OM, le bas blesse
Par Julien Demets - 100% Clubs, Mise en ligne: le 02/02/2006 à 00h19
Taille du texte: Email Imprimer Partager:

Devenu imbattable entre la mi-novembre et la trêve, l'OM est mal reparti en janvier. Les hommes de Jean Fernandez n'arrivent plus à aligner les succès, peinent à marquer, et surtout, prennent beaucoup de buts. Une constante, cette saison.

OM, le bas blesse

Reprise ratée

Depuis janvier, les Marseillais déçoivent. Contre Lens, à l'occasion de la 20ème journée, ils n'ont pas pu conserver leur avantage d'un but au stade Vélodrome face à des Lensois pourtant réduits à dix après l'exclusion de Charles Itandje. Une semaine plus tard, à Lyon, les coéquipiers de Franck Ribéry ont réalisé leur meilleure première période en 2006 et même ouvert la marque par l'intermédiaire de Sabri Lamouchi sur une magnifique action. Hélas, à trop reculer, ils ont cédé face aux assauts des Gones pour finalement s'incliner 2-1. La victoire logique face à Rennes à domicile ne sera qu'un sursis. Ajaccio, incapable de remporter le moindre succès depuis seize matches, va infliger un sévère 3-1 aux Olympiens lors du match suivant. Désireux de se racheter ce week-end contre Sochaux, l'OM rate le coche et fait 0-0. Commentaire de Pape Diouf : «Si l'on fait le compte des deux dernières rencontres, on peut parler d'un OM qui marque le pas. On pensait faire un résultat à Ajaccio mais nous sommes revenus avec la défaite. Face à Sochaux ce soir, la victoire était indispensable. Aujourd'hui, l'OM a pris un déficit de 5 points.»


emplacement publicitaire

«On fait partie des bonnes équipes de L1 sur le plan offensif mais on doit être 14e défense du championnat.» Tout est dit par Jean Fernandez. Depuis le début de la saison, l'attaque phocéenne présente un bilan correct : avec 24 buts inscrits, elle est en effet l'une des huit plus prolifiques de Ligue 1. Le point faible de l'équipe, c'est sa défense. Même en gagnant, elle a souvent encaissé un but. Et parfois craqué, comme à Rennes en tout début de championnat (3-2), au Mans en novembre (3-0) et à Ajaccio il y a deux semaines. Ce match en particulier a révélé les carences phocéennes dans ce secteur : le football a beau ne pas être toujours logique, quoi de plus inquiétant que de prendre trois buts de la part d'une équipe qui en avait marqué autant durant les quatre mois précédents ! D'autant que ce jour-là, les Corses auraient pu encore alourdir l'addition. Un chiffre résume tous les autres : la défense mise en place par Jean Fernandez a été prise à défaut 27 fois depuis le début du championnat. Presque autant que Troyes, Ajaccio ou Strasbourg, qui luttent pour le maintien. Ce n'est pas un hasard si l'OM est la seule équipe parmi les onze premières dont la différence de but soit négative (-2).

Un chantier qui dure

A quoi sont dus ces problèmes défensifs ? Quelques erreurs individuelles sont récemment venues ternir les prestations d'ensemble de la défense phocéenne. Ainsi, à Lyon, Frédéric Déhu est l'auteur en fin de match d'une passe décisive maladroite à Sydney Govou. Ou comment perdre le bénéfice d'un match nul mérité sur la pelouse du champion de France. Contre Ajaccio, une perte de balle du Brésilien Ferreira est à l'origine de l'ouverture du score signée Lucas. Mais ces erreurs restent isolées et ne peuvent expliquer les difficultés de toute l'équipe à protéger le but de Barthez. Pour l'entraîneur olympien Jean Fernandez, le mal est plus profond : «C'est un chantier qui date de la saison dernière. C'est un problème collectif, global.» L'ancien coach Messin a vu comme tout le monde que «Lucas est seul sur les buts !» Son équipe a tendance, c'est logique, à reculer lorsqu'elle mène au score. Hélas, la défense marseillaise n'est pas celle de Bordeaux : elle peine à gérer un score, on a vu ce que cela a donné contre Lens puis Lyon. Huit fois cette saison les coéquipiers de Fabien Barthez n'ont pas réussi à conserver leur avance.

