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Bonne première pour Fournier
Par Patrick Audouard - Actu Coupe De France, Mise en ligne: le 14/02/2005 à 01h08
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Le Paris Saint-Germain s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France à la faveur d'une victoire acquise au mental sur Bordeaux (3-1 a. p.). Mené à la pause, le club de la capitale a profité d'une supériorité numérique pour revenir et finalement s'imposer dans la prolongation grâce à un doublé de Pauleta. Plus tôt dans la soirée, Lyon est allé gagner à Toulouse (1-2).

Bonne première pour Fournier

Les enjeux

Ce dernier match des seizièmes de finale de la Coupe de France promet d'être électrique ! Entre deux équipes qui reposent leurs derniers espoirs de trophée sur cette compétition, il n'y aura pas de cadeau. Côté PSG, la semaine a été on ne peut plus agitée avec le remplacement de l'entraîneur Vahid Halilhodzic par Laurent Fournier, lequel aurait pu souhaiter un meilleur sort pour son premier match à la tête de l'équipe. Face à Bordeaux, la victoire est impérative pour que le club de la capitale ait encore quelque chose à espérer d'une saison pour l'instant cauchemardesque. «Gagner la Coupe de France, c'est encore un bel objectif avec un titre à l'arrivée. Mais il faudra d'abord gagner dimanche. Si on perd face à Bordeaux, on va passer, nous les joueurs, pour des moins que rien. Et ça, personne n'en a envie. J'espère que le public sera moins dur, on va avoir besoin de tout le monde» , soulignait à l'AFP Jérôme Rothen, qui ne sera finalement pas même pas sur la feuille de match. C'est le quatuor Reinaldo-Pancrate-Semak-Pauleta qui devra trouver la faille, alors que Cissé est titulaire au milieu de terrain.

Côté bordelais, ça ne va pas très fort non plus, même si les Girondins sont tout de même en meilleure posture que leurs adversaires. Les hommes de Michel Pavon pointent tout de même à une bien décevante huitième place, avec onze points de retard sur la 4ème place qualificative pour la coupe de l'UEFA. Cette rencontre est donc aussi cruciale pour les Bordelais que pour leurs hôtes. Il faudra s'accrocher et tout donner au Parc pour les Girondins, conscients que leurs adversaires seront ultra-motivés devant leur public. «Le Parc est un stade qui n'a pas été euphorique ces derniers mois et ils n'attendent qu'une chose : s'enflammer. Ce match est fait de plein de petits ingrédients comme cela. C'est un match où il faudra être fort dans sa tête car si on se laisse faire, c'est une très forte pression garantie» , a estimé Ulrich Ramé, interrogé par l'AFP. Le portier n'aura pas devant lui le défenseur grec Mihalis Kapsis, forfait pour cette rencontre. C'est Afanou qui le remplace dans l'axe.

Les temps forts

- Première occasion du match pour Meriem, qui contrôle un long ballon en extension dans la surface, mais bute sur Alonzo, bien sorti (23').

- Le poteau pour Bordeaux ! A 20m, Francia décoche une superbe frappe du coup de pied qui va s'écraser sur le montant droit d'Alonso, qui n'avait pas bougé (33').

- Chamakh marque… et se fait expulser ! Sur un coup franc de Francia, le Marocain expédie une jolie tête plongeante au fond des filets. Le Marocain, fou de joie, enlève alors son maillot pour célébrer son but, alors qu'il venait d'être averti. M. Veissière, appliquant le règlement à la lettre, l'expulse logiquement ! Bordeaux ouvre le score mais devra jouer tout le match en infériorité numérique (0-1, 43').

- Semak manque l'immanquable ! Pauleta déborde sur la gauche et centre à ras de terre pour le Russe seul aux 6m, qui trouve le moyen de rater le cadre ! L'ancien joueur du CSKA Moscou n'est pas dans un grand soir (52') !

- Encore une incroyable occasion pour Paris ! Pauleta est parfaitement lancé dans l'axe par Pancrate et se présente seul face à Ramé, lequel repousse la balle piquée du Portugais. Quel manque de réalisme des Parisiens, qui poussent de plus en plus (71').

- Dès 20m, Benachour tente sa chance du gauche. Le ballon frôle le poteau de Ramé, qui était loin du ballon (24').

- Yepes égalise ! A quatre minutes de la fin ! Monté aux avants-postes, il est servi par Benachour à l'entrée de la surface. Le défenseur colombien élimine Jemmali en pivotant et, excentré sur la gauche, trouve la lucarne de Ramé d'une puissante frappe du gauche. Paris égalise in extremis (1-1, 86') !

- Reinaldo manque la balle de match, juste avant le coup de sifflet final ! Après un festival au milieu de terrain, Coridon le lance dans la profondeur, mais comme Semak tout à l'heure, le Brésilien, bien placé, manque le cadre d'un rien (90+3'). Il y'aura donc une prolongation !

