PSG-OM : le face-à-face
Par Julien Demets - 100% Clubs, Mise en ligne: le 01/03/2006 à 20h01
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Qu'il ait lieu en soirée ou à 17h, le match PSG-OM reste l'affiche reine du championnat de France. D'autant que les deux équipes n'ont jamais été aussi proches l'une de l'autre au classement. Alors, qui va l'emporter ? Début de réponse avec le face-à-face Maxifoot.

Forme actuelle : l'OM va mieux, Paris piétine

Avec six matches consécutifs sans la moindre victoire, les Parisiens traversent la période la moins fructueuse de leur saison. Voilà un mois et demi qu'ils n'ont plus connu le goût de la victoire ! Leur dernier succès date du 15 janvier au Parc contre Troyes (2-1) pour le compte de la 22ème journée du championnat : ce soir-là, Fabrice Pancrate avait offert les trois points à ses coéquipiers en inscrivant le but victorieux dans les arrêts de jeu de la deuxième mi-temps. La seule progression que l'on peut noter sur cette période concerne les rencontres à l'extérieur : depuis la défaite à Nice (1-0) lors de la 23ème journée, les Bleu et Rouge restent sur trois matches nuls hors de leurs terres, à Strasbourg (1-1), puis à Lille et Nantes (0-0) samedi dernier, où leur niveau de jeu a laissé entrevoir de nets progrès. Hélas, ces résultats en légère hausse ne suffisent pas à compenser les points perdus à domicile où Paris, jadis invincible, reste sur une défaite face au Mans (1-0).


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5/10

Côté marseillais, le bilan ne serait pas meilleur sans la victoire enregistrée dimanche dernier au Vélodrome face à Nice (1-0). Depuis la reprise, les Phocéens ont la fâcheuse habitude d'alterner victoire, nul et défaite avec la régularité d'une horloge, une inconstance qui freine l'OM dès qu'il croit avoir fait une bonne opération. Un pas en avant, un autre en arrière... Mais avant d'aborder un choc comme celui de dimanche, il vaut toujours mieux rester sur une bonne performance. C'est le cas des Marseillais avec cette deuxième période probante proposée par l'équipe à ses supporters face à Nice et cette cinquième place de L1 place tombée du ciel, meilleur classement de l'équipe cette saison. Pas de quoi pavoiser pour autant ; à l'extérieur, le rendement olympien en 2006 est famélique : les défaites à Lyon (2-1), à Ajaccio (3-1) puis Metz (1-0) montrent que les joueurs de Jean Fernandez ne sont pas aussi à l'aise en terrain adverse que chez eux. Seul le déplacement à Troyes (1-0) leur a permis d'empocher des points.

6.5/10

Les joueurs :

Défense : Paris peine avec les coups de pieds arrêtés

Avec 26 buts pris, le PSG ne possède que la 8ème défense de L1. C'est aussi l'équipe qui a encaissé le plus de buts sur coups de pied arrêtés (10 en tout), et notamment sur corner. Pour preuve, c'est sur un coup de pied de coin que Lorik Cana avait ouvert la marque au match aller. En 2006, Yepes & co ont déjà été pris à défaut à deux reprises dans ce type d'exercice : contre Troyes (22ème journée, but de Ba) puis à Nice la semaine suivante (but de Traoré). Il n'est pas rare de voir sur un coup de pied arrêté adverse un joueur oublié au second poteau par la défense francilienne. On pense à Postiga avec Saint-Étienne ou au Nantais Diallo, samedi dernier. Souvent, seule une parade du gardien parisien ou une maladresse de l'attaquant a évité au PSG de prendre un nouveau but. Ces problèmes d'organisation et de placement constituent un chantier difficile car ils concernent toute l'équipe et pas seulement les défenseurs. Point positif : Paris semble avoir resserré les boulons depuis le match contre l'ASSE (2-2) : les filets d'Alonzo n'ont tremblé que deux fois lors des quatre derniers matches.

