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PSG ou la Folie des Grandeurs
Par Christophe Andreeff - Actu Ligue 1, Mise en ligne: le 19/12/2004 à 09h03
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Les Parisiens achèvent la première moitié de la saison par une nette victoire à domicile contre Metz (3-0). Elle les rapproche fortement du haut du classement. La «Guerre des Nerfs» entre les dirigeants et certains groupes de supporters vient ternir la soirée. Pauleta termine champion d'Automne des buteurs, avec 9 réalisations.

Acte I : un contexte difficile

Mardi 7 décembre 2004, 23 h 00 ! La plupart des supporters parisiens s'agglutine dans les wagons des métros de la ligne 9. Le PSG sort par la petite porte de la Ligue des Champions. Incapable de fournir du jeu, d'acculer les Russes en défense, le Parc des Princes conspue son équipe. Affligeant ! Humiliant ! Honteux ! Incompréhensible ! Lamentable ! Les qualificatifs fusent autour de cette piètre prestation, loin de répondre au slogan de la fabuleuse équipe des années 90. «Notre Histoire deviendra Légende.» Cette fois, la petite goutte a réellement fait déborder le vase. Certains clament qu'ils revendent leurs places deux euros pour la rencontre PSG-Metz. Celle-là même qui est offerte pour les nouveaux abonnés de Noël. L'ironie prime. Certains imitent Halilhodzic avec réalisme et talent. «On a réalisé un mauvais match. Il va falloir faire preuve d'abnégation. Je me sen triste pour le public. Mais on va continuer à travailler.» S'ensuit des cris de gloire pour les Russes. «Y'a t-il des Parisiens dans le wagon ?» «Si t'es fiers des Moscovites tape dans tes mains.» Tout le monde en rigole. Oui, les supporters Parisiens se sentent outrés, à juste titre. Le mal s'étend. Certaines associations fustigent la politique des dirigeants qui n'ont pas apprécié l'opération Tribune Morte lors de PSG-Lille lors de la 17e journée. Elles ne peuvent se contenter des lettres dactylographiées à la chaîne, déposées sur tous les fauteuils du Parc. Les rumeurs d'une taupe dans l'effectif, puis les décisions prises par le Ministre des Sports Jean-François Lamour et les autorités du Football, achèvent d'énerver les associations de supporters d'Auteuil ou encore de Boulogne. Paris n'est plus magique. Les supporters veulent être entendus. La victoire à Bonal (1-2) ne vient rien changer. Avant la trêve, une partie du Parc des Princes souhaite porter un énorme coup de gueule, dans le silence et au milieu des fumigènes. Tel s'annonce le contexte d'une nouvelle rencontre déterminante contre Metz.

Acte II : un duo Graille-Halilhodzic sur la sellette

Le PSG n'arrive plus à enflammer les supporters. La pression s'accentue à chaque rencontre. Sur la pelouse, les joueurs tiennent le destin du duo Halilhodzic-Graille, entre leurs pieds. Au-delà de tout clivage et conflits d'intentions, les joueurs du PSG ont décidé de se reprendre, sportivement parlant. L'avenir du club passe avant les intérêts propres. La semaine dernière, la victoire à Sochaux a procuré beaucoup de soulagement et a rapproché du haut du classement. «Le titre n'apparaît plus envisageable» , comme le soulignait Pierre-Fanfan cette semaine. «Mais pour la qualification en Coupe d'Europe, cela vaut le coup de s'accrocher et de laisser derrière nous le sort de l'entraîneur.» Un état d'esprit louable qui conduit les Parisiens à n'envisager que la victoire contre Metz. Les Lorrains comptent autant de points que les Parisiens et savent se montrer redoutables en contres. Le Parc des Princes assistera donc à une double confrontation en cette soirée pluvieuse, à savoir celle des supporters contre la politique des dirigeants, tandis que les Parisiens tacheront de s'emparer des trois points avec la manière. L'effectif parisien présente un visage relativement nouveau, avec Mendy et Armand sur les ailes de la défense. Pierre-Fanfan est aligné à Helder dans la charnière centrale. En milieu de terrain, on retrouve à la fois Boskovic et Pancrate sur les ailes, tandis que Cana et Coridon animeront l'axe. Le duo d'attaquant Pauleta-Reinaldo est reconduit. Halilhodzic ne semble toujours pas décider à accorder sa chance au talentueux Benachour, ni à laisser s'exprimer d'entrée Ljuboja. Il opte donc pour un 4-4-2 classique à vocation offensive. En face, on s'apprête à utiliser les contres au maximum avec Gueye et Renouard. Les deux formations comptent le même nombre de points avant cette rencontre que l'on peut qualifier de milieu de tableau.

