PSG : le projet du Parc se heurte à un obstacle majeur !
com.Si le Paris Saint-Germain étudie toujours ses options pour son stade, le club de la capitale donne sa priorité au Parc des Princes avec le projet de mener de grands travaux pour rénover l'enceinte. Sauf que la fille de l'architecte du stade francilien, Sophie Taillibert, s'oppose à la solution technique présentée par le PSG.

Il n'y a décidément rien de simple pour le Paris Saint-Germain concernant son stade. En conflit pendant plusieurs années au sujet d'une éventuelle vente du Parc des Princes, le club de la capitale et la Mairie de Paris ont renoué un dialogue constructif depuis l'élection d'Emmanuel Grégoire en mars dernier.
Au cours des derniers mois, le double champion d'Europe en titre a ainsi étudié trois dossiers pour accueillir le stade de l'équipe : Poissy, Massy et bien évidemment le Parc. L'enceinte située dans le quartier d'Auteuil représente logiquement la priorité du PSG avec le projet de grands travaux pour la rénover.
La fille de l'architecte en opposition avec le projet présenté !
Pour envisager un avenir sur le long terme au Parc, la direction parisienne souhaite ainsi augmenter la capacité du stade à 70 000 places. Mais depuis le début de l'été, la fille de l'architecte de l'enceinte francilienne, Sophie Taillibert, s'oppose au projet présenté par le champion de France en titre qui, selon elle, porte atteinte à l'oeuvre de son père. «Nous souhaitons tous que le PSG reste au Parc des Princes et nous avons donc des points de convergence. Mais ma priorité reste la préservation de l'oeuvre de mon père. Les travaux d'agrandissement envisagés doivent avoir comme principe de base le respect de la structure qui caractérise l'identité du Parc des Princes, une oeuvre architecturale exceptionnelle du XXe siècle», a-t-elle prévenu pour Le Parisien ce mardi.
emplacement publicitaire
Dans l'idée, Taillibert n'est pas contre la rénovation et l'agrandissement du Parc, mais la solution technique proposée par le PSG ne lui convient pas. «Le projet qui nous a été présenté prévoit la suppression des fléaux et de l'anneau technique. Des 50 portiques qui structurent le stade, seuls les mâts seraient conservés, comme une sorte de squelette... Il s'agirait donc d'une intervention extrêmement lourde, entraînant une déconstruction massive de l'ouvrage. C'est précisément à cette suppression des fléaux et de l'anneau technique que je ne peux pas donner mon accord», a annoncé la neuro-oncologue.
Une longue bataille devant la justice ?
Pour le PSG, il s'agit d'un véritable obstacle. En effet, sans un accord entre les deux parties, le litige pourrait continuer devant la justice avec une procédure qui risque de prendre entre 18 mois et 3 ans, ce qui retarderait considérablement les plans parisiens. Le sujet sera bien évidemment au coeur du deuxième comité de pilotage concernant le dossier du Parc le 16 octobre prochain. Et les patrons parisiens veulent justement prendre une décision rapide, désormais attendue dès novembre. Pour Taillibert, Paris va devoir présenter d'autres solutions, en préservant l'oeuvre de son père, pour envisager un futur au Parc.
«Un accord financier ? Non. Ces discussions n'ont pas vocation à déboucher sur un accord financier. Ma priorité, en qualité de gardienne de l'oeuvre de mon père, est et demeure le respect et la préservation de son oeuvre architecturale. En ma qualité d'ayant droit, je perçois des royalties sur l'exploitation de l'image du Parc. Mais même si j'ai un intérêt financier au maintien du PSG au Parc des Princes, que je mentionne en toute transparence, cela ne m'empêche pas du tout de défendre une position à propos de l'avenir du Parc des Princes», a-t-elle fait savoir. La balle se trouve dans le camp du PSG.
Que pensez-vous de la situation du PSG avec le Parc des Princes ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