Individuellement, Alonzo reste irréprochable. Yepes régale le Parc de ses tacles glissés et de ses incursions balle au pied dans le camp adverse, mais paie parfois une certaine nonchalance. Rozehnal, fébrile contre Le Mans, et Bernard Mendy, maladroit mais sûrement titulaire en l'absence d'Armand suspendu, devront être vigilants. Pichot fait ce qu'on lui demande, mais jamais plus.

7/10

L'arrière-garde olympienne présente un peu les mêmes caractéristiques : le cuisant revers concédé lors de la 23ème journée à Ajaccio (3-1) - une équipe qui, à ce moment-là, n'avait mis que trois but lors de ses seize dernières sorties – a servi de leçon aux Marseillais. Depuis, Fabien Barthez n'a été pris à défaut que deux fois en sept rencontres, match aller-retour de Coupe UEFA inclus. Seul Babacar Gueye a trouvé la faille, en toute fin de match et sur corner, lors du récent Metz-Marseille (1-0). Le retour à une défense composée de cinq éléments en terrain adverse n'est sans doute pas étranger aux progrès constatés. Après le 0-0 obtenu sur le terrain de Bolton, Habib Beye se félicitait de cette solidité retrouvée : «Cela fait partie de nos matches références à l'extérieur. Malgré une grosse pression anglaise, nous n'avons pas baissé les bras. Nous devons garder la même solidité défensive.» Reste que l'OM n'a plus le même impact offensif depuis qu'il a adopté cette orientation tactique. Mais ça, c'est une autre histoire...

L'entraîneur Jean Fernandez peut désormais compter sur un Frédéric Déhu, un Abdoulaye Meïté et un Habib Beye redevenus compétitifs après avoir été écartés durant l'automne. Le Nigérian Taïwo, décevant à Metz et contre Nice, est revenu fatigué de la CAN. Il devrait quand même occuper le flanc gauche de la défense. Enfin, Barthez ne devra pas reproduire de sorties aériennes comme celle qui offre un but aux Anglais de Bolton il y a une semaine...

8/10

Milieu de terrain : Paris se cherche, Ribéry revient fort

Sur le papier, l'entrejeu parisien est sans doute le plus fourni et le plus talentueux de France avec celui de Lyon. Pensez-donc : Rothen, Dhorasoo, M'Bami, Edouard Cissé, Landrin, Pancrate et Rodriguez peuvent tous prétendre à une place de titulaire. Oui mais voilà, c'est justement au milieu que se situe le point faible du PSG. Jamais Laurent Fournier n'a trouvé la bonne formule. Guy Lacombe cherche encore. Rothen écarté, Kalou fait-il un bon milieu gauche ? Pourquoi laisser Rodriguez sur le banc alors que lui seul peut faire la différence techniquement ? Quid du cas Dhorasoo ? Bref, il est très difficile de connaître à l'avance le nom des joueurs qui seront alignés par l'entraîneur moustachu du club de la capitale. Néanmoins, la combativité et la solidarité affichées au Stade de la Beaujoire pourraient l'amener à reconduire son système à trois récupérateurs avec Cissé, M'Bami et Landrin. Rothen, très pro, n'a pas rechigné à jouer en CFA le week-end dernier. Il vise une place de titulaire.

Après une première moitié de saison décevante, Modeste M'Bami a recouvré toutes ses capacités. Il est l'un des meilleurs joueurs de son équipe en 2006. Pancrate fait désormais figure de valeur sûre : il ne réussit pas tout ce qu'il entreprend, mais il est capable de faire la différence, comme l'ont montré ses trois buts depuis l'arrivée de Lacombe aux commandes. Enfin, Landrin a rassuré les supporters parisiens grâce à sa bonne prestation contre Nantes.

