Paris s'en sortira t-il ?
Par Jean-Baptiste Boutmy - 100% Clubs, Mise en ligne: le 21/09/2004 à 00h02
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Alors que le PSG, très moribond, avait l'occasion de lancer enfin sa saison en recevant Monaco à domicile, il a de nouveau chuté (0-1). Cette troisième défaite en six journées compromet fortement les ambitions du club qui peut désormais s'attendre à une saison galère.

La défaite de trop

Très mal en point depuis le début de saison, laminé par Chelsea (0-3) mardi pour la première journée de Ligue des Champions, le PSG devait absolument l'emporter contre Monaco pour essayer de sauver les meubles. Avec trois malheureux points pris en cinq journées, l'exigence se voulait surtout mathématique. Pourtant les joueurs en avaient surtout envie afin de reprendre confiance et provoquer ainsi un déclic salvateur. Pourtant la défaite est encore au rendez-vous, malgré une production honnête, à défaut d'être convaincante. Lionel Letizi : «C'est peut-être notre meilleur match de la saison, il faut s'en servir pour progresser, ça va tourner.» Il est vrai que l'équipe s'est battue, a cherché à obtenir la victoire avec force, mais le résultat n'est pas au bout. José Pierre-Fanfan résume cette situation : «C'est notre premier match plein, assurait le capitaine. Nous sommes en phase ascendante, sauf au niveau des résultats... Entre guillemets, on a pas grand-chose à se reprocher. On sait que ça va être dur, qu'on ne va pas rectifier ça du jour au lendemain mais si on continue comme ça, ça va payer.» Mais comme souvent, l'équipe Parisienne a été victime de son manque de confiance et a flanché en fin de match alors qu' elle s'était procurée de belles occasions avant le repos, notamment par Pauleta dont la frappe se fracassait sur le poteau droit de Roma a la demi-heure de jeu. Mais comment ne pas jouer avec la peur au ventre quand on n'a pas gagné une seul de ses sept matches ?


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Au delà de ces considérations psychologiques, une autre, implacable celle-ci, se dresse. Le club est 17ème du classement et n'a pris que trois points en six journées. C'est bien trop peu pour un prétendant au titre et on peut penser que Monaco est réellement la défaite de trop. La cassure apparaît importante, d'autant que de nombreuses tensions semblent s'être immiscées au sein du groupe.

Un groupe sous haute-tension

Les mauvais résultats sportifs vont actuellement de pair avec de nombreuses tensions au sein du groupe. Le camp des Loges est à huis-clos depuis plusieurs jours. Sentant la situation s'envenimer depuis plusieurs semaines, les joueurs s'étaient réunis en milieu de semaine dernière afin de faire le point et surtout de se dire en face, une bonne fois pour toute, les remarques ou reproches accumulées depuis le début de saison. Lors du match contre Chelsea, Rothen et M'bami s'étaient d'ailleurs chauffés, preuve que la situation est explosive au sein du groupe. Cependant, la réunion sensée rester secrète, sera dévoilée par un des joueurs, provoquant la fureur de Pauleta et Pierre-Fanfan qui au cours d'une conférence de presse ont admis vouloir découvrir la «taupe» . Le capitaine résume ainsi son sentiment sur cette affaire : «ces fuites ne sont pas normales puisque seuls les joueurs ont assisté à cette réunion. Mais est-ce réellement un joueur qui a parlé ? On ne sera jamais» , laissant Pauleta conclure : «maintenant, s'il s'avère que c'est bien un joueur qui a trahi le groupe, c'est plus embêtant. Nous finirons toutefois par savoir qui c'est.» L'ambiance est donc loin d'être apaisée, d'autant que Ljuboja, écarté de dernière minute par Halilhodzic contre Monaco, ne s'est pas gêné pour faire part de sa déception et de son amertume : «je ne comprends pas bien. C'est le choix du coach qui m'a dit que je ne serai même pas remplaçant... Vahid m'a écarté du groupe. Je suis vraiment dégoûté. Mardi, contre Chelsea j'étais vraiment heureux de revenir dans le groupe.» Le manager du PSG fait donc le ménage autour de lui et on peut se demander si cela apparaît opportun au moment où son équipe a besoin de talent et de sérénité pour tenter se sortir du très mauvais pas dans lequel elle se trouve. Afin d'apaiser tout cela, Francis Graille a rappelé son soutien indéfectible envers Vahid Halilhodzic, préférant ainsi éviter d'autres soubresauts à son club : «Quand on est au PSG, on se retrouve dans une très grande machine à laver. Cela brasse énormément, dans tous les sens. Soit vous restez dans cette machine et vous vous faites essorer, soit vous essayez de prendre un peu de hauteur et vous ne prenez pas de décision trop soudaine.» Cette volonté de stabilité sera t-elle bénéfique ? La réponse est difficile à connaître mais on peut penser qu'un changement d'entraîneur n'aurait probablement pas d'effet immédiat sur un groupe manquant autant de confiance et que la volonté de temporisation du Président parisien est la bonne décision. Mais jusqu'à quand ?

Quel avenir pour cette équipe ?

Avec dix points de retard sur Monaco, on peut penser que l'équipe est partie pour ne rien jouer lors de cette saison. Premier non-relégable, même si cette place ne signifie rien après six journées, le PSG est indigne de son rang et doit gagner le plus vite possible, à Lens dès mercredi par exemple, afin de reprendre confiance comme l'affirme le Président Graille : «maintenant c'est vrai qu'on va jouer tous nos matches avec la peur au ventre. Il n'y a que la victoire qui permettra d'accélérer la cicatrisation.» Surtout, mathématiquement, une place dans les trois premiers n'est pas encore impossible, même si elle apparaît aujourd'hui hypothétique. Le PSG se rend donc à Lens mercredi avant de recevoir Strasbourg. Deux victoires pourraient relancer l'équipe, mais vue la situation actuelle, cela paraît délicat. Pierre-Fanfan met d'ailleurs en garde son groupe : «la première victoire, il faut qu'elle arrive vite, sinon d'ici trois semaines, c'est la relégation qu'on jouera.» On n'en est pas encore là, mais la réalité du terrain peut rapidement rattraper les mal-classés. D'ailleurs, conscient que l'équipe «manque un peu de talent» , Francis Graille songe déjà à recruter au mercato, notamment avec l'argent obtenu lors de la vente de Fiorèse à l'OM. En attendant cette échéance, l'équipe serait bien inspirée de gagner «quelques» matches, d'autant qu'elle possède tout de même sur le papier d'une équipe capable de le faire. A défaut, cette saison 2004-205, sera à mettre aux oubliettes rapidement, un comble après le renouveau de l'année dernière qui laissait augurer de joyeux lendemains. Mais comme conclue Coridon, rien n'est encore définitif : «Il y a encore 32 journées, on reste optimistes.»

Le match à Lens mercredi sera très délicat. Une victoire serait miraculeuse, mais espérée. En cas de défaite, la 8ème journée sera determinante avec une victoire plus qu'impérative, Samedi, contre Strasbourg, afin d'envisager des jours meilleurs. Sinon, il pourrait se passer beaucoup de choses, énormément.



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