces laissés dans le dos de la défense de l'ASM tout en résistant à l'impact physique et à la pression monégasque, de plus en plus intense. L'entrée de Pogba à 20 minutes du terme de la rencontre a été fêtée comme un but à Jean-Bouin… tout près de chavirer à nouveau sur une frappe trop croisée de Koleosho. Mieux valait s'époumoner sur le missile, barre rentrante, décoché par l'Italien dans la foulée (4-1, 71e) ! Quel spectacle et quelle victoire pour le Paris FC !
La note du match : 9/10
On a assisté à l'une des plus belles premières périodes de la saison. Le Paris FC menait 3-0 après 21 minutes en ayant su concrétiser des mouvements de qualité. Très plaisante à voir jouer, l'équipe francilienne a dû répondre au caractère affiché par les Monégasques, qui n'ont pas lâché l'affaire et ont relancé le suspense avant la pause. La seconde période, elle aussi, s'est avérée ouverte et agréable : le PFC, bien en place défensivement, a continué de régaler son public avec la belle frappe de Koleosho.
Les buts :
- Au milieu de terrain, Lopez alerte Simon sur la gauche d'une longue ouverture. L'ailier parisien attend une solution et trouve Ikoné au second poteau, buteur à bout portant, après avoir échappé à Adingra (1-0, 4e).
- Excentré à droite, Ikoné, alerté par Coppola, dévie le ballon de la tête dans la course de Munetsi. Dans la surface, le Zimbabwéen se défait de Bamba et centre en retrait pour Immobile, qui reprend sans contrôle, du plat du pied, sous la barre (2-0, 8e).
- Trapp s'interpose devant Fati et derrière, le contre parisien part à mille à l'heure. Au terme d'un modèle de remontée de balle, Ikoné, servi au second poteau par Immobile, conclut sans opposition (3-0, 21e).
- Dans l'entrejeu, Bamba élimine deux adversaires et lance parfaitement Balogun en profondeur, dans le dos de la défense parisienne. L'attaquant américain ajuste Trapp d'une frappe au sol (3-1, 36e).
- Zakaria écarte approximativement le ballon de la tête sur un long renvoi parisien. Koleosho le récupère : seul dans l'axe et pas attaqué, l'Italien envoie une lourde frappe qui heurte la barre et rentre dans le but de Hradecky (4-1, 71e).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Jonathan Ikoné (8,5/10)
En plus du soleil rasant, l'ailier du Paris FC a lui aussi ébloui Jean-Bouin. Intenable balle au pied, l'international français a survolé les 20 premières minutes en inscrivant deux buts sur deux appels au second poteau. Sa déviation pour Munetsi amène également la deuxième réalisation parisienne. Une performance impeccable, bonifiée par la qualité de ses prises de balle. Remplacé à la 65e minute par Luca Koleosho (non noté), auteur d'une excellente entrée. L'ailier italien est passé à quelques centimètres de marquer sur une frappe croisée, mais a eu plus de réussite quelques secondes plus tard en marquant d'un tir à l'entrée de la surface, barre rentrante.
PARIS FC :
Kevin Trapp (7) : le gardien du Paris FC a été déterminant. Il a écoeuré Adingra et Fati en première période, en sortant notamment une parade décisive sur l'action du troisième but. L'Allemand, qui n'a rien pu faire sur la réduction de l'écart de Balogun, a ensuite passé un second acte plus calme.
Adama Camara (5) : maintenu au poste de latéral droit, l'habituel milieu de terrain n'a pas eu une rencontre simple à négocier en évoluant sur le côté d'Adingra. Le Parisien a eu du mal dans les un contre un, mais n'a jamais été sur le fil. Remplacé à la 65e minute par Hamari Traoré (non noté), qui a apporté son expérience.
Diego Coppola (7) : l'excellent appel de Balogun, dans son dos, sur le but monégasque, entache légèrement une première période de haut niveau du défenseur central du PFC, dont la qualité de jeu long a été à l'origine de la deuxième réalisation francilienne. En seconde, à l'exception d'un léger déchet technique, le joueur prêté par Brighton, toujours bien placé, a brillé de par la justesse de ses interventions.