Acte III : la double confrontation tribune / pelouse

- La rencontre risque de se dérouler sous la pluie, car les conditions météorologiques ne sont pas favorables. Les supporters bravent le froid, mais l'absence d'encouragements pour leur formation ne risque pas de les réchauffer. Une couette serait plus efficace.

- Boskovic démarre bien sa rencontre. Il contrôle un centre de Mendy, idéalement servi sur la droite par Coridon. Au second poteau, le Serbo-monténégrin décoche une frappe de volée qui ne passe pas loin du poteau lorrain (6').

- La rencontre est provisoirement interrompue au quart de jeu pour des jets de fumigènes sur la pelouse (15'). L'arbitre décidera t-il d'appliquer les nouvelles recommandations en guise d'exemple ? Les supporters Parisiens jouent avec le feu !

- Les Lorrains tentent de profiter de chaque accélération en contre, pour porter le danger. Ribery s'enfuie sur le côté droit et vient trouver Gueye, dont la frappe est interceptée splendidement par Letizi. Toutefois, l'arbitre de touche avait signalé un hors-jeu (22').

- Dans les travées du Parc, les fumigènes apparaissent toujours par intermittences. Pire encore, la Tribune Boulogne allume une sorte de feu d'artifice improvisé qui risquerait de blesser quelqu'un. Auparavant, une banderole adressée à Francis Graille, lui signalait que l'amende encourue par le club pour de tels lancers de fumigènes et autres projectiles, serait en quelque sorte son cadeau de Noël.

- Ouverture du score pour les Parisiens ! Malgré l'absence de clameurs de la part des virages, le PSG parvient à ouvrir le score avant la pause. Suite à un centre de Mendy sur l'aile droite, Meniri pense dégager son camp. Mais peu aidé par la pelouse glissante, il trompe son propre gardien (1-0, Meniri c.s.c, 38').

- Meniri manque de se rattraper à l'approche de la pause. Il adresse une longue ouverture à Gueye qui prend le meilleur sur Pierre-Fanfan. Seul au-devant de Letizi, il manque sa frappe qui échoue à côté (43').

- Dernière accélération parisienne, avec une bonne remise de Pauleta pour Boskovic. Ce dernier ne se pose pas de question et frappe au but. Pompière détourne in-extrémis en corner (44').

- A la mi-temps, dans une ambiance toujours très houleuse et délicate, les Parisiens mènent à la pause, non sans se demander comment autant de fumigènes peuvent avoir pu franchir les limites de l'enceinte du Parc des Princes.

- En seconde période, le PSG continue de dominer la rencontre et cherche à se détacher au score, tandis que l'ambiance reste pesante.

- Suite à une bonne transition de ballon entre Pauleta et Pancrate, l'arbitre désigne le point de penalty, puisqu'Allegro porte un tacle irrégulier dans sa surface sur Pancrate (58').

- Pour la quatrième fois de la saison, le Portugais transforme le penalty et signe le 1000e but du PSG à domicile en Championnat. Wimbée est pris à contre-pied (2-0, Pauleta, 59'). Paris se soulage de la pression qui repose sur ses épaules. Dans les gradins en revanche, les protestataires continuent de soulager leur conscience dans le silence.

- Qu'importe, puisque les joueurs Parisiens vivent une période d'euphorie. Wimbée détourne sur sa transversale une puissante frappe de Cana, très actif depuis le début de la rencontre (62').

