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Brésil : les confidences d'Adriano sur sa descente en enfer

Par Youcef Touaitia - Actu Générale, Mise en ligne: le 12/05/2021 à 17h58
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Monstre de puissance et attaquant de très grand talent, Adriano n'a jamais confirmé les attentes placées en lui. La faute à un événement tragique qui l'a totalement déconnecté du monde du football.

Brésil : les confidences d'Adriano sur sa descente en enfer
Adriano, comète à l'Inter.

Technique, puissance, vitesse, agilité, finition... Peu de joueurs disposent de toutes ces qualités. Adriano en fait partie. Considéré comme le digne successeur de Ronaldo, l'idole des fans de PES 6 a connu un drame qui l'a empêché de tutoyer les sommets.

Malgré une très belle saison 2004-2005, lors de laquelle il a inscrit 28 buts, dont 10 en 9 matchs de Ligue des Champions, le Brésilien n'a jamais réussi à se remettre de la mort de son père, survenue le 3 août 2004, neuf jours seulement après la victoire de la Seleçao en finale de la Copa America, face à l'Argentine (2-2, 4-2 tab), dont il a fini meilleur réalisateur (7 buts).

Adriano marqué par la mort de son père

«J'étais de retour en Europe avec l'Inter. J'ai reçu un appel de la maison. Ils m'ont dit que mon père était mort. Une crise cardiaque. Mon amour pour le football n'a plus jamais été le même. Il aimait le jeu, donc j'aimais le jeu. C'était aussi simple que cela. C'était mon destin. Quand je jouais au football, je jouais pour ma famille. Quand je marquais, je marquais pour ma famille. Donc quand mon père est mort, le football n'a plus été le même» , a révélé l'ancien acolyte de Zlatan Ibrahimovic à l'Inter pour The Player's Tribune.

Une disparition qui l'a plongé dans un cercle vicieux, entre drogues et alcool. «J'étais de l'autre côté de l'océan, en Italie, loin de ma famille, et je ne pouvais pas le supporter. J'étais tellement déprimé. J'ai commencé à boire, beaucoup. Je n'avais pas vraiment envie de m'entraîner. Ça n'avait rien à voir avec l'Inter. Je voulais juste rentrer chez moi. Pour être honnête avec vous, même si j'ai marqué beaucoup de buts en Serie A pendant ces quelques années, et même si les fans m'aimaient vraiment, ma joie était partie» , a soutenu l'homme de 39 ans.

Trop de pression pour Adriano

«C'était mon père. Je ne pouvais pas appuyer sur un bouton et me sentir à nouveau moi-même. Toutes les blessures ne sont pas physiques, vous comprenez ? Quand je me suis pété le tendon d'Achille en 2011, je savais que c'était fini pour moi, physiquement. Vous pouvez vous faire opérer, faire de la rééducation et essayer de continuer, mais vous ne serez plus jamais le même. Mon explosivité était partie. Je n'avais plus d'équilibre. Merde, je marche encore en boitant. J'ai toujours un trou dans ma cheville. C'était la même chose quand mon père est mort. Sauf que la cicatrice était en moi» , a poursuivi Adriano, encore marqué, 17 ans après les faits.

Le natif de Rio de Janeiro admet sans honte que la pression l'a écrasé durant cette traversée du désert. «La presse, parfois elle ne comprend pas que nous sommes des êtres humains. C'était beaucoup de pression d'être l'Empereur. Je venais de rien. J'étais un gamin qui voulait juste jouer au football, puis boire son verre et traîner avec ses copains. Et je sais que ce n'est pas quelque chose que vous entendez de la part de beaucoup de footballeurs de nos jours, parce que tout est si sérieux et qu'il y a tellement d'argent en jeu. Mais je suis tout simplement honnête. Je n'ai jamais cessé d'être ce gamin de la favela» , a terminé Adriano. Un des plus gros gâchis du football moderne, malheureusement.

Selon vous, Adriano aurait-il pu devenir un des plus grand attaquants de son époque ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …







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