7/10

On a un peu exagéré la mauvaise passe de Franck Ribéry cet hiver. Disons qu'au lieu d'être brillant comme à son habitude, l'ailier phocéen s'est contenté durant un bon mois d'être simplement ordinaire. Face à Nice et contre Bolton auparavant, l'ancien Messin a montré qu'il avait retrouvé des jambes et qu'il pouvait de nouveau faire la différence à lui seul. Jean Fernandez jouit de plusieurs solutions de rechange avec Lamouchi, souvent décisif, Oruma, Nasri et Maoulida, qui peuvent tous occuper une place de titulaire dans l'axe ou sur un côté, parfois les deux. L'homogénéité de l'entrejeu olympien réside dans la grande variété de profils de joueurs : la puissance de Cana ajoutée à la technique de Nasri, l'expérience de Lamouchi qui compense la fougue de Ribéry. En outre, c'est ce secteur qui se montre le plus décisif depuis le début de la saison : Ribéry, Lamouchi et Oruma totalisent 13 buts, c'est plus que tous les attaquants réunis.

D'un point de vue individuel, l'OM peut se féliciter du retour en grâce de Samir Nasri, que Fernandez intègre maintenant à son équipe-type. Le meneur de jeu de 18 ans s'avère en plus très complice avec Ribéry. A la mi-saison, on se demandait encore si le Marseillais d'origine arriverait à dépasser le stade du joueur doué pour atteindre celui de joueur utile. Derrière lui, Lorik Cana étouffe ses adversaires grâce à sa présence physique et s'affirme, avec Ribéry, comme le seul titulaire indiscutable du milieu olympien. Oruma, remplaçant à Nice mais souvent irréprochable, devrait être aligné.

8/10

Attaque : le PSG et sa Pauleta-dépendance

Depuis le début de la saison, Pauleta a inscrit plus de la moitié des buts du Paris Saint-Germain (16 sur 31). Une situation qui a des avantages : le club de la capitale peut en effet se targuer de posséder dans ses rangs un attaquant unique en France, le seul à pouvoir tenir, des mois durant, son équipe à bout de bras. Hélas, quand Pauleta ne marque pas, c'est toute l'équipe qui s'arrête. Depuis trois matches que «l'Aigle des Açores» est muet, que les poteaux, comme contre Nantes, ont remplacé les buts, Paris n'a plus marqué. On se souvient également qu'au match aller, sans son international portugais suspendu, le PSG avait eu toutes les peines du monde à rester devant les buts de Barthez : Kalou et Semak, titulaires ce soir-là, ont davantage un profil d'attaquant de soutien. Bref, à moins que Pancrate ne ressorte sa tenue de Zorro, Guy Lacombe n'a plus qu'à prier pour que Pauleta, dimanche, soit dans un grand soir. Face à l'OM, cela ne serait pas la première fois. Pronostic du gardien de but Lionel Létizi : «Quand Pedro marque, on gagne. Il va marquer contre Marseille !»

Aux côtés de l'ancien Bordelais, il semblerait que l'Uruguayen Carlos Bueno n'ait pas grand chose à espérer. Lacombe a fait jouer ce pur numéro 9 ailier droit à Strasbourg pour, semble-t-il, mieux l'enfoncer, arguant qu'un joueur devait être polyvalent. Il se remet d'un grippe et devrait débuter le match au mieux sur le banc. Kalou pourrait dès lors occuper le poste de deuxième attaquant, si Lacombe décide de ne pas laisser Pauleta seul devant. Branché sur le courant alternatif, l'Ivoirien continue d'alterner exploits techniques et pertes de balle de débutant.

