Remonté contre Eric Wattellier, l'arbitre de Lille-Rennes (0-2), samedi en Ligue 1, le LOSC a eu tort de s'estimer victime d'une injustice, selon la Direction de l'arbitrage de la Fédération française de football. Dans son débrief du week-end, elle conforte la décision de l'officiel (voir la brève du dimanche 4/01), qui avait expulsé le défenseur lillois Alexsandro (26 ans, 5 matchs en L1 cette saison), coupable d'avoir annihilé une occasion nette de but.
"La Loi 12 des Lois du Jeu définit précisément les critères permettant d’identifier un anéantissement d’une occasion de but manifeste. Ainsi, l’analyse de la situation repose sur l’évaluation combinée de quatre éléments. En l’espèce, la faute est commise à une distance courte du but, dans une zone où une occasion de but est clairement identifiable. L’attaquant rennais se dirige directement vers le but adverse, avec une course orientée vers la surface de réparation et sans déviation de trajectoire. La probabilité de conserver ou de jouer le ballon est également avérée, l’attaquant ayant pris pleinement le contrôle du ballon. Enfin, le placement et le nombre de défenseurs ne permettent pas d’envisager avec certitude une intervention défensive susceptible d’empêcher l’issue de l’action, l’attaquant pouvant nettement se retrouver seul face au gardien. L’ensemble de ces critères caractérise une occasion de but manifeste annihilée par la faute du défenseur. La décision de carton rouge est donc conforme aux Lois du jeu", détaille la DTA.
Très véhéments envers M. Wattellier, Olivier Létang et Bruno Genesio, respectivement président et entraîneur du LOSC, s'exposent à des sanctions.