OM : à qui la faute ?
com.Sauf incroyable retournement de situation, l'Olympique de Marseille ne disputera pas la Ligue des Champions la saison prochaine. La fin de saison en roue libre semble plus probable pour une équipe longtemps promise au podium. Comment l'expliquer ?

Humilié à Nantes (0-3) et désormais 7e de Ligue 1, soit sans Coupe d'Europe la saison prochaine sauf victoire de Lens en Coupe de France, l'Olympique de Marseille traverse une grave crise. Mais qui en porte la responsabilité ?
La facilité incite à pointer du doigt les joueurs, lesquels ne montrent aucune envie sur le terrain, peu importe l'adversaire et son niveau. Les Phocéens auraient fini par «lâcher», leur entraîneur comme leurs objectifs fixés en début d'exercice.
Des joueurs «usés» , par la direction ?
«Le problème, à l'origine, il n'est pas lié aux joueurs. Moi, des joueurs qui ont envie de lâcher, je ne connais pas, a répondu Bixente Lizarazu dans Téléfoot ce dimanche. Il y a des contextes qui font que tu voles sur un terrain, et d'autres qui font que tu n'arrives plus à jouer. On le voit dans le regard des joueurs, il n'y a plus d'énergie, il n'y a plus rien. Ils sont usés.» Par quoi ? Par d'autres responsables de la catastrophe actuelle, à savoir les dirigeants, passés ou actuels.
emplacement publicitaire
Ils sont nombreux à avoir fauté cette saison. On peut par exemple penser au sommet de la hiérarchie avec le propriétaire Frank McCourt, trop peu présent, et à la recherche d'autres actionnaires. L'homme d'affaires américain a beaucoup mis la main à la poche, et celle-ci semble désormais trouée, ce qui n'est pas forcément un bon message envoyé aux joueurs venus pour le fameux «projet». Sans oublier une gestion assez délicate de ses subordonnés.
La responsabilité de Benatia
N'aurait-il pas mieux fait d'accepter la démission de Medhi Benatia au mois de février ? Le directeur sportif, autre grand responsable de la crise, a fini par rester, mais sans aucune légitimité auprès de l'effectif. Ses sorties médiatiques fracassantes n'ont pas eu l'effet escompté, au contraire, tout comme le choix du remplaçant de Roberto De Zerbi, Habib Beye, qui n'avait pas réussi à tenir son groupe à Rennes et n'a logiquement pas non plus réussi à le faire à Marseille.
La saison de l'OM se résume à plusieurs mauvais choix. Des joueurs sur le terrain, à l'instar de ces dernières secondes fatales lors du Trophée des Champions contre le Paris Saint-Germain, mais aussi de la direction en coulisses. Pablo Longoria, ex-président redevenu directeur sportif à River Plate, est également à pointer du doigt. Notamment pour sa gestion du cas Adrien Rabiot, poussé vers la sortie après sa bagarre «d'une violence inouïe» avec Jonathan Rowe à Rennes.
Rabiot et De Zerbi, deux cas mal gérés
En écartant dès la 1ère journée son meilleur joueur, figure de proue du «projet», l'OM s'est tiré une balle dans le pied. Et le club phocéen a bien évidemment eu du mal à retomber sur ses pattes derrière : Matt O'Riley, venu remplacer «Le Duc», c'est six mois et puis s'en va… La saison aurait-elle été différente avec Rabiot ? Difficile de penser le contraire, car l'international français n'aurait jamais accepté l'état d'esprit défaitiste qui règne actuellement à la Commanderie, et il l'aurait fait savoir.
Son départ a eu une énorme incidence sur le groupe, notamment sur des cadres comme Pierre-Emile Højbjerg, qui n'est plus que l'ombre de lui-même depuis que le bateau tangue. Celui de Roberto De Zerbi, autre incarnation du «projet», également. De nombreux joueurs sont venus pour l'Italien, et semblent être partis avec lui. La faute, aussi et surtout, à un club qui s'embrase continuellement, à la moindre déception. Les deux évènements mentionnés plus haut l'illustrent parfaitement. Désormais, l'avenir s'annonce sombre pour l'OM, sans vitrines et sans Coupe d'Europe, et probablement sans son meilleur joueur Mason Greenwood, promis à un départ.
D'après vous, qui est le principal responsable de la triste saison marseillaise ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…

