Ligue 1 : Nasser sonne l'alarme sur les droits TV
Alors que la Ligue 1 mise sur sa nouvelle plateforme Ligue 1+ pour stabiliser ses revenus, Nasser Al Khelaïfi a exprimé ses doutes. Entre promesses de croissance et absence de garanties, le président du Paris Saint-Germain a mis en garde contre une situation inédite où les clubs français avancent dans le flou le plus total.

En marge du tirage au sort de la Ligue des Champions, Nasser Al Khelaïfi a choisi de s'exprimer sur un dossier brûlant : l'avenir économique de la Ligue 1.
Si le terrain sportif a occupé la lumière, le sujet des droits télévisés s'est invité au premier plan. Jamais, depuis son arrivée en 2011, l'homme fort du Paris Saint-Germain n'avait pointé une telle incertitude pour son club comme pour ses concurrents.
Une inquiétude inédite pour la Ligue 1
Au moment d'évoquer la question des droits nationaux, le dirigeant qatari a surpris par la gravité de son ton. «C'est la première fois depuis quatorze ans que nous sommes là qu'on ne sait pas quelle somme on va percevoir» , a reconnu le boss du champion d'Europe dans L'Équipe, soulignant un flou budgétaire sans précédent alors que la somme à redistribuer n'est que de 80,5 M€. Pour lui, cette opacité fragilise directement les projets des équipes du championnat de France.
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L'homme d'affaires sait que son club dispose d'autres leviers financiers. Mais il se dit préoccupé par la situation de ses rivaux moins armés. «Je suis évidemment plus inquiet pour les clubs qui n'ont pas beaucoup d'autres revenus que les droits télé. Cela va être très dur, très difficile» , a insisté Nasser. Un avertissement qui vise l'ensemble du football français, dépendant de cette manne pour équilibrer ses comptes.
Des doutes sur le modèle choisi
Après de nombreux changements pour la retransmission des matchs, la LFP a misé sur Ligue 1+, une plateforme de diffusion qui doit prouver sa capacité à générer des recettes. Al Khelaïfi a affiché un soutien de principe mais n'a pas cherché à masquer ses interrogations : «J'espère que cette chaîne va marcher. Mais il y a une très grosse incertitude.» Un constat qui tranche avec l'optimisme de la communication officielle.
Pour lui, la vraie question n'est pas dans la forme mais dans le résultat. «Le plus important, ce n'est pas la chaîne ou un autre système, c'est combien les clubs français vont toucher» , a rappelé le Parisien. Derrière cette remarque, un constat clair : sans revenus télévisés solides et prévisibles, la Ligue 1 risque de voir son équilibre s'éroder encore davantage dans un contexte de concurrence accrue avec les grands championnats européens.
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