- Les Parisiens offrent aux supporters un troisième but. Coridon décoche une très longue transversale. Pauleta ne se porte pas à la récupération. Il a senti la présence de Pancrate derrière lui qui reprend du pied droit victorieusement (3-0, Pancrate, 74'). Ce qui aurait pu s'avérer une belle soirée de fête de Noël, prend des allures d'Halloween. Le Parc ne s'enthousiasme pas ou si discrètement.

- Ljuboja a pris la place de Reinaldo pour les dernières minutes de la rencontre. Il se signale à la récupération d'un centre de la droite de Pancrate. Suite à un contrôle efficace, il pivote et adresse une très belle frappe que le poteau droit de la cage lorraine vient repousser (79').

- Grosse et unique frayeur pour la défense parisienne ! Letizi remporte un duel délicat avec Tum qui était idéalement lancé en profondeur (81').

- La rencontre s'achève sur cette nette victoire parisienne. Les joueurs ont su parfaitement accomplir leur mission. Le PSG remonte un peu plus vers le haut du classement. En revanche si la crise semble écartée pour Halilhodzic, elle apparaît très délicate entre Graille, Larue et les Associations de supporters des virages Auteuil et Boulogne. Cet autre match se poursuit, à commencer par les lourdes amendes et sanctions à venir contre le club. Les abonnements risquent de s'enflammer.

Acte IV : La prestation du PSG

Mine de rien, les joueurs du PSG savent assumer les conséquences de leurs actes. Le début de saison calamiteux et l'humiliation subie en Ligue des Champions, ont eu le mérite de provoquer au sein de cette formation un engouement pour les réactions de prestige. Elles se veulent souvent maladroites, intermittentes, douloureuses... Pourtant, au lieu de s'apitoyer et de laisser la crise l'emporter jusqu'à provoquer la démission de Vahid Halilhodzic, la réaction des joueurs a du mérite. Pauleta s'en veut le maître d'oeuvre. Il signait un doublé à Bonal et inscrit son quatrième penalty de la saison lors de cette rencontre. Son total se porte à neuf, ce qui lui vaut le titre honorifique de Champion d'Automne des buteurs. De quoi taire les critiques des détracteurs du Portugais, qui ne leurs semblait plus du tout étincelant. Dans les travées du Parc des Princes ces dernières semaines, il était courant d'entendre qu'il convenait de le sortir, vu son manque de qualité technique lorsqu'il n'est pas en position de marquer. Il écope d'un carton jaune pour simulation en première période.

En ce qui concerne le reste de la formation parisienne, Letizi poursuit ses interventions décisives. Contre Metz, elles ont été rares, mais il fallait répondre présent notamment devant Gueye. Il a également effectué de très bonnes relances. Mendy a su combiner avec Pancrate, très actif et auteur de plusieurs centres dangereux. Il a inscrit l'un des trois buts. En revanche, Reinaldo n'a pas eu cette chance, bien qu'il ait pesé sur la défense lorraine. En ce qui concerne le reste de la formation, Pierre-Fanfan et Helder ont relativement été peu sollicités, tandis qu'on attend toujours mieux d'Armand. Il peut encore progresser, notamment en régularité. Un autre parisien n'a pas répondu aux attentes. Il s'agit de Boskovic qui retombe dans ses travers et semble s'éteindre, malgré une bonne frappe. Les partisans de Benachour aimeraient que ce dernier lui soit privilégié. On termine cette revue d'effectif avec deux hommes très en vue actuellement. Cana, véritable rampe de lancement qui a su parfaitement combiner. Il apporte une réelle présence à cette formation, encore plus depuis l'absence de M'Bami. Autre valeur sur laquelle le PSG peut espérer parier sur l'avenir : Coridon. Sa titularisation se voulait loin d'être gagnée. Pour autant, il cherche à s'améliorer, produit du jeu, accumule de la confiance. Seul point faible, il manque sérieusement de régularité actuellement. Si Paris veut redevenir magique, il convient d'atteindre l'équilibre nécessaire entre la régularité, la confiance, la sérénité et l'efficacité. Avec une deuxième victoire consécutive, Paris voit la trêve arriver d'un mauvais oeil, purement sur le plan sportif.

