OM : Greenwood, Vaz, son cas personnel... De Zerbi sans détour
À quelques heures du choc face à Liverpool, Roberto De Zerbi est revenu sur plusieurs dossiers sensibles de l'Olympique de Marseille. L'entraîneur italien a notamment évoqué l'avenir de Mason Greenwood, le départ de Robinio Vaz et son rapport personnel au contexte marseillais.

Invité sur la chaîne YouTube Viva el Futbol, Roberto De Zerbi a pris le temps de poser ses mots. Loin d'un exercice de communication classique, le technicien marseillais a détaillé sa vision du projet, entre protection de ses joueurs majeurs, explication de décisions internes et regard lucide sur l'environnement dans lequel il évolue.
Greenwood, le temps long plutôt que la précipitation
Interrogé sur la situation de Mason Greenwood, régulièrement annoncé sur le départ, De Zerbi a tenu un discours sans ambiguïté. «Je pense qu'il devrait rester encore ici. Marseille est déjà un grand club. Partir maintenant serait trop tôt. Il pourra partir quand il sera sûr d'être protagoniste ailleurs. J'aimerais qu'il gagne un titre ici et qu'il laisse une trace de son passage.» Un message clair, qui dépasse le simple cas individuel et s'inscrit dans une logique de construction patiente, loin des décisions dictées par l'urgence du marché.
emplacement publicitaire
Par ces mots, le manager passé par Brighton et le Shakhtar protège autant son joueur que le projet marseillais. Greenwood – 42 buts et 12 passes décisives en 62 matchs depuis son arrivée à l'été 2024 – est aujourd'hui un élément central du dispositif, déjà très exposé, mais encore en phase de consolidation dans un environnement exigeant. En appelant à la continuité, De Zerbi rappelle que Marseille n'est pas un simple tremplin, mais un cadre dans lequel un joueur doit s'imposer durablement avant de viser plus haut.
Les explications pour Vaz
Le départ de Robinio Vaz vers l'AS Roma contre 25 M€ sur ce mercato hivernal n'a pas été éludé. Le tacticien de 46 ans est revenu sur les derniers mois du jeune attaquant et sur la rupture progressive qui a précédé son transfert. «Vaz est un 2007, mais il avait bousculé la hiérarchie ici. Il a tout donné avec nous, puis il s'est passé quelque chose, il s'est mis à s'entraîner moins bien. Ce n'est qu'ensuite que j'ai compris qu'il avait des problèmes contractuels. Personnellement, je l'aurais fait jouer quand même.»
Le Transalpin a ensuite élargi son propos, sans volonté de stigmatisation. «Il est parti et nous lui souhaitons le meilleur, parce que c'est un garçon des banlieues de Paris qui mérite de faire carrière. Nous avons travaillé avec lui, il a progressé, mais il doit garder cette motivation, sinon il risque de perdre sa force. Toutes proportions gardées, je le vois un peu comme le nouveau Osimhen, celui du LOSC.» Un discours qui assume une ligne claire : l'accompagnement existe, mais le cadre collectif reste non négociable.
De Zerbi, lucide face à la pression marseillaise
Au-delà des dossiers individuels, De Zerbi a aussi livré un regard personnel sur sa situation à Marseille et sur la charge émotionnelle qui accompagne le poste. «Je suis heureux. Je suis dans une super équipe maintenant. Tout ce qui se passe ici, ça me sert. La passion, la folie. C'est vrai qu'il y a des polémiques, des critiques, des gens qui disent des bêtises, qui ont quelque chose contre le club. Mais c'est le prix à payer pour être ici.» Un discours qui assume pleinement l'environnement marseillais, sans chercher à l'édulcorer.
«Les hauts et les bas ? C'est difficile à expliquer. Ce matin, j'ai fait une réunion d'1h30 avec mon staff pour comprendre. C'est un problème mental qu'on doit résoudre sinon on aura des regrets. Mais c'est un nouveau groupe. Ici, les attentes sont élevées et il y a de la pression sur les joueurs. Douze nouveaux joueurs sont arrivés. Quand on se connaît assez entre nous, un lien de fraternité se crée. Nous travaillons sur cela.» Une conclusion qui éclaire la méthode De Zerbi : lucidité, exigence et travail de fond, sans faux-semblants.
Que pensez-vous des propos de Roberto De Zerbi ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

