La Cour de cassation a confirmé ce mercredi le renvoi d'Achraf Hakimi (27 ans) en procès pour viol (voir la brève de 15h20). Accusé par une jeune femme de faits remontant à février 2023, le latéral droit du PSG devra ainsi se défendre au tribunal. Son avocate, Me Fanny Colin, a réagi dans la journée à cette décision.
"Les faits reprochés à Achraf Hakimi, et qu’il conteste fermement depuis le premier jour, n’ont pas été examinés par la Cour de cassation. Ils le seront lors du procès au cours duquel l’ensemble des éléments en défense de Monsieur Achraf Hakimi seront publiquement et contradictoirement présentés. Sur le fond, il pourra en particulier être débattu des graves obstructions de la partie civile à la manifestation de la vérité (dissimulation des messages évoquant le projet de 'dépouiller' Monsieur Hakimi, refus de communiquer le nom d’un témoin clé, refus des examens médicaux qui auraient permis d’innocenter Monsieur Hakimi, refus de permettre l’exploitation de son téléphone, etc.). Monsieur Hakimi, qui n’a rien à cacher, a pour sa part pleinement collaboré avec les autorités policière et judiciaire. Il continuera à le faire à l’occasion du procès à intervenir", a déclaré l'avocate à RMC.
De son côté, l'avocate de la plaignante s'est félicitée de cette décision. "Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout. Elle espère de tout son cœur que ce procès aidera d’autres femmes, et fissurera un peu plus encore la forteresse du déni et de l’impunité des violences sexuelles, jusque dans le monde du football masculin", a réagi Me Rachel-Flore Pardo.