- Bien lancé par Cissé, Pauleta se présente une nouvelle fois seul face à Ramé. Sa frappe est une nouvelle fois détournée par le gardien bordelais, qui se détend bien !

- Pauleta – Ramé, troisième ! Et cette fois-ci, c'est le Portugais qui l'emporte, et qui permet à Paris de prendre les devants ! Pancrate, devenu intenable, lance Reinaldo sur la droite. Le Brésilien prend son temps pour distiller un centre parfait à ras de terre, conclu de près par l'ancien Bordelais. Le messe semble dite, tant les Bordelais paraissent fourbus (2-1, 95').

- Attention aux Bordelais, qui n'ont pas dit leur dernier mot ! Après une volée manquée de Meriem, c'est Riera qui d'une jolie tête plongeante manque le cadre de peu, alors qu'Alonzo semblait battu (104').

- Alors que Bordeaux joue à neuf depuis la sortie sur blessure de Riera, Pancrate, bien lancé par Pauleta, s'enfonce dans l'axe et frappe en force. Ramé détourne d'une superbe claquette (114').

- Pauleta tue définitivement le match ! Après un contre favorable dans la surface, le buteur parisien trompe Ramé d'un plat du pied du gauche, et enterre définitivement les Girondins (3-1, 117').

La prestation du PSG

Si ce n'est pas une resurrection, c'est en tout cas une belle réaction ! Ce soir, les Parisiens ont su se révolter et provoquer la réussite, à force de persévérance et d'envie. Tout était pourtant si mal parti, avec une première période médiocre, sans occasion, ponctuée par un but girondin totalement logique. Mais, avec le recul, les coéquipiers de Pauleta peuvent remercier Chamakh, auteur du but. D'abord pour avoir enlevé son maillot, leur offrant ainsi la supériorité numérique. Surtout pour les avoir mis au pied du mur, avec l'obligation de se transcender pour éviter la catastrophe. C'est ce qu'ils ont fait en seconde période. Enfin plus inspirés offensivement (l'entrée de Benachour ayant beaucoup contribué à l'amélioration du niveau de jeu parisien), les joueurs de Fournier se sont créés une ribambelle d'occasions, qu'ils ont souvent gâchés par maladresse. Mais ils ne se sont jamais découragés, et ont fini par obtenir cette égalisation tant désirée par un exploit de Yepes, auteur d'un but qui a fait exploser un Parc pour une fois conquis par la volonté de ses joueurs. Paris n'a ensuite pas lâché prise dès le début de la prolongation, et a logiquement fait craquer des Bordelais exténués grâce à un doublé de Pauleta. Paris a prouvé ce soir qu'à défaut d'être séduisant, il avait du caractère, et qu'il ne fallait pas trop vite l'enterrer. Mais que ce fut dur !

Fournier le rappelait après le match sur TF1: C'est surtout les joueurs qu'il faut féliciter pour cette victoire au forceps. Alonzo ne fait pas partie de ceux qui se sont le plus distingués, le portier parisien n'en ayant pas vraiment eu l'occasion, excepté sur une bonne sortie devant Meriem. En défense, il faut noter la bonne prestation de Yepes, auteur de quelques bons tacles et surtout du but égalisateur et libérateur sur une jolie frappe. Son coéquipier Pierre-Fanfan a été moins décisif, et a été battu par Chamakh sur le but bordelais. Sur les côtés, Mendy a été brouillon, alors qu'Armand a trop abusé de balles longues, notamment en première période. Au milieu de terrain, Cissé a été énorme dans le récupération et dans la percussion offensive, rendant secondaire l'activité d'un Cana discret, remplacé par un Coridon précieux dans son jeu de passe. Semak n'a rien apporté et a manqué un but tout fait avant de sortir, remplacé par un Benachour des grands jours. Le petit meneur de jeu, accélérateur du jeu et passeur sur le premier but, a assurément marqué des points ce soir. Après une première heure très décevante, Pancrate s'est bien repris et a fini la rencontre en boulet de canon, gagnant systématiquement ses duels avec Jurietti. Enfin, en attaque, Reinaldo a raté pas mal d'occasions et a trop souvent cherché la faute. Quant à Pauleta, il a raté une grosse occasion en seconde période, mais s'est rattrapé dans la prolongation en inscrivant le doublé de la victoire face à son ancien club.

La prestation de Bordeaux

Chamakh a du passer un sale quart d'heure dans les vestiaires, tant il semble évident que sa bévue a coûté la victoire à son équipe. A onze contre onze, les Bordelais semblaient avoir les choses en main. Dominateurs en première période, ils se sont créés les meilleurs occasions, et ont logiquement ouvert le score. Mais après l'expulsion du Marocain, coupable d'avoir enlevé son maillot pour fêter son but alors qu'il était déjà averti, le match n'a plus été le même. Face au réveil parisien, les coéquipiers de Mavuba ont tout d'abord résisté tant bien que mal, conservant le cuir avec talent dès qu'ils le pouvaient. Mais de plus en plus fatigués alors que les Parisiens montaient en régime, ils ont finalement craqués à quatre minutes de la fin du temps réglementaire. Jouant la prolongation avec leurs dernières réserves, défendant avec la volonté de tenir jusqu'aux tirs au buts, ils n'ont fait illusion que quatre minutes avant d'encaisser un deuxième but assassin. Découragés et au bord de la rupture, ils ont toutefois eu la force de se procurer une belle occasion par Riera, lequel sortira peu après sur blessure. A neuf contre onze avec un but de retard, les carottes étaient cuites, et le troisième but anecdotique de Pauleta ne doit pas faire oublier la bonne prestation d'ensemble des Girondins, qui sans ce fâcheux concours de circonstances n'auraient pas forcément permis aux Parisiens de revenir.

