Equipe de France : Zidane reprend le flambeau (officiel)
com.C'est officiel : Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur de l'équipe de France. Champion du monde 1998, légende des Bleus et entraîneur au palmarès exceptionnel, «Zizou» ouvre un nouveau cycle, qui s'est longtemps apparenté à une évidence et se concrétise enfin.

Il aura fallu patienter longtemps, mais cette fois, c'est fait. Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur de l'équipe de France. Une nomination attendue depuis plusieurs années, pressentie depuis plusieurs mois, et désormais officielle ce mardi.
Il s'agit presque d'une évidence, tant l'ancien numéro 10 semblait destiné à prendre un jour les rênes des Bleus. À 54 ans, Zidane succède à Didier Deschamps, dont le mandat restera comme l'un des plus marquants de l'histoire de la sélection française.
Il re-revient
À la tête des Bleus, Zidane retrouve une maison qu'il avait quittée il y a vingt ans, un soir de finale de Coupe du monde à Berlin. Un sale souvenir, dans lequel sa panenka géniale, entrée dans le but italien à l'aide de la barre pour quelques millimètres, n'a pas été son geste le plus frappant du match. Avec 108 sélections, 31 buts et un sacré palmarès avec le maillot tricolore - la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 - qui en fait l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football français, son nom est intimement lié aux plus belles heures de la sélection.
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Mais si sa nomination suscite autant d'enthousiasme, c'est aussi parce que son aura dépasse largement son passé de meneur de jeu. Dans un football où les figures consensuelles sont devenues rares, Zidane est l'une de ces exceptions. Respecté et admiré en tant que joueur, puis estimé par ses homologues lorsqu'il est passé sur le bord de la touche, Zizou bénéficie d'une crédibilité unique. Son calme, sa discrétion et sa capacité à fédérer lui confèrent une stature naturelle, qui devrait rapidement trouver sa place à la tête d'une sélection chargée en talents individuels.
La gloire à Madrid, puis le vide avant les Bleus
Ses passages sur le banc du Real Madrid (2016-2018 puis 2019-2021) ont achevé de bâtir sa légende. Trois Ligues des Champions consécutives, du jamais-vu dans l'ère moderne, deux titres de champion d'Espagne, et surtout une capacité unique à gérer des vestiaires composés d'égos capables de faire dérailler n'importe quel collectif moins bien tenu. Zidane, entraîneur, a démontré qu'il savait autant apaiser que galvaniser. Et pourtant, depuis son départ de la Maison Blanche en 2021, silence radio.
S'en sont suivies cinq années de calme quasiment olympien, sans banc, sans club, malgré des sollicitations prestigieuses (Manchester United, Juventus Turin, Bayern Munich, Paris Saint-Germain…) qu'il aurait pu accepter les yeux fermés. Cette patience n'était pas un choix par défaut, simplement une attente nécessaire vers sa quête, un unique rêve gardé intact, celui de diriger un jour les Bleus. Son heure aurait pu venir après un Euro 2021 raté. Ou en 2024, après la pire compétition de l'ère Deschamps en termes de contenu. Il aura fallu pousser jusqu'à 2026.
Une base solide et une empreinte à installer
Zidane, troisième héros de 1998 à enfiler le costume après Laurent Blanc et Deschamps, hérite désormais d'une sélection que les collégiens de 14 ans n'ont connue qu'avec DD à sa tête. Au-delà du palmarès, son prédécesseur a profondément transformé l'image de l'équipe de France, après les années de turbulences qui ont suivi la Coupe du monde 2010. Il a su réconcilier les Bleus avec le grand public, redonner une identité forte au groupe et replacer la France parmi les toutes meilleures nations. Ce n'était pas gagné, et il s'agit à bien des égards d'un bel accomplissement.
De surcroît champion du monde en 2018, vainqueur de la Ligue des Nations en 2021, finaliste de l'Euro 2016 et du Mondial 2022, Deschamps n'aura pas tout réussi, ni toujours fait l'unanimité, certes. Mais il laisse derrière lui un héritage considérable. Pour finir, cette Coupe du monde 2026 imparfaite enlève à Zizou l'énorme pression qui aurait été de succéder au nec plus ultra : faire autant aurait été le minimum syndical, moins bien l'aurait déjà propulsé sous le feu des critiques. Cela ne sera pas le cas.
Zidane arrive ainsi avec un socle solide grâce à son prédécesseur, et une feuille de route limpide : remporter l'Euro 2028, puis viser la Coupe du monde 2030. Entre-temps, la Ligue des Nations fera office de laboratoire, mais l'ambition est assumée. Le groupe, jeune et talentueux, semble taillé pour son exigence technique et sa culture de la gagne. À Zidane, désormais, d'être l'architecte du chapitre suivant et de guider cette nouvelle génération vers de nouveaux sommets.
Qu'attendez-vous de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...


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