OM : "s'il n'a pas faim...", De Zerbi assume pour Murillo
Auteur d'une entrée en jeu catastrophique avec l'Olympique de Marseille face au Paris FC (2-2) samedi, Amir Murillo a été vilipendé par son entraîneur Roberto De Zerbi lors de l'entraînement du lendemain, puis envoyé en équipe réserve. Une décision assumée par le technicien italien.

Tout va très vite dans le football, et encore plus à l'Olympique de Marseille. Vanté pour son état d'esprit il y a encore quelques mois, Amir Murillo a été envoyé en équipe réserve et - selon La Provence - invité à rapidement quitter le club au lendemain de son entrée en jeu catastrophique face au Paris FC (2-2) samedi.
En méforme depuis plusieurs semaines, le latéral droit a également subi les foudres de son entraîneur Roberto De Zerbi lors de la séance d'entraînement de dimanche, et le technicien italien a bien évidemment été interrogé sur le sujet en conférence de presse.
«Tout le monde doit la voir, cette faim»
Rarement adepte de la langue de bois, le coach marseillais a confirmé la mise à l'écart de l'international panaméen. La raison ? Un état d'esprit trop nonchalant et des erreurs fatales sur les dernières rencontres de la part de «Muri». «La question est très simple : je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matchs… L'erreur footballistique, je l'accepte, mais il y a une chose que je veux voir sur le terrain : la faim», a démarré l'ancien entraîneur de Brighton face aux journalistes.
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«Tout le monde doit la voir, cette faim. Si je prends une décision de ce genre, c'est sûrement que j'ai mes raisons. Murillo, c'est une belle personne, je l'aime beaucoup. Mais s'il n'a pas faim, et c'est pareil pour tout le monde : il ne joue pas. Si après le 2-0, je vois deux joueurs qui discutent sur le terrain à Paris, ça m'énerve. Il faut courir, ne pas se plaindre, ne pas parler, il faut courir avec la faim», a poursuivi le technicien italien, malgré son affection toute particulière pour le défenseur arrivé en 2023.
Un traitement injuste ?
«Murillo, C'est l'un des rares joueurs qui est venu chez moi pour manger. Il sait que je l'apprécie beaucoup, mais il doit comprendre. Tout le monde doit être logé à la même enseigne», a conclu RDZ. Une explication franche, mais qui ne plaira sans doute pas aux supporters. Arrivé sur la pointe des pieds il y a deux ans et demi, le Panaméen est vite devenu l'un des chouchous du Vélodrome. Et sur la pelouse de Jean-Bouin, il n'est pas le seul à avoir failli au niveau de l'envie et de la «faim».
À vrai dire, seuls Mason Greenwood ou encore Timothy Weah ont réalisé une prestation digne de ce nom. Mais, pour ne citer qu'eux : Leonardo Balerdi a une nouvelle fois déçu, Geronimo Rulli s'est encore rendu coupable d'une énorme bourde, tandis qu'Igor Paixão a lui aussi affiché les mêmes limites. Sans oublier l'entrée en jeu cataclysmique d'Hamed Junior Traoré. Aux dernières nouvelles, aucun d'entre eux n'a été envoyé en équipe réserve, ou invité à se trouver une porte de sortie.
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