Strasbourg : droit au rêve !
com.Le RC Strasbourg a écrit la plus belle page de son histoire européenne en renversant Mayence (4-0, 0-2 à l'aller), jeudi, lors des quarts de finale retour de la Ligue Conférence. Le club alsacien disputera la première demi-finale européenne de son histoire.

Dans une Meinau incandescente et parée pour l'exploit, Strasbourg a livré l'un des matchs les plus aboutis de sa saison afin de renverser Mayence (4-0, 0-2 à l'aller), jeudi, en quarts de finale de la Ligue Conférence.
Grâce à une maîtrise à la fois sur le plan émotionnel et dans l'intensité, les Alsaciens ont emballé la rencontre et emmené leur public avec eux afin de s'ouvrir la voie du dernier carré. Une grande première pour eux en Europe.
La fierté d'O'Neil
C'est à ce genre de rencontres que l'on constate qu'il n'y a pas que la Ligue des Champions pour vibrer en milieu de semaine. La Meinau s'en souviendra. Gary O'Neil également. «J'ai vécu de sacrés matchs pour le maintien en Premier League, avec une immense pression. Mais là, on va jouer une demi-finale de Coupe d'Europe, la première de l'histoire du club. C'est un match dont je me rappellerai toute ma vie, un soir très spécial pour moi», s'est ému le manager anglais, pourtant expérimenté dans le plus grand championnat du monde. «Tactiquement, nous avons fait le match parfait. Émotionnellement aussi. Mayence a été asphyxié. Ils n'ont rien pu faire», a-t-il ajouté en conférence de presse.
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Sentiment de satisfaction partagé par l'ailier Diego Moreira, de retour de blessure, qui a semé la zizanie sur son couloir. «Je pense que c'est l'un, ou le plus beau match de ma petite carrière pour l'instant. C'est un match qui montre ce qu'est le football», s'est emballé l'ancien Lyonnais, interrogé par Canal +. Même émotion pour la recrue hivernale Gessime Yassine, d'un an le cadet du Belge. «C'est une fierté, surtout devant notre public. Après la défaite 2-0 à l'aller, c'est quand même incroyable ! En plus, Ema (Emegha) fait son retour et il marque, c'est magnifique ! On l'a fait pour Pani (Panichelli), pour toute l'équipe», a réagi l'international marocain.
Emegha, symbole puissant
Le symbole Emanuel Emegha est assez fort. Pris en grippe par une partie du public en début de saison suite à l'annonce de son futur transfert à Chelsea, puis blessé pendant plus de quatre mois, l'attaquant néerlandais, encore trop juste pour débuter, a raté la balle de 3-0 sur penalty - «the penalty was merdique», a-t-il reconnu dans un franglais légendaire. Pas de quoi le perturber puisqu'il a scellé la qualification strasbourgeoise d'un coup de tête sur un centre de l'excellent Julio Enciso, avant d'aller se jeter dans la foule.
«Regardez l'atmosphère dans le stade. Je veux dire un grand merci à tous les supporters qui sont venus, qui ont chanté pour nous depuis la première minute. On le leur a rendu sur le terrain, je suis vraiment heureux», a savouré le capitaine du RCSA. Place au Rayo Vallecano désormais, un adversaire qui semble largement à la portée de ce Strasbourg-là, qui nage déjà en plein rêve. «Il y a 14 ans, on était en National 3. Aujourd'hui, on est en demi-finale d'une compétition européenne. C'est quelque chose d'extraordinaire pour le club, pour la ville, pour nos supporters. C'est un rêve qui devient réalité», a confié le dirigeant sur RMC. Strasbourg se doit de rêver !
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