Moustapha Mbow (6) : le défenseur central du Paris FC a parfois rencontré des difficultés avec un vis-à-vis du niveau de Balogun, puisqu'il s'est fait aussi piéger sur son appel sur son but, mais il a fini par prendre la mesure de l'attaquant américain et à parvenir à le museler. Après la pause, moins exposé que Coppola, il s'est contenté de faire le travail sans fioriture.
Nhoa Sangui (5,5) : le latéral gauche du PFC a dû négocier les projections hautes de Teze en première période. Il a plié sans rompre, et le changement tactique à la pause côté monégasque l'a aidé, puisqu'il a été moins sollicité dans son couloir.
Pierre Lees-Melou (6) : le capitaine du Paris FC a livré un match appliqué dans l'entrejeu. Agressif et impliqué à la récupération du ballon, l'ancien Brestois a aussi permis à son équipe de se projeter vers l'avant.
Maxime Lopez (7) : le milieu de terrain parisien a joué au chef d'orchestre. Si le PFC a fait aussi mal en transitions, c'est à cause - ou grâce - à lui. À l'origine du premier but avec son long ballon pour Simon et toujours orienté pour jouer vers l'avant le plus tôt possible, l'ancien Marseillais a rayonné. Il aurait pu être buteur, mais on lui pardonnera son incroyable occasion manquée en première période. Remplacé à la 65e minute par Rudy Matondo (non noté).
Jonathan Ikone (8,5) : lire le commentaire ci-dessus.
Marshall Munetsi (7) : le milieu du PFC a poursuivi son excellente dynamique. Ses projections ont mis à mal la défense monégasque, à l'image de son appel dans la surface sur la première réalisation d'Ikoné, ou sur l'action de sa passe décisive avant le du but d'Immobile. L'ancien Rémois a fourni des efforts considérables en aidant son équipe à la récupération.
Moses Simon (6,5) : l'ailier parisien n'a pas eu beaucoup de ballons à négocier, mais il s'est montré tranchant sur chacun d'eux. Passeur décisif d'un centre parfait dès le début de la rencontre, le Nigérian a su dynamiter son couloir. Il a aussi contribué au contre rapide sur le troisième but. Remplacé à la 87e minute par Willem Geubbels (non noté).
Ciro Immobile (8) : voilà le match référence pour l'avant-centre italien. Buteur d'un plat du pied impeccable pour creuser l'écart dès la 8e minute, l'attaquant du PFC a régalé de par son intelligence dans ses placements, son flair et son orientation dos au jeu. Impliqué sur la contre-attaque éclair sur le troisième but et passeur décisif sur cette action, le vétéran a livré un match plein. Remplacé à la 75e minute par Alimami Gory (non noté).
MONACO :
Lucas Hradecky (3,5) : malgré une parade miracle face à Lopez en première période, le gardien de l'AS Monaco a été impuissant tout au long de la rencontre, sans qu'il ne soit le responsable numéro un sur les buts concédés. Soirée difficile pour le Finlandais.
Thilo Kehrer (2) : l'Allemand a replongé, et pas n'importe comment. Complètement dépassé en première période par la vitesse de jeu des Parisiens, le défenseur central monégasque a été en retard sur chaque intervention. Un sauvetage en début de seconde période permet de relever légèrement sa note. Remplacé à la 69e minute par Paul Pogba (non noté), acclamé par le public pour son retour à la compétition, après quatre mois d'absence
Denis Zakaria (2) : le capitaine de Monaco s'est totalement loupé alors que son replacement en défense centrale avait été une réussite, et c'est toute son équipe qui a sombré. Trop souvent à contretemps, maladroit à la relance à l'instar de sa remise de la tête avant le but de Koleosho (et de sa boulette préalable à la grosse occasion de Lopez), l'international suisse a beaucoup déçu.