Si Jean Fernandez réclame des joueurs «plus rigoureux, plus agressifs et solidaires» , il sait aussi que le problème est d'ordre tactique. Depuis deux ans, l'OM est l'une des seules équipes de L1 à opter régulièrement pour une ligne de cinq arrières. L'effectif marseillais est d'ailleurs pourvu dans ce domaine : Déhu, César, Andre Luis, Cana, Meïté et la recrue de dernière minute Renato Civelli peuvent évoluer dans l'axe. Jouer à cinq offre plus de sécurité à Fabien Barthez au détriment de l'attaque. A l'inverse, la ligne de quatre donne davantage de possibilités aux attaquants mais fragilise la défense. Sacré dilemme. Pourtant, après le dur revers à Ajaccio, Jean Fernandez semblait s'être fait une idée plus précise de la tactique à adopter : «A domicile, pour 90% de nos matches, je suis persuadé que l'on doit jouer à quatre parce que l'on est chez nous, on joue plus haut avec un bon potentiel offensif. Par contre, à l'extérieur, au détriment du jeu et de la qualité offensive, je pense qu'il faut fermer la boutique et donc jouer à 5.» Le week-end suivant, à domicile, face à Sochaux, le technicien phocéen a aligné une défense à quatre, privilégiant ainsi l'offensive, quitte à prendre un but. Score final, 0-0. C'est dur, la vie d'entraîneur...

Deux défenseurs recrutés

L'ancien entraîneur de Sochaux et du FC Metz allait-il profiter du mercato pour recruter des arrières plus rigoureux et plus agressifs ? Deux défenseurs ont été achetés. L'arrivée de Jérôme Bonnissel, répond davantage au besoin de l'équipe de combler le départ du Nigérian Taïwo à la CAN. Celle de l'Argentin Renato Civelli, en revanche, offre une solution supplémentaire au coach de l'OM, qui risque d'en avoir besoin.

Le poids des années semble en effet de plus en plus peser sur Frédéric Dehu. Ecarté à l'automne, l'ancien Parisien a réintégré le onze de départ début décembre, à force de travail et de détermination. Mais son erreur de relance à l'origine du but fantastique du lyonnais Govou a largement terni son bilan personnel. César forme l'autre moitié du binôme, quand Cana ne vient pas s'y greffer. Lent et souvent mal placé, le Slovène ne réalise pas vraiment un début d'année 2006 «impérial» ... Le Brésilien Andre Luis, lui, n'a pas connu la moindre titularisation en championnat en 2006. Traité comme un «remplaçant indiscutable» par son coach, il se contente de fins de matches lorsque le score est acquis. Lorik Cana sert de roue de secours à l'arrière, mais c'est à son poste d'origine, en récupérateur, qu'il apporte la plus grande contribution offensive, grâce à son jeu de tête et ses ouvertures précises. Enfin, l'Ivoirien Abdoulaye Meïté, actuellement en Egypte avec la sélection ivoirienne, a finalement choisi de rester du côté de l'OM malgré des sollicitations venues d'Angleterre. Il tentera durant cette deuxième partie de saison de récupérer sa place de titulaire. Civelli va-t-il prendre la place de l'un d'entre eux ? Début de réponse dimanche, à Troyes.

La rencontre perdue à Ajaccio a mis en lumière les problèmes défensifs récurrents de l'Olympique de Marseille. Performances individuelles décevantes, manque de rigueur général, tactique non-définie, les chantiers sont nombreux. Et Jean Fernandez a encore du travail...



Taille du texte: Email Imprimer Partager:






REAGISSEZ : Communauté   DISQUS
Pour signaler un abus, contactez

 
 

Actu et transferts 24h/24

Les + populaires du moment

Sondage Maxifoot
José Mourinho est-il un bon choix pour le Real Madrid ?

OUI
NON
Voter

Voir les resultats - Voir les sondages précédents

Les articles populaires du moment

Ça a fait le buzz depuis 7 jours

Les VIDEOS populaires du moment



emplacement publicitaire


 A SUIVRE
Votre Equipe type
2025
par les lecteurs
de Maxifoot
Le meilleur effectif
LIGUE 1
mi-saison
2025-26
TOP 10
transferts
en Ligue1

mi-saison 2025-26
FLOP
transferts
en Ligue1

mi-saison 2025-26
Classements des
BUTEURS

en EUROPE
Indice MF :

l'état de
FORME
des clubs en europe
Les FRANCAIS à

l'ETRANGER
Qui joue ?
Qui marque ?


emplacement publicitaire