Acte V : La prestation de Metz

Fidèles à leurs habitudes, les Lorrains étaient venus au Parc des Princes avec des velléités de contres. La présence de Gueye et Renouard en attaque ne venait qu'apporter l'illusion d'une toute autre stratégie. Lors de sa première intervention, avant de se rendre compte du hors-jeu de son adversaire, le portier parisien a démontré aux Lorrains qu'il faudrait compter sur sa vigilance. Asphyxiés par un comportement parisien bien plus entreprenant et efficace que d'accoutumée, les Lorrains ont ensuite peu sorti la tête de l'eau. Meniri a inscrit un but contre son camp qui a entamé la sérénité des Messins. Wimbée a du s'incliner à trois reprises au total, malgré plusieurs interventions délicates. Il a été sauvé à deux reprises par ses montants. Il reste pour autant un gardien de qualité. Tum et Gueye ont manqué de réalisme. Ce dernier cité, au plus mauvais moment, car les Parisiens auraient pu douter à la reprise en cas d'égalisation. En règle générale, les Messins ont manqué d'audace et de percussion, ce qui a altéré leur perspicacité sur le terrain.

Épilogue

Paris occupe la dixième place du Championnat à la mi-parcours. Son adversaire du soir concède trois longueurs de retard, pour une quatorzième place. A noter que les Parisiens mettent enfin les signaux dans le vert, avec une différence de buts positive (+1). Monaco, quatrième, ne pointe plus qu'à quatre petits points. Cette interruption hivernale porte préjudice à cette formation, dont on espère qu'elle saura reprendre sa route vers l'avant en janvier. Les matches de Coupes à venir permettront d'en connaître un peu plus sur les réelles possibilités de redressement sur le long terme. Halilhodzic sauve sa tête du couperet de la guillotine... Jusqu'à quand ?

Les réactions

Celles-ci étaient très attendues après le comportement des supporters. Ce qui prime reste la loi du terrain et la très satisfaisante victoire parisienne.

Halilhodzic (Entraîneur du PSG) : «C'était important de terminer sur une victoire devant notre public et avec la manière. L'équipe a réalisé un match exemplaire. Je suis très satisfait de son comportement. Je suis également content pour Graille et les supporters qui ont souffert en début de saison. Car cette victoire nous apporte de l'espoir. Les fumigènes sont le contre coup du match perdu de Coupe. Ceux qui ont incité à un tel comportement n'ont pas leur place au Parc. Ils ne sont pas de vrais supporters.»

Francis Graille (Président du PSG) : «Je suis heureux pour l'équipe qui mérite amplement sa victoire, lors d'un des matches les plus aboutis de la saison. Je félicite également les autres acteurs de la rencontre, dont les arbitres qui ont travaillé dans des conditions difficiles... Ce soir, c'est une preuve par l'absurde que les mesures décidées par les autorités gouvernementales et les instances dirigeantes du Football sont méritées... A Daniel Hechter, je lui donne raison sur un point. Je suis prêt à partir... en vacances.»

Jean Fernandez (Entraîneur de Metz) : «La physionomie de la rencontre aurait pu changer, si la frappe de Gueye était passée quelques centimètres de plus à droite. La sanction me parait lourde. Au final, on prend trois buts.»


PSG 3-0 Metz (1-0)
Parc des Princes / Spectateurs : 37 000 environ
Arbitre : M. Hamer
Buts : Mendy (39'), Pauleta (60'), Pancrate (74')
Avertissements : Pauleta (26'), Helder (38') / Caillet (26'), Obraniak (54'), Meniri (60')

Les équipes :

PSG : Letizi, Helder, Mendy (Pichot, 90'), Armand, Pierre-Fanfan, Boskovic (Cissé, 70'), Cana, Pancrate, Coridon, Pauleta, Reinaldo (Ljuboja, 78').

Metz : Wimbée, Pompière, Caillet, Signorino (Allegro, 53'), Meniri, Proment, Leca, Ribery, Obraniak (Nicaise, 79'), Gueye (Tum, 64'), Renouard



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