Paris, vous avez dit guéri ?
Par Pablo Dolado - 100% Clubs, Mise en ligne: le 25/11/2004 à 21h51
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Deux doubles confrontations face à Porto et Marseille brillamment réussies. Quelques autres glorieux faits d'armes. Et voilà Paris sur le chemin de la rédemption. Paris guéri ? Pas sûr. Le club de la capitale peine à trouver un réel fond de jeu offensif. Retour sur une résurrection pas tout à fait divine…

Une stabilité retrouvée…

Et oui. Le football va si vite. Il y a à peine un mois, le club de la capitale était à l'agonie. Petit retour en arrière. 25 septembre 2004. Paris doit attendre la 80ème minute du match contre Strasbourg pour entrevoir sa première victoire en Ligue 1. On joue déjà la 8ème journée. En Coupe d'Europe ? La catastrophe. Après avoir pris trois buts contre Chelsea à la maison, Paris vit une nouvelle fois une grosse désillusion en repartant de Moscou avec zéro point, deux buts supplémentaires dans la musette et, surtout, une dernière place du groupe. Oui. Mais plutôt que faire n'importe quoi, Paris s'accroche. Graille fait confiance à Halilhodzic en précisant qu'il «n'a pas envie de répéter des propos comme « je garde toute ma confiance en Vahid» , c'est tellement galvaudé. On n'est pas là pour faire un coup en l'air. Je ne suis pas dans cet état d'esprit. Halilhodzic, malgré quelques coups de gueule mémorables, fait confiance à ses joueurs. Et ses joueurs se battent. Souvent mal. Mais ils se battent. Jérôme Rothen, même privé de terrain, et donc souvent d'humiliation à cette époque, confie même «il doit y avoir une vraie solidarité sur le terrain. Tous les joueurs doivent se respecter afin d'avancer ensemble.» Le mois d'octobre ne se passe pas trop mal. Excepté à Nantes où la bande à Pauleta encaisse une nouvelle déconvenue, le PSG parvient à prendre des points à chaque sortie. Bastia. Ajaccio. Auxerre. Tous font les frais du renouveau parisien. Puis arrivent les deux géants… aux pieds d'argile. Puis finalement plus du tout géant. Marseille. Porto. Le rapport entre ces deux clubs ? Ni leur couleur de maillot. Ni l'importance de leur port respectif… Plutôt l'origine commune du renouveau parisien.


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Paris recommence à trouver une stabilité. En témoignent ses performances face aux représentants corses de L1 et contre les protégés de Guy Roux. Mais il manque le match référence. Le fameux match référence. Celui sur lequel tout le monde se repose. Entre eux. Avec le coach. Le Président. La presse. Les Phocéens, après les Portugais auront donc été les sauveurs de Paris. Le monde est fou. A croire que les deux éternels ennemis ne pourront jamais être au sommet ensemble. Après le pénible chemin de croix qu'ils ont vécu, les Parisiens se sont donc chargés eux-mêmes d'envoyer leurs rivaux sur les sentiers de la perdition. Deux minutes de folie face à Porto (deux buts de Coridon et de Pauleta en fin de première mi-temps du match au Parc des Princes), une défense hermétique (aucun but encaissé face aux Champions d'Europe en titre). Puis arrive l'épisode marseillais. Une frappe invraisemblable de Cissé sur son mauvais pied de 25 mètres dans la lucarne. Une tête en retrait mal assurée de Lizarazu à destination de son gardien. Et voilà le club de la capitale à nouveau sur de bons rails. Aucune défaite au Parc depuis la venue de Monaco le 19 septembre dernier (1-0). Puis ça continue. Chelsea se profile à l'horizon. Avec sûrement un grand sentiment de revanche. Ou tout au moins de rédemption. Montrer à ses supporters, mais aussi à toute la France du football, que le Paris du match aller n'était qu'un fantôme comme le décrivait Francis Graille à l'issue du 3-0, «je ne veux pas croire que ce qu'on a montré aujourd'hui est le vrai visage du PSG» . Et une nouvelle fois, Paris va s'accrocher. Un bon 0-0 décroché à Stamford Bridge mercredi dernier et Paris se prend à nouveau à rêver de sommets européens. En signe d'encouragement, Didier Drogba, bourreau du match aller, confie même que «le PSG a fait le match idéal de Coupe d'Europe. Les Parisiens ont joué intelligemment. Je dois avouer que je les ai trouvés très forts et qu'ils sont montés en puissance par rapport au match aller.» Pourtant, chaque rencontre de Paris semble laisser un goût d'inachevé…

