Bayern : Luis Diaz, presque incognito
com.Arrivé de Liverpool pour 75 M€ l'été dernier, Luis Diaz réalise une première saison historique en Bavière. À 29 ans, le Colombien a réussi son pari : s'imposer immédiatement comme le moteur d'un Bayern qui écrase tout, affichant des statistiques qui effacent des tablettes les débuts des plus grandes légendes du club.

On parle beaucoup, et à raison, de la saison de Michael Olise. Mais dans l'ombre du Français, Luis Diaz livre des prestations de très haut niveau, sans faire de bruit. Moins spectaculaire dans le récit, moins vendeur sur les réseaux, l'ailier colombien n'en reste pas moins l'un des grands moteurs d'un Bayern qui écrase tout sur son passage.
Des statistiques historiques
Son bilan ? 24 buts et 20 passes décisives en 43 matchs toutes compétitions confondues. Pour bien mesurer l'exploit, il faut regarder dans le rétroviseur. Si l'on excepte les purs avant-centres (Gomez, Lewandowski, Kane), aucun joueur n'a marqué autant pour sa première saison au Bayern depuis des décennies. À titre de comparaison, Arjen Robben s'était arrêté à 23 buts en 2009-2010, Thomas Müller et Franck Ribéry à 19 lors de leurs débuts respectifs. Luis Diaz ne fait pas que s'intégrer, il place la barre plus haut que le mythique duo «Robbery» .
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Ce rendement exceptionnel de 1,13 action décisive par 90 minutes n'est pas le fruit du hasard, mais d'une adaptation express au système de Vincent Kompany. Dans un 4-3-3 où les ailiers restent très hauts, le Sud-Américain a trouvé un terrain de jeu parfait. En Bundesliga, il cumule 15 buts et 13 passes en 28 apparitions, prouvant qu'il n'est pas qu'un joueur de percussion, mais aussi un finisseur redoutable. En Ligue des Champions, ses 6 buts (dont des pions contre le PSG et le Real) confirment qu'il est l'homme des grands soirs, celui qui justifie chaque euro investi.
Le prix de la discrétion
Pourquoi en parle-t-on aussi peu malgré cette feuille de route bien remplie ? Le premier facteur est l'âge : à 29 ans, Diaz est un joueur fini, mûr, qui ne bénéficie pas de la hype entourant d'autres profils plus jeunes. Il y a aussi le syndrome de la machine bavaroise : gagner 4-0 ou 5-1 chaque week-end finit par banaliser l'extraordinaire. Enfin, son profil de joueur d'usure, discret dans les médias et focalisé sur sa clause linguistique (ses cours d'allemand obligatoires selon Bild), n'alimente pas les réseaux sociaux autant que les arabesques de ses partenaires.
Pourtant, son départ de Liverpool était tout sauf une évidence. Rester à Anfield pouvait lui assurer un statut de cadre dans une équipe en reconstruction. Partir au Bayern, c'était accepter d'entrer dans une concurrence féroce (Olise, Gnabry, Musiala, Karl,...) sans garantie de temps de jeu. Aujourd'hui, avec ses 3 490 minutes au compteur, il a prouvé qu'il n'avait pas peur de la hiérarchie. S'il n'aura jamais le récit médiatique d'une étoile montante, Luis Diaz s'est offert la plus belle des réponses : devenir, statistiquement, le meilleur ailier débutant de l'histoire moderne du Bayern.
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