Wout Faes (2) : le défenseur central belge n'a vraiment pas été bon non plus. À la rue en première période face aux vagues parisiennes, trop lent pour sortir sur Koleosho sur le quatrième but, le Monégasque a sombré. Idem, son sauvetage sur une triple occasion parisienne après la pause est insignifiant.
Jordan Teze (4) : le danger parisien est souvent venu de son côté en première période, mais le piston monégasque a eu le mérite d'apporter des solutions à son équipe offensivement, en proposant des courses intéressantes sur son couloir. Une prestation contrastée. Remplacé à la mi-temps par Krépin Diatta (4), moins fébrile défensivement, mais moins dangereux sur ses prises de balle.
Lamine Camara (4) : le milieu de terrain de Monaco a pris l'eau en première période face à un trio parisien qui s'est projeté et qui avait le souci de jouer dans la profondeur. En revanche, le Sénégalais s'est montré entreprenant à la dernière passe. Remplacé à la mi-temps par Christian Mawissa (4,5), qui a pris le poste de piston gauche suite à une réorganisation tactique. L'ancien Toulousain a mieux tenu le couloir qu'Adingra mais a eu un impact offensif limité.
Mamadou Coulibaly (3) : positionné à la place habituelle d'un Akliouche trop juste pour débuter, le milieu de terrain n'a pas été à l'aise dans cette position haute. Il a perdu beaucoup de duels et n'a jamais su être bénéfique à son équipe dans le registre offensif. Remplacé à la 69e minute par Maghnes Akliouche (non noté).
Aladji Bamba (6) : le rayon de soleil monégasque. Mis à part son intervention trop fébrile sur Munetsi avant le deuxième but, le milieu de terrain s'est montré à son avantage dans cette partie. De par ses prises de balle ou ses choix, il a été très bon dans l'orientation du jeu. C'est d'ailleurs sur une offrande en profondeur de sa part que Balogun réduit l'écart.
Simon Adingra (4) : beaucoup trop laxiste défensivement sur le premier but du PFC, le piston de Monaco a été beaucoup plus inspiré sur le plan offensif. Il a forcé Trapp à une belle envolée en tout début de rencontre et a multiplié les différences sur son côté. Avec un peu plus d'adresse de Balogun, l'Ivoirien aurait été décisif. Néanmoins, on l'a moins vu après la pause.
Ansu Fati (3,5) : titularisé en l'absence de Golovin, l'attaquant espagnol s'est heurté à deux reprises à un excellent Trapp en première période. Un manque d'efficacité cruel pour le joueur prêté par le FC Barcelone, transparent en seconde, qui n'a que trop peu pesé sur la rencontre. Remplacé à la 87e minute par Mika Biereth (non noté).
Folarin Balogun (5,5) : buteur lors d'un septième match consécutif en Ligue 1, l'attaquant est inévitablement l'homme incontournable de Monaco. Plein de sang froid sur son face à face gagné contre Trapp, il en avait eu un peu moins, une minute plus tôt, sur une occasion encore plus claire, alors qu'il était seul au second poteau. Ses appels et sa puissance ont causé des difficultés à la défense parisienne, laquelle a pris la mesure au fil du match.
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PARIS FC 4-1 MONACO (mi-tps: 3-1) - FRANCE - Ligue 1 / 29e journée
Stade : Stade Jean Bouin, Issy-les-Moulineaux - Arbitre : Eric Wattellier, France
Buts : J. Ikoné (4e) C. Immobile (8e) J. Ikoné (21e) L. Koleosho (71e) pour PARIS FC - F. Balogun (36e) pour MONACO
Avertissements :
PARIS FC :
MONACO :
Ikoné a immédiatement lancé le Paris FC (1-0, 4e)
Dans un début de match fou, Immobile a lui aussi fait plier Monaco (2-0, 8e)

Sur un contre éclair, Ikoné a signé un doublé (3-0, 21e)

Koleosho a participé au spectacle en inscrivant un joli but (4-1, 71e)

Après quatre mois d'absence, Pogba a fait son retour à la compétition




