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Mais où sont nos cadres ?
Par Mael Moizant - Equipe De France, Mise en ligne: le 23/06/2010 à 11h16
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Evidemment, chacun a sa petite idée sur les explications de l'échec des Bleus au Mondial. Mais, s'il est bien un facteur sur lequel tout le monde s'accorde, c'est l'absence de meneur véritable sur le terrain et sur le banc.

Mais où sont nos cadres ?
Evra et Ribéry ont échoué dans leur rôle attendu

Ce matin, la nostalgie nous monte à la tête. On veut échapper au présent, à la triste réalité. Alors, comment ne pas oublier les déboires actuels de l'équipe de France en se remémorant nos plus beaux souvenirs "bleus" . Ah le titre de champion du monde en 1998, le sacre européen en 2000 ou encore la belle deuxième partie de Mondial en 2006, qui aurait dû nous offrir une 2e étoile sur le maillot. C'était le bon temps : celui de Laurent Blanc et Didier Deschamps pour les deux titres, celui de la prise de pouvoir salutaire de Zinédine Zidane, Lilian Thuram et Claude Makélélé six ans plus tard. C'était vraiment le temps de cadres ! Une période révolue, du moins mise entre parenthèses. Car, après une Coupe du monde aussi ratée que l'Euro 2008, on cherche encore nos leaders de vestiaire. Ces hommes capables de rassurer l'équipe quand il le faut, la remettre à sa place aussi parfois. Ces hommes respectables et respectés des autres joueurs, tout simplement aptes à tirer un groupe vers le haut, vers les sommets.

Mais on avait des cadres supposés me direz-vous. Supposés, oui. Réels, non ! Patrice Evra ? Il n'est que vice-capitaine à Manchester United, derrière Gary Neville, Ryan Giggs et Rio Ferdinand. Et si l'ancien Monégasque sait donner de la voix et se faire entendre des autres, ses prestations sur le terrain ne suivent pas. Thierry Henry ? Oui, "Titi" a le profil, ou plutôt avait. Sa saison avec le Barça a écorné son charisme, affaibli son pouvoir. Le meilleur buteur de l'histoire des Bleus aurait tout de même pu encadrer, même du banc. Son mutisme est révélateur, il ne l'a pas fait ! Patrick Vieira ? Lui, c'est un leader dans l'âme. Alors pourquoi Domenech ne l'a pas emmené en Afrique du Sud ? Soyons honnêtes. Si Henry est cramé, Vieira est bouilli. Et Domenech devait composer une liste de 23 noms, pas 40, avec des éléments susceptibles d'apporter quelque chose sur le terrain. Pas que de la touche. William Gallas, Eric Abidal et Franck Ribéry ? Tous proclamés ou autoproclamés leaders, ils n'en ont tout simplement pas l'étoffe !

Domenech et les joueurs, tous fautifs !

Pour résumer, devenir un meneur, ça se fait naturellement. On ne s'impose pas meneur ! Chose confirmée par Zinédine Zidane dans une interview à Canal +. «Aucun joueur ne doit revendiquer quoique ce soit (dans son positionnement sur le terrain). La seule revendication qu'ils puissent avoir, c'est de vouloir apporter quelque chose sur le terrain. En 98, il y avait un dialogue entre Jacquet, l'entraîneur, et deux énormes joueurs, Laurent Blanc et Didier Deschamps, qui sont depuis devenus entraîneurs. C'est ce qu'il faut. Après, le reste suivait.» On ne prend pas le pouvoir, on le gagne. Sur le terrain d'abord, en coulisses ensuite. Même constat pour Jean-Alain Boumsong, recalé de la liste de Raymond Domenech pour le Mondial. «C'est incompréhensible ! Il y a de bons joueurs dans ce groupe mais ils manquent de caractère. En fait, il n'y a pas de leader, confiait récemment le défenseur lyonnais à France Football. Quand j'étais dans ce groupe, Zidane et Vieira étaient les tauliers. Si Zidane disait quelque chose, il était écouté et suivi. S'il disait à un joueur "tu me mets le ballon dans les pieds", il n'était pas question qu'il lui balance dans la profondeur... Même chose avec Vieira. Là, je n'ai pas l'impression qu'il y ait un leader pour recadrer les autres...»

Encadrer, recadrer, on est en plein dedans. Cette équipe de France n'avait tout simplement pas de cadre. Elle naviguait à vue, sans itinéraire et sans ligne directrice. La faute à qui ? A Raymond Domenech, qui n'a pas su s'entourer de leaders et en faire émerger au sein du groupe. Qui n'a pas su se faire respecter de ses troupes aussi. Aux joueurs eux-mêmes, trop sûrs d'eux, hermétiques aux critiques et individualistes. La mutinerie suivie des remords de quelques-uns, les fuites de "l'affaire Anelka" dans la presse, les inimitiés entre internationaux exposées au grand jour : autant de manifestations qui illustrent que ce groupe est parti dans tous les sens. A Laurent Blanc de reconstruire maintenant. A lui de trouver ses relais sur le terrain, ses leaders. Une chose est sûre, on a enfin un vrai leader sur le banc. C'est déjà un bon début…



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