7/10

A Marseille, le problème est inverse : il n'y a aucun buteur attitré, personne pour faire seul la différence dans un match fermé et défensif, comme le sont souvent les chocs entre les deux rivaux. Mais au moins, l'OM ne dépend pas du rendement d'un seul homme. Mickaël Pagis (2 buts depuis son arrivée), Toifilou Maoulida (le but de la victoire face à Nice, c'est lui !) ou Mamadou Niang (5 buts cette saison) font régulièrement trembler les filets, quand ce ne sont pas les milieux de terrain qui s'en mêlent : Franck Ribéry et Sabri Lamouchi comptent cinq buts chacun, contre trois à Wilson Oruma. Bref, quand on joue contre l'OM, le danger peut venir de partout. Hélas, du propre aveu de Ribéry, le récent passage à cinq arrières, pour les rencontres à l'extérieur principalement, a réduit les possibilités offensives : «Il est plus difficile d'apporter le surnombre en attaque car nous sommes plus regroupés en défense.» Conclusion, l'OM n'a mis que six buts en championnat depuis la trêve (en 9 matches), dont seulement deux lors des trois dernières rencontres.

Auteur d'un mois de décembre très encourageant (trois buts d'affilée entre la 17ème à la 19ème journée) Mamadou Niang n'a plus marqué depuis. Certes, il est parti à la CAN, ce qui atténue ce constat. Mais contre Nice dimanche dernier, Albert Emon l'a sorti à la mi-temps, le Sénégalais s'étant une nouvelle fois montré maladroit. Un but contre Paris le réconcilierait avec les fans phocéens.

6/10

Mental : l'OM est passé devant !

C'est ce domaine que le capitaine parisien Pauleta et son entraîneur Guy Lacombe ont le plus souvent pointé du doigt. Selon eux, les joueurs du PSG manquent d'implication : «Moi, si on me demande de jouer à droite, je le fais !» avait déjà lancé le premier sous l'ère Fournier, histoire de faire comprendre à Kalou que ce n'était pas lui qui choisissait les compositions d'équipe. «Mes joueurs sont comme des enfants» a récemment ajouté Lacombe. C'est d'ailleurs dans ce sens que va sa décision d'écarter Jérôme Rothen et Vikash Dhoradoo qui, selon lui, ne fournissent pas assez d'efforts : «Ce sont deux joueurs que je considérais comme des leaders. A ce titre, ils avaient des droits et des devoirs. Mais ils ont dérogé à leurs devoirs le week-end dernier» . L'ancien coach de Sochaux fait référence au match contre Le Mans au Parc : Dhorasoo, remplacé à la mi-temps, avait quitté le Parc des Princes. Quant à Rothen, sorti en deuxième mi-temps, il était rentré directement aux vestiaires. Bref, cet épisode symbolise le manque de volonté collective, l'impression de désinvolture que certains Bleu et Rouge dégagent sur le terrain. Paris manque de gnac. Tout du moins, il en manquait jusqu'au match à Nantes.

7/10

Une victoire, ça change tout ! Septième de Ligue 1, englué dans une série de matches moyens, l'OM croyait avoir fait une croix sur les premières places. Mais le succès contre Nice, combiné aux mauvais résultats de ses adversaires directs (Le Mans et Paris) ont hissé les Phocéens à la cinquième place du championnat. Il s'agit de leur meilleur classement de la saison. Rien de tel pour gonfler le moral des troupes. Surtout, les coéquipiers de Mickaël Pagis, sont pour la première fois de la saison passés devant le PSG, qui a compté plus de dix points d'avance en septembre. Un tournant symbolique qui pourrait être confirmé dès dimanche par une victoire au Parc des Princes. Désormais cinquièmes à seulement trois points d'Auxerre et d'une qualification directe pour la Coupe de l'UEFA, les Marseillais redécouvrent l'ambition. Ajoutons, enfin, qu'ils ont réussi au match aller à vaincre le complexe qui, depuis trois ans, les privait d'une victoire face aux Bleu et Rouge. C'est un OM ragaillardi que le PSG va recevoir.

8,5/10

TOTAL : PSG = 33/50, OM = 37/50

Paris en petite forme, c'est l'Olympique de Marseille qui remporte ce face-à-face. Mais n'oublions pas que le choc de dimanche se déroulera au Parc, Paris aura donc l'avantage du terrain. Rendez-vous à 17 heures pour le résultat du face-à-face, mais sur la pelouse cette fois...



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