OM : mais d'où sort cette masse salariale ?
com.L'Olympique de Marseille s'est engagé devant la DNCG à réduire drastiquement sa masse salariale : estimée à 163 millions d'euros chargée l'an passé, elle doit passer sous le seuil des 100 millions. Mais d'où sort cet argent ?

Placé sous encadrement par la DNCG au niveau de la masse salariale et des indemnités de mutation, puis surveillé par l'UEFA, qui lui a laissé un délai d'un an pour endiguer ses pertes et lui a infligé une amende de 10 millions d'euros, l'Olympique de Marseille présente une situation financière alarmante.
Pour échapper à de plus lourdes sanctions, le club phocéen s'est engagé à réaliser une cure d'austérité pour équilibrer ses comptes. Concrètement, cela consiste d'abord à réduire sa masse salariale chargée, passant d'un record de 163 millions d'euros à un objectif de 94 millions d'euros.
95 M€ de salaires fixes (hors charges) la saison dernière
Cela paraît peu, mais les départs de Mason Greenwood (Fenerbahçe), Hamed Junior Traoré (Genoa) et Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne) n'ont allégé cette masse que de 17 millions d'euros environ. Ensuite, les ventes à venir de Facundo Medina (Leverkusen) et Geronimo Rulli (Manchester City) pourraient permettre près de 8 millions d'euros annuels d'économies supplémentaires. L'objectif est encore loin, d'où le fait que Marseille ne s'opposera à aucun départ cet été. La question, c'est donc de savoir d'où sortent ces 163 millions chargés de la saison dernière, car cela ne signifie pas que l'OM doit faire partir 69 millions d'euros de salaires bruts pour atteindre son objectif de 94 millions.
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D'après le très fiable site Capology, qui publie les montants suivants sans prendre en compte les charges, l'OM versait 95 millions d'euros bruts par an en salaires fixes à ses joueurs en 2025-2026, et le total grimpait même à 120 millions d'euros en incluant les primes. En somme, trois quarts de la masse salariale provenaient des émoluments bruts des joueurs. Le reste inclut la rémunération du staff et des autres salariés du club (ils sont entre 250 et 499, et disposent de revenus beaucoup plus modestes), et donc les charges patronales, qui représentent en France environ 35 à 40% du coût total d'un salaire.
De nombreux départs inévitables
Où en est l'OM maintenant ? Avec les trois ventes, les fins de contrats et les fins de prêts (notamment celui de Benjamin Pavard, qui émargeait à plus de 7 millions d'euros bruts par an), le club a réduit le total des salaires fixes des joueurs à 70 millions d'euros, et à un peu moins de 90 millions avec les primes (estimations Capology). Une fois les charges ajoutées, la masse salariale totale atteindrait environ 120 millions d'euros, ce qui explique l'ampleur des efforts encore nécessaires. Associés à des rumeurs de départs, Geoffrey Kondogbia, Pierre-Emile Højbjerg, Igor Paixão et Nayef Aguerd disposent des quatre salaires les plus élevés du club et pèsent près de 22 millions d'euros par an au niveau de la masse salariale.
S'ils trouvent tous une porte de sortie, l'OM se rapprochera donc de son objectif. Après les exfiltrations, viendront ensuite les recrues tant espérées - car le club provençal n'a enregistré aucune arrivée au 7 août - pour un investissement maximal de 5 millions d'euros par joueur, selon L'Equipe (Marseille privilégiera des prêts et des joueurs libres). Ces derniers devront accepter un plafond salarial de 100 000 euros par mois, à l'exception de deux ou trois éléments, qui plafonneront à 150 000 euros. Pendant ce temps, sur le terrain, l'OM annonce toujours viser une qualification européenne.
L'Olympique de Marseille parviendra-t-il à atteindre ses objectifs ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