… gâchée par de réelles carences

«C'est un bon résultat pour nous. Face à l'une des meilleures équipes d'Europe, nous avons fait preuve de beaucoup de générosité et d'abnégation, car nous souhaitions nous racheter de la lourde défaite du match aller. Nous avons réalisé une belle prestation défensivement.» Stop. Voilà le problème. Paris défend bien. Mais ne marque plus. La performance face à Chelsea ne peut être qu'unanimement saluée. Et Vahid Halilhodzic le fait si bien dans ses quelques mots. Mais des réserves sont à émettre. Et pas uniquement pour cette rencontre. Car personne n'est dupe. Paris ne joue pas mieux. Il est seulement plus solidaire et comme le dit si bien le désormais retraité Thierry Roland, «les mouches ont changé d'âne» . Les rencontres face à Marseille en sont le meilleur exemple. La rencontre de championnat a basculé sur un exploit individuel tandis que le match du Vélodrome a été davantage marqué par l'écroulement progressif des Phocéens plutôt que par une démonstration parisienne. Le dernier but bleu et rouge toutes compétitions confondues date d'ailleurs de ce 10 novembre. Un dribble de Mendy à la 93ème minute sur Barthez. Et une fierté retrouvée. Mais pas vraiment une attaque. En effet, s'il fallait retenir un duo parisien pour ces quatre premiers mois de compétions, ce serait plus Cana-M'Bami que Pauleta-Reinaldo ou même Yepes-Pierre-Fanfan. Malgré leur 21 et 22 printemps, les deux milieux défensifs semblent bien à l'origine de la hargne et la stabilité retrouvées par l'effectif. France Football les met d'ailleurs à l'honneur en les plaçant dans le tiercé de tête des joueurs parisiens dans son traditionnel classement des étoiles. Aux 53ème et 93ème places malgré tout. En championnat. 16 buts marqués pour 19 encaissés. 11ème attaque. 15ème défense, même s'il s'agit plus, dans ce cas présent, des séquelles d'un début de saison cauchemardesque. 12ème place. A 15 points du leader lyonnais. Pas génial pour un prétendant au titre. Tout est loin d'être rose… Ou plutôt bleu et rouge…

Et d'autres déceptions peuvent s'ajouter à cette supposée guérison. L'oubli de l'énorme déconvenue bordelaise (3-0) n'était que volontaire. Histoire de montrer que le mal semble profond. Et nécessite sûrement plus qu'un petit coup de balai assorti de quelques victoires de prestiges. Même si Sylvain Armand considère cette défaite à Lescure comme «un accident puisque depuis un mois et demi on a retrouvé un bon PSG.» , le club de la capitale n'est peut-être pas encore sorti de l'auberge. Les carences offensives sont flagrantes. Seuls Pauleta (6 buts) et Pancrate (3 buts), parfois bien aidé par la chance selon ses propres aveux, notamment à Bastia, parviennent à dépasser la barre des deux buts. Aucun Parisien n'a donné plus de deux passes décisives. Et le bilan en Ligue des Champions n'est guère plus flatteur. Le Paris-SG possède en effet la deuxième plus mauvaise attaque de la compétition, à égalité avec ses adversaires directs Porto et Moscou, spécificité à laquelle il doit sûrement sa deuxième place du groupe H. Mais ce manque offensif semble ne pas être le seul problème. Et la référence se ferait plutôt ici au match contre Lyon. Rappel des faits. 23ème minute. Carton rouge pour Yepes pour un deuxième tacle appuyé sur Wiltord même si le Colombien prétendait n'avoir «pas touché le Lyonnais» . 26ème minute. Altercation entre Monsieur Sars, Vahid Halilodzic et Bruno Baronchelli. Ces deux derniers sont invités à aller suivre le match en tribune. Mi-temps. Jérôme Rothen assène un «vous êtes un zéro» à l'arbitre de la rencontre. Et les comportements un peu douteux des Parisiens continuent. Ironique, le coach parisien précise que l'objet de son expulsion était d'avoir «juste dépassé cette magique zone technique. J'ai fait une faute énorme, énorme…» . Toujours est-il que pour une journée contre la violence…

Paris va mieux. C'est incontestable. Il a retrouvé des valeurs qui semblaient s'être évaporées lors de l'intersaison. Mais la saison va être encore longue et dure. Et ces qualités ne suffiront peut-être pas à atteindre les objectifs fixés en début de saison. Quoi qu'il en soit, Paris aborde une nouvelle fois une quinzaine décisive. Nice et Lille en championnat. Moscou en Ligue des Champions pour une place en 8ème. Histoire de voir les vraies valeurs du PSG. Premier élément de réponse dimanche au Stade du Ray…



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