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Abdessadki, décollage réussi
Par Julien Gorenflot - Le Portrait De La Semaine, Mise en ligne: le 23/02/2005 à 22h02
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Repositionné dans un rôle plus offensif, Yacine Abdessadki démontre tout son talent depuis le début de saison. Actuellement, il fait partie des joueurs en forme qui permettent à Strasbourg de respirer un peu mieux en championnat. Buteur et passeur, le jeune international marocain, qui a disputé face au PSG son 50ème match en L1, a franchi un palier cette saison.

Un changement de poste qui change tout

Si Niang et, surtout, Pagis sont les deux joueurs qui symbolisent la réussite strasbourgeoise lors des deux dernières rencontres, le système offensif des Alsaciens fonctionne surtout grâce aux hommes de couloir, et particulièrement Yacine Abdessadki. Ce dernier est, avec le suédois Farnerud qui occupe un poste plus axial et plus libre, le détonateur d'une équipe qui aime passer par les côtés. Avec sa polyvalence, son abnégation et ses capacités physiques au-dessus de la moyenne, il contribue grandement au redressement du Racing, en championnat et en coupe de la Ligue. Travailleur de l'ombre qui ne rechigne pas, Abdessadki est aujourd'hui récompensé de ses efforts. Les dirigeants alsaciens, qui espéraient faire signer Fabrice Fiorèse au mercato, ne doivent pas avoir de regrets après les dernières prestations de leur ailier droit maison. «Je me suis fait chambrer par mes collègues, dit-il à propos de la possible arrivée de Fiorèse. Mais ça ne m'a pas mis de pression supplémentaire.» Abdessadki explique la réussite strasbourgeoise par les changements apportés par Duguépéroux : «Alex (Farnerud), Pascal (Johansen) et moi jouissons d'une plus grande liberté et notre rendement s'en ressent.»

Souvent baladé d'un poste à l'autre, Abdessadki se révèle depuis plusieurs semaines au poste d'ailier. Au printemps dernier, alors que Strasbourg était en difficulté, Abdessadki est titularisé au poste d'arrière droit, «un poste auquel je n'avais jamais joué» , et il s'en sort très bien. Kombouaré a compris qu'il pouvait apporter quelque chose sur le côté. Replacé au milieu par Jacky Duguépéroux, mais désormais sur l'aile, Abdessadki a trouvé sa place dans l'équipe, même si «ce rôle dans le couloir droit n'est pas celui que je préfère, affirme le Marocain. Jacky Duguépéroux sait mieux que quiconque que je suis milieu récupérateur axial. S'il m'a utilisé sur le côté, c'est parce qu'il voyait en moi le joueur le plus capable d'être efficace dans cet emploi sans que l'équilibre de l'équipe ne soit rompu. Jacky a estimé que mon volume de jeu me permettrait d'évoluer comme milieu droit. Il me suffisait de monter d'un cran et l'adaptation s'est faite sans problème.» Profitant de sa vivacité et de sa technique, il est en tout cas devenu la rampe de lancement idéale pour l'omniprésent Michaël Pagis. En plus de ses qualités de milieu offensif, Abdessadki se découvre des qualités de buteurs (5 buts en L1 cette saison et un but en sélection), alors qu'il n'avait pas inscrit le moindre but en L1 depuis le début de sa carrière (et un seul but en L2).

Un parcours chaotique

Prêté à Grenoble en 2002-2003, alors qu'il n'arrive pas à percer à Strasbourg (seulement 7 matchs disputés en 2001-2002), Yacine Abdessadki gagne en expérience et en maturité. C'est à Grenoble qu'il prend définitivement conscience de ce qu'est le métier de footballeur professionnel. Il y apprend les vertus du repos, de la diététique et toutes les contraintes indispensables à la progression d'un bon professionnel. Pourtant, son retour en Alsace est difficile. Au début de la saison 2003-2004 il ne fait pas partie de l'équipe version Kombouaré qui séduit la France. «Quand je suis revenu à l'été 2003 après mon prêt à Grenoble, Antoine Kombouaré voulait me prêter à nouveau, explique Abdessadki. Il a changé d'avis lors du stage d'avant-saison. Je lui ai montré que je pouvais postuler au groupe des 16. Même s'il ne m'alignait pas tout le temps, je savais qu'il comptait sur moi. Ambitieux comme je suis, je voulais plus. Alors, je me suis battu pour être titulaire au poste de latéral droit. Je constate avec le recul que mon expérience dans ce registre m'a permis de compléter ma palette défensive.»