Si les Parisiens ont attendu la fin de match pour l'emporter, c'est notamment grâce à Ulrich Ramé, qui a retardé l'échéance à plusieurs reprises, notamment face à Pauleta. Un peu juste sur le second but, le portier bordelais n'a dans l'ensemble pas grand chose à se reprocher. Sa défense centrale a été valeureuse, mais ses latéraux ont fini par craquer. Sur le premier but, Yepes élimine Jemmali alors que le second vient d'un côté gauche déserté par Jurietti. Le milieu de terrain bordelais a été assez impressionnant ce soir. Mavuba a été au four et au moulin pendant 120 minutes, de même qu'un Meriem dont la technique est un régal pour les yeux. Francia a été passeur sur le but, alors que Rool a été volontaire, mais plus effacé que ses camarades de l'entrejeu. Enfin, en attaque, Darcheville a été bien muselé par Yepes, qui l'a suivi à la trace. Laslandes, sorti assez vite sur blessure, a laissé sa place à Chamakh, qui a eu le temps de marquer puis d'être expulsé en huit minutes passées sur la pelouse. Entrés en jeu, Uche et Riera n'ont pas pu faire grand chose pour changer la donne.

Pas de revanche pour le TFC (Toulouse 1-2 Lyon)

Humiliés à Gerland en championnat le week-end dernier (4-0), les hommes d'Eric Monbaerts avaient ce soir l'occasion de laver l'affront en éliminant l'ogre lyonnais de la Coupe de France. «C'est une autre compétition et ce match vient juste après celui de championnat. Les Toulousains seront revanchards par rapport à samedi dernier» , prévoyait Paul le Guen sur le site officiel de l'OL. Mais une fois de plus, les hommes de l'entraîneur lyonnais ont eu le dernier mot sur des Toulousains volontaires, mais globalement dominés durant la rencontre. Après une première période plaisante mais sans buts, malgré quelques occasions lyonnaises, notamment par les internationaux Malouda et Wiltord, la deuxième mi-temps fut autrement plus prolifique. Après de nouvelles opportunités pour le trio Malouda - Nilmar - Wiltord, c'est ce dernier qui a trouvé la faille d'une tête parfaitement placée dans le petit filet (0-1, 66').

Après cette logique ouverture du score, les Toulousains, qui s'étaient auparavant surtout distingués par l'intermédiaire du jeune et très prometteur Akpa Akpro, ont réagi sept minutes plus tard, grâce à un but superbe de Stéphane Dalmat, qui a ponctué une série de dribbles d'une frappe enveloppée des 20m (1-1, 73'). Mais les Toulousains n'ont pas tenu longtemps cette égalité puisqu'à la suite d'une faute de Revault sur Nilmar, Diarra transformait le penalty et redonnait l'avantage aux siens (1-2, 78'). C'en était fini des espoirs d'une équipe toulousaine incapable de porter à nouveau le danger sur les buts d'une formation lyonnaise une nouvelle fois impressionnante de maîtrise, hormis sur une dernière tête de Congré que Coupet, brillant durant la rencontre, a stoppé sur la dernière action du match.

Le PSG peut donc encore espérer, mais aura fort à faire en huitièmes de finale sur la pelouse d'Auxerre, dans ce qui constituera le choc du tour suivant. Les Lyonnais auront à priori partie plus facile à Clermont (L2). Mais le football est capable des scénarios les plus imprévisibles !


La fiche technique :

Paris 3-1 Bordeaux (a. p.)
Au Parc des princes, 38 000 spectateurs environ
Arbitre : M. Veissière
Buts : Yepes (86’), Pauleta (95’, 117’) / Chamakh (43’)
Avertissements : Mendy (17’) Reinaldo (45’) / Chamakh (39’, 43’), Rool (45+2’), Jurietti (107’)
Expulsion : Chamakh (43’)

Les équipes :

Paris : Alonzo - B. Mendy, Pierre-Fanfan, Yepes, Armand - Pancrate, E. Cissé, Cana (Coridon 80’), Semak (Benachour 56’) - Reinaldo, Pauleta (Helder, 118’)

Bordeaux : Ramé - Jemmali, Planus, Afanou, Jurietti - Francia, Mavuba, Rool (Riera 88’), Meriem - Darcheville (Uche 79’), Laslandes (Chamakh 35’)



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