Lyon : Fonseca, travaux colossaux
Vainqueur d'un huitième match de suite sur la pelouse de Metz (5-2) dimanche en Ligue 1, l'Olympique Lyonnais a confirmé, sous la houlette de son coach Paulo Fonseca, sa superbe dynamique, avant d'attaquer un calendrier chargé et excitant.

On peut refaire le monde avec des "si", mais cela n'empêche pas de se demander où aurait été l'Olympique Lyonnais s'il n'avait pas rencontré un coup de mou à l'automne, lorsqu'il n'avait réussi à gagner que deux de ses neuf matchs entre le 5 octobre et le 23 novembre.
Vainqueurs de sept de leurs huit premières rencontres de la saison, les Gones sont repartis sur des bases encore plus fortes depuis la mi-décembre. Ils ont remporté leurs huit derniers matchs toutes compétitions confondues, et s'avancent avec beaucoup de garanties vers une seconde partie de saison qui peut devenir excitante.
Une première depuis la période dorée
Outre le storytelling de la relégation en Ligue 2 annulée en appel l'été dernier, puis de la saison galère qui lui était promise à défaut d'avoir été viré de l'élite du football français, avant de finalement devenir un sérieux candidat à la Ligue des Champions, l'OL est parti sur les bases d'une saison historique, qui doit donner beaucoup de crédit au travail de l'entraîneur, Paulo Fonseca. D'une part, parce que Lyon n'avait plus enchaîné huit victoires depuis l'époque dorée.
emplacement publicitaire
Il faut remonter à la période août-novembre 2006, lorsque le club avait enchaîné 14 succès de rang, pour retrouver un momentum au moins aussi long. Et puis d'autre part, avec la victoire à Metz (5-2) obtenue dimanche, le club rhodanien compte 67,9% de victoires depuis le début de l'exercice (19 en 28 matchs). Son plus haut ratio historique pour une saison disputée en tant que pensionnaire de l'élite. Reste à le maintenir (ou faire mieux).
Les blessures, la crainte de Fonseca
L'hiver est radieux à Lyon, mais une préoccupation chagrine le coach Fonseca (qui, depuis sa prise de fonctions, a un ratio de victoires identique à celui de Gérard Houllier - l'homme qui a le pourcentage de matchs gagnés le plus élevé dans l'histoire du club - avec quasiment 64% de succès). Il s'agit de la condition physique des joueurs, la conséquence d'une première partie de saison disputée avec les moyens du bord, sans avoir eu la possibilité de faire beaucoup de rotations.
«Je suis vraiment préoccupé en ce moment. On a beaucoup de matchs, on ne peut pas oublier qu'on a joué contre les Young Boys sur un terrain différent (synthétique, ndlr). Il y a eu un problème pour Pavel (Sulc), pour Adam (Karabec), Nico (Tagliafico), Abner, qui sont des joueurs importants pour nous, et Corentin (Tolisso) maintenant, qui a un petit souci musculaire», a regretté le technicien lyonnais en conférence de presse.
D'un autre côté, Fonseca pourra se rendre compte de l'ampleur de son effectif lorsque tout ce monde sera revenu, que Malick Fofana (absent depuis octobre) et Ernest Nuamah (indisponible depuis avril) renforceront le secteur offensif dans les prochaines semaines, et lorsqu'il pourra compter sur Noah Nartey - dès dimanche prochain - pour étoffer son entrejeu. De quoi ouvrir la perspective d'une fin de saison palpitante, en championnat, où le club est 4e, en Coupe de France (8es de finale contre Laval), et en Ligue Europa (qualification pour les 8es validée).
Que peut espérer l'Olympique Lyonnais pour la fin de saison ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