L'arrivée de Duguépéroux aux commandes de l'équipe est probablement une seconde chance pour le feu follet strasbourgeois, car le nouveau coach connaît ses qualités : «A dix-sept ans, quand il est arrivé au centre, c'était un joueur remarquable, explique Duguépéroux. Et il n'a pas perdu ses qualités, notamment un gros volume de jeu. Il a retrouvé des sensations perdues.» De son côté, Abdessadki reconnaît volontiers ses attentes : «Avec le changement d'entraîneur, j'espérais que «Dugué» (Jacky Duguépéroux) me donnerait ma chance au milieu. Il l'a fait. Le coach me demande plus au fil des matches, de provoquer les duels notamment.» D'ailleurs, depuis la prise de fonction de Duguépéroux, Abdessadki a été titulaire à chaque match. Une situation qui aurait pu être différente avec la signature de Fiorèse. Sur les conséquences qu'aurait pu avoir l'arrivée du joueur Marseillais, Abdessadki est cependant partagé : «Je me suis demandé où j'allais jouer, si j'allais être replacé dans l'axe. Ça m'aurait fait mal au coeur d'être repoussé sur le banc. Il y a quelques années, même quand je jouais moins, j'aurais pris la démarche du club comme une défiance à mon égard. Là, je l'ai d'autant moins perçue comme une remise en cause personnelle que Fiorèse ne représentait pas un pari sur la durée, mais juste un coup sur quelques mois. Qui sait si son recrutement ne m'aurait pas aidé à franchir une nouvelle étape ?»

Strasbourg ou l'Espagne ?

Tout serait simple si le contrat de Yacine Abdessadki ne se terminait pas en juin. Le milieu strasbourgeois ne veut pas spécialement quitter son club, mais ses prétentions salariales ne conviennent à ses dirigeants. «J'ai envie de rester, le club aimerait me garder, mais pour l'instant, nous ne sommes pas d'accord, explique Abdessadki. A 24 ans, le moment est venu pour moi de bien gagner ma vie. J'aurais aimé être vite fixé, mais ce stand-by ne me perturbe pas. Je joue chaque match à fond. Je pense prouver que je suis au niveau de mes exigences et, surtout, que j'ai encore une marge de progression. Je me vois bien Strasbourgeois l'année prochaine, car l'équipe a un gros potentiel.»

Reste à savoir si les dirigeants seront patients et finiront par accepter les demandes de leur joueur. Au moins deux clubs espagnols, Malaga et Majorque, l'ont déjà supervisé. Le milieu strasbourgeois avoue que des possibilités existent réellement, notamment en Espagne : «Les contacts se sont multipliés ces derniers temps, avec des clubs intéressants en Espagne et en France. Certains m'offriront sans doute un challenge alléchant, sportivement et financièrement. Mais je le répète : je crois au Racing. Et ce que je demande ne me paraît pas déconnecté de la réalité.» A suivre.

A tout juste 24 ans, Yacine Abdessadki s'affirme enfin comme un élément incontournable de l'équipe strasbourgeoise. Milieu récupérateur ou ailier, l'international marocain montre toutes ses capacités, à la fois physique et technique. Mieux encore, il marque des buts. S'il confirme la qualités de ces dernières prestations, le protégé de Duguépéroux pourrait d'ailleurs quitter l'Alsace à la fin de la saison, si ses dirigeants ne répondent à ses attentes.

Nom : Abdessadki
Prénom : Yacine
Né le 1er janvier 1981 à Nice
Taille : 1,75 m
Poids : 64 kg
Clubs successifs : Strasbourg, Grenoble, Strasbourg (depuis 2003)
International Marocain.



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