Sénégal : Koulibaly en plein cauchemar
com.Champion d'Afrique sur le terrain, en attendant la décision du TAS, le Sénégal se retrouve déjà au bord du précipice dans cette Coupe du monde 2026. Après deux défaites contre la France (1-3) et la Norvège (2-3), Kalidou Koulibaly concentre une grande partie des critiques.

Le contraste est brutal. Avant le tournoi, Kalidou Koulibaly (34 ans) parlait d'un Sénégal capable de «rêver grand» , avec l'ambition d'aller au moins en quarts de finale. Deux matchs plus tard, les Lions de la Teranga affichent zéro point, six buts encaissés et une obligation claire : battre l'Irak pour simplement espérer poursuivre l'aventure. Dans ce début de naufrage, le capitaine sénégalais n'est pas le seul responsable, mais le défenseur central d'Al Hilal en est devenu le symbole le plus visible.
Un capitaine ciblé
Contre la France, le malaise était encore nuancé. Koulibaly avait longtemps contenu Kylian Mbappé dans un premier acte où l'attaquant français avait multiplié les imprécisions, avant de souffrir lorsque les Bleus avaient accéléré entre les lignes. Pris dans son dos sur l'ouverture du score, le roc des Lions de la Teranga avait ensuite été dépassé par les appels français en fin de match. Ce n'était pas encore un effondrement individuel, mais déjà un signal inquiétant pour un joueur censé stabiliser son équipe dans les moments de tempête.
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Face à la Norvège, le doute s'est transformé en crise ouverte. Présent sur plusieurs actions décisives, Koulibaly a sombré dans une rencontre que le Sénégal ne pouvait pas se permettre de perdre. La presse sénégalaise a évoqué une «nuit d'erreurs» , tandis que de nombreux supporters ont directement ciblé le capitaine, certains allant jusqu'à le tenir responsable de cinq des six buts encaissés dans ce Mondial. La formule est évidemment dure, mais elle résume un climat : après deux revers et une défense en souffrance, Koulibaly cristallise la colère.
Le choix de Thiaw
Cette situation met aussi Pape Thiaw face à ses responsabilités. Le sélectionneur sénégalais pouvait logiquement s'appuyer sur l'expérience, le statut et le poids de son capitaine dans le vestiaire. Mais le Sénégal avait aussi une preuve récente qu'il pouvait exister sans lui. Suspendu lors de la finale de la CAN contre le Maroc, comme en 2019 face à l'Algérie, Koulibaly avait vu Mamadou Sarr le remplacer avec autorité. Dans un match à très haute pression, l'absence du patron annoncé ne s'était pas ressentie.
En réinstallant Koulibaly au coeur de sa défense pour cette compétition, Thiaw a donc privilégié la hiérarchie. Deux matchs plus tard, ce choix pèse très lourd. Le Sénégal n'est plus dans la simple déception, mais dans l'urgence absolue, avec un statut continental à défendre et une élimination qui menace dès la phase de groupes. Koulibaly reste un monument du football sénégalais. Mais avant l'Irak, les Lions de la Teranga n'ont plus besoin d'un symbole : ils ont besoin d'une défense qui tient.
Que doit faire Pape Thiaw avec son capitaine ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …


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