Lazio : les secrets du nouveau Gattuso
com.Surprenant co-leader de Serie A avec la Lazio, Gennaro Gattuso connaît une renaissance spectaculaire après son échec à la tête de l'Italie. Une réussite que l'entraîneur italien explique notamment par sa gestion du vestiaire, entre dialogue, souplesse et discipline. Avec quelques confidences savoureuses à la clé.

Six victoires, un nul et une première place partagée avec l'Inter. Quatre mois après son arrivée à la Lazio, Gennaro Gattuso a déjà fait taire une partie des critiques.
Loin de son image d'entraîneur volcanique, l'ancien milieu de terrain semble avoir trouvé le bon équilibre pour tirer le meilleur de son groupe. Avant la réception de Parme, samedi, le technicien a dévoilé les principes de sa méthode dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport.
L'écoute avant tout
«La porte de mon bureau est toujours ouverte. Je sais écouter et je ne suis pas rancunier. Si j'ai une dispute avec un joueur, une heure après, c'est oublié.» Voilà comment Gattuso résume sa relation avec son vestiaire. Réputé pour son tempérament explosif, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille assure avoir appris à composer avec les habitudes de ses joueurs. Quitte à accepter des comportements qui lui auraient semblé impensables durant sa propre carrière.
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«Aujourd'hui, les joueurs vivent constamment avec leur téléphone à la main. Pour moi, c'était inconcevable, mais ils fonctionnent comme ça et je ne peux pas m'énerver.» Une souplesse qui concerne également la gestion physique de son effectif. Malgré les données recueillies à l'entraînement, Gattuso accorde une importance particulière au ressenti de ses joueurs. Il préfère discuter, comprendre et adapter plutôt qu'imposer systématiquement ses décisions. Mais cette ouverture possède des limites bien précises.
Deux règles non négociables
«Il y a deux choses sur lesquelles je ne veux entendre aucune excuse : la ponctualité et le sérieux à l'entraînement.» Sur ces principes, le champion du monde 2006 ne transige pas. Il accepte même certains écarts de conduite, à condition que ses joueurs jouent franc jeu. «Si un joueur a bu un verre de trop la veille, cela m'est aussi arrivé, il suffit qu'il me le dise. Il s'entraînera une autre fois.» Une tolérance qui répond à une exigence collective : ne jamais compromettre la qualité d'une séance par un manque de concentration.
Quant aux retards, aucune excuse ne trouve grâce à ses yeux. Gattuso en a d'ailleurs donné un exemple savoureux : «Il y a deux semaines, mon portail était bloqué. Je l'ai escaladé et je suis parti en courant à Formello.» Le message est clair. «Sur beaucoup de choses, on peut négocier, mais pas sur le travail.» Une philosophie qui porte ses fruits à Rome, où le technicien semble avoir trouvé une nouvelle manière d'exprimer son exigence. Moins rigide dans les rapports humains, mais toujours aussi intransigeant sur l'investissement.
Selon vous, Gennaro Gattuso a-t-il trouvé la bonne méthode pour relancer durablement sa carrière d'entraîneur ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

