Naples : le Conte n'est pas bon (du tout)
Champion d'Italie en titre, Naples a été éliminé dès le premier tour de la Ligue des Champions. Une sortie prématurée, sans circonstance atténuante, qui vient s'ajouter à une longue série de désillusions européennes pour Antonio Conte.

Si l'on jugeait les entraîneurs uniquement à l'aune des championnats, Antonio Conte ferait incontestablement partie du premier chapeau. Redresseur méthodique, bâtisseur d'équipes ultra-compétitives sur la durée, l'Italien excelle dans les compétitions de régularité. Malheureusement pour lui, c'est en Ligue des Champions que se mesure la véritable grandeur, et c'est précisément là que le technicien napolitain échoue, campagne après campagne.
Une anomalie qui dure depuis plus de dix ans
En huit participations à la plus prestigieuse des compétitions européennes comme entraîneur principal, l'ancien défenseur central n'a dépassé la phase initiale qu'à deux reprises, et une seule fois avec une réelle impression de maîtrise. Son bilan continental parle de lui-même : 50 matchs dirigés, pour 17 victoires, 16 nuls et 17 défaites. Un ratio neutre, presque banal, qui contraste violemment avec ses standards domestiques, où ses équipes tournent régulièrement au-delà des deux points par match.
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Dans le détail, la liste est accablante. Éliminé dès les groupes avec la Juventus en 2013-2014, reversé en Ligue Europa avec l'Inter en 2019-2020, dernier de son groupe en 2020-2021 malgré un effectif bâti pour le Scudetto, sorti sans relief avec Tottenham en 2023, puis incapable de qualifier Naples parmi les 24 équipes du nouveau format en 2025-2026. Quelle que soit la formule, les adversaires ou le contexte, le scénario se répète : une équipe compétitive sur le papier, mais qui échoue dès que la compétition exige autre chose que la répétition et le contrôle.
Un naufrage impossible à masquer
La première campagne napolitaine, dans la peau de champion d'Italie en titre, résume toutes les limites du Conte européen. Sur huit matchs de phase de ligue, Naples n'a pris que huit points, concédant quatre défaites, dont deux particulièrement lourdes de conséquences : un 6-2 à Eindhoven face au PSV et un revers décisif à domicile contre Chelsea lors de la dernière journée. À l'arrivée, une 30e place sur 36, hors du TOP 24, sans pouvoir invoquer un tirage infernal ni une accumulation exceptionnelle de circonstances contraires.
Plus inquiétant encore, le contenu n'a jamais donné l'impression d'une équipe capable de s'adapter. Bloc figé, animation offensive stéréotypée, changements tardifs et gestion de l'urgence déficiente ont plombé les matchs charnières. Même renforcé avec près de 300 M€ sur deux saisons, Conte n'a jamais semblé à l'aise avec la logique européenne, celle où un match mal géré ne se corrige pas la semaine suivante. Une histoire qui se répète, encore et encore, pour un entraîneur qui n'arrive définitivement pas à se défaire de cette double personnalité.
Comment expliquer la faiblesse des équipes entraînées par Antonio Conte en Ligue des Champions ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

