Manchester City : Cherki a du mal avec le foot moderne
Connu pour sa vision particulière, le milieu offensif de Manchester City Rayan Cherki n'est pas fan du football actuel. L'international français regrette un manque de spectacle et de plaisir.

Rayan Cherki est un joueur à part, et pas seulement sur le rectangle vert. Le Français se distingue aussi dans sa vision du football qui contraste avec certains critères devenus essentiels.
Le milieu offensif de Manchester City n'a pas attendu cette saison pour critiquer l'ère moderne. Durant ses années en Ligue 1, l'ancien Lyonnais se plaignait déjà d'un sport trop focalisé sur les statistiques.
Cherki et le foot robotisé
Autant dire que Cherki partage l'avis de nombreux observateurs déçus comme Ruud Gullit (voir article ici). Le Citizen regrette lui aussi un manque de plaisir. Et le constat dépasse largement le cadre de la Premier League selon l'international tricolore, qui n'est tout simplement pas adepte du foot actuel. «Je ne suis pas forcément fan de tous ses aspects, a avoué le meneur de jeu dans un entretien accordé à France Football. J'aimerais qu'on se dise «les robots, c'est bien mais la magie, c'est mieux» . Réaliser un match parfait, avec 99% de passes réussies, c'est bien, mais en faire un avec cinq, six éclats de génie, ce sera toujours mieux.»
emplacement publicitaire
Avec cette mentalité et son profil, on devine que Cherki apprécie moyennement l'importance accordée aux aspects tactique et athlétique. «Le volume de jeu n'est pas un problème, au contraire, a-t-il répondu. Mais ça frustre un peu car, aujourd'hui, beaucoup d'entraîneurs sont dans la recherche constante de qui va courir le plus, sauter le plus haut. Le foot, ce n'est pas ça pour moi.» A ses yeux, le ballon rond appartient aux artistes, une espèce rare. «Il y a des joueurs avec des talents extraordinaires mais peu d'artistes» comme «Lamine Yamal. Kylian Mbappé. Ousmane Dembélé. Et Rayan Cherki», a énuméré le Mancunien.
La mission du Français
C'est donc avec nostalgie que le joueur ambidextre parle du foot à l'ancienne, celui des «années 2000, jusqu'à 2014-2016, a-t-il précisé. Ensuite, c'est parti en…» D'où sa mission ambitieuse avouée au magazine : «aider à remettre le foot à l'ancienne à la mode. Un jour, j'espère y arriver». En attendant, Cherki devra répondre aux exigences de Pep Guardiola pour s'imposer à Manchester City, sans oublier celles du sélectionneur Didier Deschamps s'il veut conserver sa place en équipe de France avant la Coupe du monde 2026.
Que pensez-vous de la vision de Rayan Cherki ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …

